Indonesia – week XI/XIII

DAY 1

Arrivée à Bali en grande pompe. Kadet (le chauffeur privé de la tante de Juliette) brandit fièrement son panneau avec notre nom, on en aurait presque les larmes aux yeux. On toise les taxis qui nous annoncent des prix exorbitants et nous voilà arrivées dans la petite maison au fond du jardin…
L’oncle et la tante de Juliette nous prêtent leur petite maison. Le genre de maison qui fait 12 fois la taille de ton appart à Paris et qui a sa propre piscine a débordement… on sent que la vie va être dure à Bali.
Un poulet rôti nous attend sagement au frigo avec une petite salade de crudités et une vinaigrette à la française… trop d’émotion pour les globe-croqueuses. Après ce festin, on part arpenter les rues de Seminyak (le quartier branché de Bali) à la recherche d’un verre de vin, eh ouais faut bien mettre la cerise sur le gâteau !
L’oncle adoptif de Mahé est à Bali alors on s’empresse de le rejoindre au Made’s warung (une institution de Seminyak). On commande une bière et quelques arak madu, le genre de boisson que tu savoures sur le moment et que ta migraine te fait regretter quelques heures plus tard. On a quelque chose à célébrer ? Demain le copain de Juliette arrive et les globecroqueuses divorcent …
Dur réveil dans de grands draps blancs. Le lit nous aspire mais on arrive tant bien que mal à lui faire faux bond. Petit tour dans les agences de touristes pour trouver un bus pour Mahé qui veut quitter l’île, et passage chez la charcutière (esthéticienne) pour Juju. A 13 heures, Juliette dépose Mahé à la station de bus. Ça fait tout bizarre.
Les aventures de Mahé en solitaire c’est maintenant sur les globecroqueuses.

 DAY 2

Mahé part barouder de son côté. Le plan c’est d’aller voir ce qui se passe sur l’île de Florès, mais elle ne sait pas vraiment encore comment y aller.
Le maître mot c’est l’impro.
Depuis Seminyak à Bali, elle prend un mini van jusqu’au port de Padangbai, d’où partent les fastboats et les ferrys vers les îles voisines. A peine sortie du minivan, après 5 heures de route, qu’une dizaine d’indonésiens lui sautent dessus pour lui proposer des services en tous genre (massage, manucure, guesthouse, taxi, fastboat). Mais Mahé ne veut rien de tout ça, elle veut prendre un ferry jusqu’à Lembar (ville du sud de Lombok) pour ensuite rejoindre Senggigi, d’où elle compte embarquer sur un bateau pour une « croisière » de quelques jours jusqu’à Florès.
Le prochain ferry direction Lembar part à 19 heures et arrive à destination à 3 heures du matin. Ca semble parfait … sauf que … c’est quoi le plan à 3 heures du mat à Lembar ? Un taxi de nuit ça risque d’être hors de prix alors l’ami Mahé se ravise, elle ne prendra pas le ferry de 19 heures mais celui de 2 heures du matin, histoire d’arriver à Lembar à l’heure des premiers bus locaux, les bemos. C’est parti, 41 000 roupies pour le ferry (moins de 4 euros), on aime les mini prix !
Bon, en attendant va falloir s’occuper jusqu’à 2 heures du mat … dans le coin ya pas grand chose à faire, ya trois restos qui se batent en duel et une épicerie bazar qui vend a peu près tout et n’importe quoi. Après plus d’une heure à trainer dans les rayons de cette caverne d’alibaba, Mahé passe en caisse ; 4 brochettes de poulet au saté, un fried rice, un paquet de cacahuettes, un oreiller gonflable et 4 bouquins d’occaz.
En romanichelle qui se respecte, elle s’installe sur un des bancs du port. Quelques heures de lecture à la belle étoile avant d’embarquer à bord du Napoléon (véridique) et Mahé termine sa nuit sur le pont du ferry.
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DAY 3

Arrivée à Lembar, tout se passe comme prévu, il n’y a pas de bus (jour férié parait-il). Les taxis en profitent pour gonfler les prix. 30 dollars pour aller à Senggigi, really ?!
Mahé négocie, s’énerve, boude, re-négocie, re-boude, jusqu’à obtenir le prix de 10 dollars. En voiture Simone ! A peine arrivée, abandon de backpack dans une guesthouse bon marché et position étoile de mer sur la plage de Senggigi, truffée de bébés tortues.

