Week IV

DAY 1

Juju a-t-elle retrouvé son passeport ? Le suspens est insoutenable on le sait… encore quelques minutes et vous saurez tout.

Les globes croqueuses en Thailande c’est vraiment pas plus malin que les ch’tis … À croire qu’il y a quelque chose d’étrange dans l’air !

Arrivée à Bangkok en grande pompe on se faufile entre les gens pour passer la douane les premières, on double même les moines, aucun respect, aucun Namaste qui tienne, Bangkok n’attend pas ! Très jolie perf, entre l’atterrissage, le passage de l’immigration, la douane et les bagages, seulement 21 minutes se sont écoulées. C’est une médaille d’or pour les globe croqueuses. Et oui les treks ça affute les gambettes !

On arrive à l’auberge… C’est une boutique hostel, c’est vraiiiiment d’la bombe bébé ! On dort dans des capsules à la japonaise, on s’extasie devant nos couettes et on kifffffe la connexion internet.

Il est 17 heures et le MBK nous attend ! Le MBK c’est un centre commercial sur 8 étages, celui qu’on obtiendrait en empilant les galeries lafayette, le bhv, le bon marché, citadium et les puces de clicli.

Gros gros lâché… on fait chauffer la CB … ouais ok au fond la civilisation nous avait peut être un peu manqué… On passe 2 heures au supermarché, les Thaï sont quand même très inventifs niveau snacks et junk food. On sourit devant un sachet de parmesan en pensant aux carbo qu’on pourrait cuisiner et hop direction le night market, temple des (mauvaises) contrefaçons.

C’est à ce moment précis que Juliette, tout en parlant chiffon, tâte sa banane (sans mauvais jeu de mots) et se rend compte que son passeport n’y est plus…
Oh joie elle l’a laissé au stand où elle a acheté une carte sim au centre commercial sauf que des stands ils y en a 150 et qu’ils ont tous la même tête (« same same but different »)… ah on est vraiment contentes, on avait bien envie de faire une petite chasse au trésor dans le MBK.

Il est 21h20 et le mall ferme ses portes dans 40 min alors alpagage de tuktuk et direction le MBK dans lequel tous les stands sont…fermés. C’est la mer…c’est la mer…c’est la mer noire…

Désespérées, on demande aux gardiens si il n’y a pas un coin « objets trouvés »… on nous répond « no have no have ». Alors qu’on s’aprête à rentrer bredouilles, résignées … l’un d’eux nous rattrape et nous emmène au bureau d’information qui a retrouvé le passeport de l’ami Juju !!! Fin du cauchemar et grand moment de bonheur. Euh plus jamais hein ….

De retour au night market on décide de continuer notre shopping (« mais siiiiiii tkt je vais pouvoir trouver une petite place pour ranger ça dans mon backpack, ça va rentrer easy »).
Que du faux du faux et encore du faux, partout. Maître Giraux trouve ça de mauvais goût. Qu’est ce qu’on pourrait bien faire ? Let’s go to a ping pong show ! Porque ? Par simple curiosité.

Pas de bol on tombe dans un ping ping show de boudins dans lequel on nous demande de renvoyer la balle. On vous laisse imaginer la scène… Malaise. On pensait pas qu’il était possible d’éteindre des bougies de cette manière mais on y pensera en décembre prochain !

L’heure de l’addition est venue et on nous demande d’allonger la modeste somme de…95 euros, pour deux bières et une baballe humide ! Et bien que nenni mon brave, on est prêtes a se battre s’il le faut !

Les négociations commencent et sont plutôt hautes en décibel… on est vite encerclées de ladyboys un peu agressifs (on est plus vraiment prêtes à se battre…). On finira par payer 10 euros, et c’est déjà beaucoup trop !

DAY 2

Pour la deuxième nuit on a réservé dans une autre auberge pour plus de découvertes… et bah on aurait pas du ! Elle est beaucoup moins bomchikahwawa que la première.

La réceptionniste nous indique un marché de street food (c’est la seule à avoir compris qu’on voulait de la street food et pas des seafood) et quelle bonne surprise … Des centaines de vendeurs ambulants postés devant des boutiques de fringues pas chères. On est comme des poissons dans l’eau !
On se ruine encore un peu, et on part faire les poufs ; manucure, pédicure et tout le tintouin. Et oui la vie de backpackeuses c’est pas non plus la loose tous les jours #minikiff.

Petit dîner sur un rooftop huppé, tapas et vino blanco. Quand on est lancées rien ne peut nous arrêter. On se déculpabilise mutuellement :
– Juju : « c’est bon on a le droit de se faire un (des) kiffs de temps en temps…de toute façon au Laos, Cambodge et Vietnam on va que manger du riz dans des boui-boui »,
– Mahé : « nan mais c’est claiiiir. On reprend un truc ? »

DAY 3

Votre mission si vous l’acceptez et de :  vous rendre avec vos backpacks à la Bus station du quartier de Kaoh San road avant 19h pour choper un bus de nuit puis un bateau en direction de Koh Tao (petite île du sud est de la Thaïlande).

Tout le monde nous met en garde, ya tellement de bouchons a Bangkok qu’aucun taxi n’accepte d’aller a Kaoh San road après 15h…mais sur ce coup là on fait un peu les autruches, on écoute pas vraiment les on-dit. Notre bus est a 21 heures alors on se ballade, on fait les connaisseuses, on trouvera bien un moyen de se rendre à la station de bus.

Sur les conseils de Jenny, notre copine thaï, on commande tout simplement un uber sur les coups de 17 heures (« ah ouaiiiis ça marche pas QUE à Paris ?! »). Mais uberman n’arrive pas … et on commence à stresser une poquito parce que les billets pour Koh Tao c’est un vrai budget !