DAYS , 4, 5, 6 & 7

Aujourd’hui Mahé embarque à bord du Youyou. Le Youyou c’est un bateau, qui porte le même nom que son capitaine, complètement jeté. Une vingtaine de personnes à bord, des allemands, des argentins, des espagnols, et des anglais (eux aussi complètement jetés). Juste avant d’embarquer, un petit tour au marché pour faire le plein de victuailles et de boissons. Craignant une éventuelle pénurie, la team anglaise achète trois caisses de bières supplémentaires. On vient de petit dej, il est 9 heures du mat, l’heure pour eux d’ouvrir la première caisse, « cheers mate » ! Ça promet …
Capitaine Youyou c’est quoi le programme ?
Jour 1 : Snorkeling à pink beach et navigation
Jour 2 : Visite du lagon bleu et petite rando jusqu’aux cascades de l’île de Rinta
Jour 3 : Rencontre avec les dragons de komodo à Rinca island
Jour 4 : Arrêts dans plusieurs criques et arrivée a Labuan Bajo, Florès
En résumé : 3 nuits à la belle étoile sur le pont du bateau, du poisson grillé et du fried rice, des « cheers mate » à en pleuvoir, des paysages à couper le souffle, des dauphins, des raies mantas, et des dragons de Komodo. Pas de douche et 1 chiotte pour 20 personnes mais vraiment pas grave.
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Le soir du 4ème jour, Youyou propose à ceux qui veulent de dormir une nuit supplémentaire sur le bateau. Les plus téméraires acceptent. Mahé hésite … ça pourrait permettre d’économiser une nuit d’hotel et de profiter d’un dernier lever de soleil sur le pont du bateau mais … l’envie de prendre une douche + de déméler ses dreadlocks prend le dessus.
Elle se met donc à la recherche d’une guesthouse à Labuan Bajo, et atterit à Cool Corner, une guesthouse tenue par un certain Gregorius (véridique). Gregorius c’est donc le proprio d’une petite maison de 60 m2, qu’il a transformée en dortoir géant. Gregorius dort avec ses backpackers dans la même pièce, mange avec eux, et leur achète des donuts tous les matins pour le petit dej. Bref, un vrai papa poule.
 Après la douche du siècle, direction the place to be ; Paradise bar, ce soir toute la team croisière se rassemble pour manger et boire des coups. Bière, chicken saté et live raggae. Et de l’arak s’il vous plait, pour le capitaine Youyou.

DAY 8

 Réveil à 5 heures du matin pour prendre un guemini (bus local) en direction de Bajawa. Mahé a envie d’aller explorer l’île, ses rizières, ses cascades et ses volcans. Là voilà donc partie pour une dizaine d’heures du bus, sur des routes de montagne, avec deux poules en cage sous son siège. Mahé est définitivememt la seule boulé (baptou en indonésien) du bus. Personne ne parle un mot d’anglais mais les mimes font le boulot. Edouardo, un vieil homme à l’allure cubaine prend place à sa gauche et veille sur elle pendant tout le voyage, Edouardo la bonne étoile.
Arrivée a Bajawa de nuit après un trajet un peu éprouvant. Il fait froid dans les terres. Il n’y a toujours pas l’ombre d’un « boulé » et Mahé, qui n’a rien réservé, ne sait pas où elle est, ni où aller. Grand moment de solitude.
« Juuuuu, t’es oû ??! »
C’est a ce moment précis, alors que Mahé tente de mimer « une guesthouse pas chère » (pas facile facile), qu’Edwin fait son entrée, Edwin la deuxième bonne étoile. Edwin explique à Mahé que la ville de Bajawa se situe à 2 kilomètres (mapsme confirme) et lui propose de l’aider à trouver une guesthouse bon marché. Bingo !
Mahé doit elle faire confiance à Edwin et monter sans casque sur son scooter, avec son backpack sur le dos ? Apres tout c’est ça ou elle dort là … alors andiamo !
Atterrissage dans une auberge fantomatique, tenue par un couple de chinois. La chambre se situe au 5ème étage. On se croirait presque dans Shining. C’est vraiment pas accueillant et le ménage n’a pas été fait depuis au moins 1 an mais pas vraiment le choix … position pharaon, drap de soie, boules quiès, pince nez et … demain est un autre jour !

DAY 9

Ce matin Edwin vient chercher Mahé pour lui faire découvrir les trésors de son île. Petit trek dans la jungle pour aller admirer le volcan Enerie.
Sur le chemin Edwin cueuille/ramasse tout ce qui est comestible ; graines de café, fruits de la passion, cannelle fraiche, gingembre, cacahuètes, bananes. Edwin est innarretable, cascades, volcans en activité, hot springs, il trimballe Mahé toute la journée.

DAY 10

Ce matin Mahé avait prévu de prendre un guemini direction Moni pour aller grimper le Kelimutu (le volcan incontournable de Florès) mais c’est mal parti … aujourd’hui c’est Pâques et à Florès il y a 98 % de catholiques. Personne ne bosse, et demain non plus. Le Kelimitu ce sera pour une prochaine fois, déception …
Plan B : Retourner à Labuan Bajo … c’est beaucoup mons loin que Moni mais c’est toujours le même problème … aucun bus ne circule. Mahé passe un coup de fil à son pote Edwin.
« Allo Ed, tu peux me rendre un service ? Je suis dans le pétrin … il faut que je retourne à L Bajo aujourd’hui sinon je risque de rater mon avion lundi ».
Suffisait de demander, après quelques heures d’attente Ed fini par dégotter une voiture qui part à Labuan Bajo. Mahé monte dans le coffre. Merci Ed !
Après 10 heures de coffre, retour au bercail, plus précisément chez Gregorius. Petit poisson grillé des familles dans l’incroyable night market de Florès. Passage obligé au Paradise bar et prolongations, elles aussi obligatoires.
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DAY 11

Les vacances en solitaire c’est déjà fini ! Aujourd’hui Mahé retourne à Bali pour retrouver Juju. En bon père de famille Gregorius la dépose à l’aéroport. Adieu Florès … enfin non, à la revoyure, c’est sur !
Pendant tout ce temps, Juju se la coule douce entre Nusa penida et Ubud, c’est l’amour à la plage… Son amoureux l’invite à l hôtel, ce soir c’est la fête… Mais il n’y a aucun hôtel sur l’île… ils finiront donc dans une tente. Vue imprenable… petit fail pour l’hôtel mais c est pas plus mal !
La suite est confidentielle (…)  
On a juste le droit de vous dire qu’ils ont frôlé la prison, mangé du poisson péché devant leurs yeux au harpon, fait des heures de scooter, tué une bonne vingtaine de cafards et mangé du babi guling. Pour les détails croustillants, s’adresser au bureau des réclamations.

DAY 12

Aujourd’hui Mahé est de retour, Juju fonce donc sur son fidèle destrier pour récupérer son acolyte dans l’enfer de Kuta. Elle lui passe devant sans la reconnaître. Mahe est si noire, le bronzage des îles … métamorphose ! En scooter Simone, la bintang nous attend à la maison ! Pas le temps de chômer, ce soir on dîne chez Mathieu qui a une boutique de choux délicieux à Kerobokan… pasta, poulet rôti et choux, le tout accompagné d’un vin rouge balinais pas trop mauvais… Happiness.
Sur le chemin du retour, Léo bombarde tel un parisien… t’as raison le scooter en Indonésie c’est pas du tout dangereux. Juju roule comme si elle passait son BSR. Lentement, (vraiment) lentement… les filles arrivent à la maison mais Léo n’est pas là…. Et ouais c’est le risque, quand on bombarde et qu’on est pas du coin, on se perd. Ça t’apprendra à faire le mariole !
 Le réveil est un peu compliqué, le vin ça pique… Surtout quand ça fait trois mois qu’on boit de la binouze. Aujourd’hui Léo a une date avec un super tatoueur balinais. Deux petits tatouages, seulement 10 heures sur le billard. On lui souhaite bon courage et on part se dorer la pilule. Un mahi-mahi plus tard, Juliette a elle aussi une pulsion tatouage et part s’en faire un tout petit, en hommage à ses géniteurs.