Une heure plus tard, il pointe enfin le bout de son nez, on lui annonce la destination (qui ne semble pas beaucoup lui plaire) et en soum soum monsieur annule la course et met nous dehors. On s’est faites vicos, on est entre l’envie de pleurer et l’envie de lui casser la g***** mais on ne se démonte pas, on commande un autre uber, on alpague une jolie thaï qui lui explique la situation et c’est parti pour une heure de course… Et ce pour la modique somme de 2 euros. Et oui les VTC c’est vraiment la vie (petit sujet en rapport avec l’actualité française vous noterez l’effort).

(…)

Le supplément de cette semaine, un texto incompréhensible du receptionniste de l’hotel, qui avait, soit dit en passant, la peau aussi grasse qu’une friteuse du macdo… Si vous comprendre quelque chose nous bien vouloir la traduçao …

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On attend le bus jusqu’à 21h30 mais ça en valait la peine parce que cette fois ci on a la meilleure place, celle où tu peux allonger tes jambes parce que ya personne devant. On aime les bus et ils nous le rendent bien à priori !

Arrivée à 5 heures du mat à Chumphon, on attend notre bateau pour aller à Koh Tao, qui lui nous aime un peu moins. La tempête des jours derniers a laissé une mer déchaînée. On a pourtant le pied marin, mais on subit … on subit surtout les vimitos incessants d’un chinois qui a le mal de mer, par terre, en face de nous … alors écouteurs, capuches et prières.

DAY 4

On cherche une guesthouse vraiment pas chère pour compenser nos folies bangkokiennes et on la trouve rapidement, elle fait guesthouse/supermarché/loueur de scoot/pressing.

C’est l’heure du petit dej, un fried rice au crabe pour Mahé et des travers de porc à la thaï pour Juliette (ouais ça fait un mois qu’on est parties on est devenues un peu harcores…il est loin le temps des oeufs brouillés au bacon) et on part finir notre nuit sur la plage.

Mais dame nature se déchaine à nouveau. Que faire quand il fait pas beau, mais trop chaud pour se mettre sous la couette ? On est françaises après tout mince ! Il est 16h c’est l’heure de l’apéro !

DAY 5 + DAY 6

L’île de Koh tao est petite mais très vallonnée, pour la visiter il nous faut un scooter. On loue un bolide pour 2 jours (200 Baths la journée =4 euros) et on part explorer les plages de la côte est et nord de l’île (Ao Leuk, Shark Bay, Tanote Bay, Mango Bay).

(On a s’est essayées au Rock Climing avec nos amis québequois mais ça abimait nos pedicures alors on a vite capitulé …)

Let’s go to mango Bay!

La route pour accéder à Mango Bay est quasi impraticable en scooter alors sur les conseils des locaux on gare notre bolide au sommet et on descend à pied. Une heure de descente a pic dans la jungle thaïlandaise. Plus on s’enfonce plus on se demande si on va assumer le chemin du retour … allé on continue, si personne n’ose l’affronter alors la plage sera à nous, rien qu’à nous ! On aime plus trop partager…

En arrivant à la plage, moustaches en sueur, on réalise qu’en un mois de temps on a bien blondit…bien entendu les gens n’y vont pas à pied, on est sur l’île de la plongée et on avait oublié que les bateaux existaient. Mais après tout, on est bien contentes de faire travailler nos gambettes et la plage en valait la peine !

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Les poissons crient nos noms alors allo, non mais à l’eau quoi … (ça vole vraiment pas haut en thailande!)

On nage une petite heure et on commence à penser au retour, une heure de descente ça équivaut à combien d’heures de montée ? (Surtout que attention la raideur de la montée, bonjour comment j’étais fatiguée …). On essaye de ne pas y penser et puis voilà qu’on aperçoit une petite pirogue qui livre des planches en bois dans la crique, ni une ni deux, on bombe nos torses de sirènes (mouahahah) et on leur demande de nous ramener au port, au diable notre scooter et nos gambettes (avec du recul rentrer à pied c’était un peu suicidaire de toute façon, la jungle à la nuit tombée c’est pas hyper accueillant).

Après une trentaine de minutes de marche du port à la maison, on commence à penser a notre fidèle destrié abandonné en haut de la montagne. Comment le récupérer ? Notre ami Tabernacle (nouveau pote canadien) nous propose de nous rider jusqu’au sommet avec son scooteur. Ni une ni deux, Juju fonce, récupère le scoot et nous fait une petite chute artistique (maman tout va bien même pas mal). Après tout c’est la première fois en un mois qu’on se sépare… Il fallait bien qu’il se passe quelque chose.

DAY 7

Le réveil sonne, Juju fonce à son cour de cuisine, à pied… Mais le chef est chez le docteur alors retour au lit.

En début d’aprèm il est l’heure d’aller rendre le scoot, on retient notre respiration – apnée de quelques minutes – (la chute de la veille a laissé quelques petites traces sur la carrosserie du scoot et les Thaï sont du genre à faire raquer pour une petite égratignure) puis soupir de soulagement, sur le coup ils ont été niiiice.

Et la routine reprend, on remballe tout notre bardas et c’est reparti. Bateau/bus/bus/ tuktuk… Le tout en 27 heures . Et bah il faut le vouloir pour aller du nord au sud. Mais le nord ici c’est pas le nord de chez nous … Il fait toujours aussi beau et chaud et y’a pas l’ombre d’un ch’tis. Mais ça on vous le réserve pour la semaine prochaine.

Un petit avant goût du nord pour vous tenir en haleine !

On vous envoie plein de bisous thaïlandais et bon courage si vous êtes au boulot.