DAY 13

L’amoureux de Juliette nous quitte. Juju le dépose à l’aéroport et verse une des larmes.
Très vite les globescroqueuses se remettent en route … vers de nouvelles aventures !
En ce jour n°13, on a prévu d’aller rendre visite à Antoine, un pote de Mahé qui habite à Balian beach, un coin paumé au nord est de Bali. Super dangereux de s’y rendre en scoot alors on commande un grab (version indonésienne d’Uber). On a bien fait parce qu’on aurait jamais trouvé seules.
Antoine habite en haut d’une colline, avec sa fille et sa femme Ketut, dans une belle maison entourées de bananiers et autres arbres fruitiers. Antoine est fermier, fermier reconverti. Il cultive des fruits et des légumes et élève des poulets, en toute détente. La vraie vie.
On est reçues comme des reines. Antoine nous fait visiter sa ferme, nous emmène boire une bière sur la magnifique plage de Balian et nous fait découvrir THE spot pour mater le coucher du soleil. Pour le diner on mange un délicieux bakso (boulettes de poulet dans un bouillon) et on goute un fruit de la passion géant. On part se coucher avec des étoiles dans les yeux et des rêves pleins la tête. Juju ne pense plus qu’à une chose ; monter sa ferme au Portugal, élever ses cochons et faire de la charcut’. Beau projet de vie.

DAY 14

Réveillées par le chant des coqs, on prend notre petit déjeuner sur la terrasse, avec vue sur la plage de Balian.
Papaye ? Ananas ? Fruit de la passion ? Oeuf à la coque (oeuf fraichement pondu) ? Tout est bon et tout est bio !
Avant de partir Antoine tient à nous emmener faire un tour en moto pour nous montrer les environs. On monte à 4 (lui, nous 2, et son adorable petite fille). La moto peine un peu dans les montées mais on arrive tant bien que mal au sommet de la colline. Ça valait le coup, la vue est imprenable. Sur le chemin du retour, grosse frayeur, un petit serpent vert au venin mortel nous barre la route. Mais Antoine se veut rassurant :
« Celui là si il te mord, t’as 45 minutes pour dire au revoir à ta mère … ».
NICE.
« Euh … On rentre ?! »

DAY 15

Nous voilà de retour à Seminyak, on check nos comptes en banque parce que Bali c’est pas donné… On a des palpitations, on sue, on a bien peur. Le verdict est fatal …
« Ma fille, si le Japon tu veux voir, du riz et des pâtes tu mangeras. »
Alors ni une ni deux, on appelle la bonne tante Mamelle qui nous conseille un supermarché au top. Le supermarché se trouve vers Kuta. Notre meilleur ami Maps.me est en mode guidage, on bombarde direction notre passion, les supermarchés. La route est énorme, on slalome entre les poids lourds, pas rassurées du tout. L’adresse indiquée n’est pas la bonne. Juliette sent Mahé gigoter…
J: » Qu’est ce qu’il y a ???? »
M: » ilaprilifaune. »
J:« Quoi  ? Tu dis quoi? »
M: » Il a pris le téléphone… »
J:« Mon téléphone? »
M:« …Oui … »
Explosion de rage… Juliette a envie de fracasser tous les c******* à moto de Kuta… Plus de portable, plus de photos, plus de musique. Retour à la maison illico presto, sauf qu’on a plus de GPS non plus… Les globe croqueuses sont sans mots, entre le choc, la rage et l’envie d’abandonner le scoot et de finir en taxi. Elles tournent en rond pendant une heure, avant de retrouver leur chemin.
On veut aller porter plainte ! Porter plainte ? Mais on est en Indonésie ici … ! Pour porter plainte il faut payer. Payer ?! Merci mais non merci.
Le plus drôle dans tout ça c’est que le supermarché s’appelait Grand Lucky… Maître Giraux, une petite action en justice pour publicité mensongère ?
On relativise en se marrant, l’Iphone de juju était tout pourri, sa batterie avait une autonomie d’environ 13 minutes, l’Iphone était noir et son écran blanc un faux acheté au Cambodge… Alors bon chance pour le vendre Jean-Carlos.

DAY 16

Aujourd’hui c’est la journée princesses, la tante de Juju nous prévoit une journée au top… Après quelques longueurs dans la piscine, on a le droit à un massage d’une heure et demi chacune. Et comme ce n’est pas assez, Mamelle et juju s’échappent pour un massage crânien+ brushing de princesse libanaise & massage de pieds. C’est trop !

DAY 17

Réveil aux aurores pour aller au marché au poisson de Jimbaran. Il est cinq heure et Juliette tente de réveiller Mahé, qui est sortie la veille avec l’oncle Titi.
 » Mahé? Ma poule? Ya quelquuuuuuuuun? Ah on dirait que la Bintang a eu ta peau… bah à toute hein ! ».
Le marché au poisson sent : le poisson… Des requins, des poulpes, des calamars, du thon… Ce soir ce sera Ceviche de thon rouge, poulpe grillé et ses petits légumes, encornets sautés. Juju la chef passe la journée aux fourneaux et fait même un peu de pâtisserie. Meringues, chantilly à la crème de marron, coulis de chocolat. Un petit repas pour remercier la famille de Juju, mais on ne pourra jamais en faire assez.

DAY 18

La vie de princesses c’est fini, aujourd’hui on redevient des globe-croqueuses. On règles les derniers détails, on fait le plein de produits cheap qui nous couteront un oeil en Corée et au Japon, et achète les quelques babioles qu’on veut rapporter au pays, et surtout on range le bordel qu’on que Juju a réussi à mettre dans la petite maison.
Un dernier dîner dans le meilleur restaurant de canard laqué de Bali, en famille. C’est dur de dire au revoir mais on reviendra vite ! Encore merci pour tout, gros bisous Stef et Mamelle, Roman on espère que tes triops sont super big et Jadou on t’envoie des tonnes de grimaces.
Allez, direction l’aéroport parce qu’on à un vol pour Jakarta. Une fois à l’aéroport de Jakarta on tentera de se trouver un banc de libre pour y passer la nuit, avant de reprendre un deuxième avion direction Puerto Princessa (Palawan).
La semaine prochaine on vous raconte les Philippines. Désolées pour l’absence et joyeux lundi ♥.

Vietnam Week 9,10

Salut les potes et papottes,

Tout d’abord, désolées pour le léger retard, on était overbookées !
Si notre mémoire est bonne, on s’en était arrêté au passage de la frontière cambodgo-vietnamienne. Pour connaître la suite, c’est ici que ça ce passe.

DAY 1

Apres 5 heures de bus, on arrive enfin à Saigon, alias Ho Chi Minh ville. On a réservé une nuit dans une guesthouse du district 1, assez touristique mais centralement situé. L’auberge est à 5,7 kilomètres de la station de bus, ça c’est ce qui est écrit sur Maps.me (l’appli musthave de tout backpacker qui se respecte), et puis ya le kilométrage viet … d’après le taxi on est à … tenez vous bien … 20 kilomètres.

C’est la fête au pigeon.

Comme d’hab on défend énergiquement note bout de gras, jusqu’à l’obtention du prix de 9 dollars pour le trajet. On hésite encore à accepter le marché … on a peur de se faire rouler, vaudrait pas mieux lui demander de mettre le compteur ? C’est vrai que jusqu’ici on nous a toujours dit que les taxis au mètre revenaient moins cher.

« CHI.FU.MI » des familles.

Victoire de Juliette, allé Carlos allume ton compteur !
Mauvais choix. Finalement 9 dollars c’était un bon prix … à force de se méfier des quenelles on finit par s’auto-queneller. C’est le jeu ma pauvre Lucette.

Arrivées à la guesthouse on pose nos affaires et on part se balader. Un petit retour à la civilisation n’est jamais désagréable. Dans le marché de nuit du district 1 on tente de faire baisser les prix mais c’est pas toujours easy, les viet sont sacrément durs en négo. « Very cheap price for you my friiiiiend ». Très, très, trop coriaces même.

Cette ville donne envie d’aller boire un verre sur un rooftop … Le problème c’est que les rooftop répertoriés sur internet sont un tout petit peu au dessus de notre budget. Un verre = notre budget journalier… on va éviter.
Mais figurez vous qu’en se baladant on finit par se dégoter un petit rooftop où le prix de la bière est raisonnable (le rooftop est pas hyper haut certes mais sympa quand même). Full vue sur les buildings de HCM city.

 

Quelques bières plus tard, sur la place centrale du district 1 l’ami Juliette repère … un Macdo. Et ça c’est jamais bon quand elle l’a dans le viseur … en général c’est même foutu.

« Un macmornig bigmac ou je tire ».

Mahé, quant à elle, fait péter un traditionnel fried rice garlic #passionriz. L’ail, le soir, c’est permis.

DAY 2

Aujourd’hui on a un avion à 19 heures pour Hanoi, alors pas le temps de traîner, on veut continuer à explorer HCM city. On sillonne le district du sud au nord, de l’est a l’ouest, moult fois, en partie parce que le réceptionniste de notre auberge nous a indiqué une adresse pour aller manger des banh-mi (sandwichs viet), qu’on s’obstine à chercher, mais que cette adresse n’existe pas… Du coup on retourne à l’autre bout du district, où on a repéré un plan B. Le resto est trop mimi, les portions sont mini … mais yummy!

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Pour digérer, rien de mieux qu’un peu de lèche vitrine, du bave vitrine même… c’est beau mais beaucoup trop cher pour des backpackeuses comme nous.

A 17 heures un taxi nous attend pour nous emmener à l’aéroport, c’est notre premier vol domestique depuis le début du voyage, et ça, ça se fête ! Un passage en douane expéditif et un contrôle des passeports inexistant, et une heure et demi plus tard nous voilà arrivées à Hanoi. Il fait 10 degrés de moins qu’a HCM mais ici ils kiffent toujours autant la clim … du coup on se les pèle un peu. Ce soir on dort dans une mini guesthouse située dans la vieille ville mais à partir de demain on a la chance d’être invitées dans une famille vietnamienne, la famille de Minh Chau ! #runthistown.

DAY 3

A 9 heures on a rendez-vous avec Trang, une amie de la famille, pour qu’elle nous conduise dans un village situé dans la banlieue d’Hanoi, où la maman de Mahé et son amie Karine ont œuvré, par le biais de leur asso Les Enfants D’abord, à retaper un dispensaire et à construire des toilettes dans l’école du village. Il faut qu’on aille voir comment tout ça a évolué depuis 2009.

Trang parle un français par-fait, ce qui nous facilite grandement les choses. À part « merci » et « santé » on ne sait pas encore dire grand-chose en viet …

Pour le dej on est invitées à manger chez Madame Lan, la sage femme en charge du dispensaire. Orgie vietnamienne. Au menu c’est fondue, mais pas la fondue à laquelle vous pensez / que vous êtes en train de manger, une fondue chinoise avec de la viande, du tofu frit, des légumes, et des nouilles (et aussi des cœurs de porcs). On laisse la photo vous expliquer.

Madame Lan nous ressert dès que notre bol est vide … on tente de ruser et d’y laisser un petit fond de bouillon pour éviter la nouvelle portion mais rien n’y fait. On est condamnées à ne plus pouvoir se relever.

La peau du ventre bien tendue (et vous allez voir ce n’est que le début!), on part visiter l’école du village, qui a bien changé. On fait le tour des salles de classe, pour le plus grand plaisir des cancres qui n’ont pas envie de travailler. On s’installe quelques minutes dans la salle du cours d’anglais, pas de doute le prof y met énormément de bonne volonté mais la langue qu’il enseigne ressemble plutôt à du mandarin… En tout cas merci pour le fou rire ! Mouhahaha.

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Retour à Hanoi, plus précisément dans sa banlieue. Accompagnées de Trang, notre interprète préférée, on passe la porte de la famille de Minh Chau.

Pour la petite histoire, Minh Chau c’est la petite fille (qui n’est plus petite du tout) que Mahé a gardé un petit moment lors de son arrivée en France il y a déjà quelques années. En ce moment Minh Chau est en France, elle reviendra au Vietnam cet été. On lui fait un gros bisou et on la laisse lire la suite.

On est donc accueillies par le papa, la maman, le frère, la tante et l’oncle de Minh Chau. Une véritable haie d’honneur. A peine le temps de poser nos affaires qu’on nous invite autour de la table installée dans le jardin pour prendre une bière, santé « shouksoukoué » en vietnamien ! Ce soir la tante et la maman de Minh Chau ont cuisiné pour nous, un honneur quand on connaît le palmarès culinaire des deux oiseaux ! Les plats s’accumulent sur la table.

Orgie de nems. Les meilleurs nems du monde. Fanny tu n’avais pas menti.

Après le diner, Trang et Dat (le frère de Minh Chau) nous emmènent faire un tour en ville. Vieille ville, lac de l’épée, marché de nuit, on se fait trimballer partout, tout en évitant les quenelles, c’est jouissif, on toise un peu les rares touristes qu’on croise (too cool for u).

On a toutes les deux envie de se faire percer. Suffisait de demander, Trang connaît un petit perceur tatoueur dans la vieille ville. Un petit coup de pistolet pour Mahé et une belle aiguille pour Juju. Pas le temps de dire ouf que nos oreilles ressemblent déjà a des passoires, on est ravies (sorry mommy).

C’est maintenant l’heure de se joindre à la foule de viets qui sont confortablement installés pour boire du thé glacé et grignoter des graines de tournesol. Un thé glacé et une tonne de graines de tournesol plus tard, retour à la maison. Demain on se lève tôt, et on veut nous faire goûter le petit-dej traditionnel. Une douche chaude, un lit kingsize. La vie de palace. On balance nos 20 kilos de linge vraiment sale dans la machine et coucouche panier papattes en rond.

 

DAY 4

A 8 heures pétantes, rendez-vous avec Dat et son papa pour aller manger notre premier pho. Le pho c’est le plat typique vietnamien qu’on trouve à tous les coins de rues et qui est généralement dégusté au petit dej. Mais nous on va pas à n’importe quel coin de rue… On va au meilleur pho du coin. On galère un peu avec nos baguettes et notre cuillère mais il paraît que c’est plus poli de faire du bruit alors allons-y gaiement. La soupe est délicieuse, le bœuf au petit déjeuner on y aurait pas pensé mais finalement pourquoi pas ?

Pour faire passer le pho, rien de tel qu’un petit café viet, bien corsé, servi avec du lait concentré. Le genre de café qui t’empêche de dormir pendant 24 heures. Le café est délicieux, le lait concentré on est moins convaincues.

Trang nous emmène visiter le musée d’ethnologie d’Hanoï et on continue a être traitées comme des princesses parce qu’on paye même pas l’entrée (après tout t’es dans la jetset ou tu l’es pas).

On a rien avalé depuis au moins 2 heures alors nos amis s’inquiètent. Il est l’heure d’aller faire un tour dans le resto de poisson préféré des locaux. Pas un touriste, à notre plus grand bonheur. Le principe c’est du poisson chat dans une poêle avec plein de petits légumes pour aller avec. On était un peu dubitatives suite à notre premier test de poisson chat au cambodge mais les viet eux, savent le cuisiner, et c’est délicieux !

Notre Trang nationale n’a pas l’intention de nous laisser sur cette note salée, elle insiste pour qu’on aille gouter le flan au caramel du coin de la rue … On lui explique qu’on a plus très faim, mais à peine assisses sur nos chaises en plastique on goûte la merveille, et … on en redemande.

Après nous avoir gaveés comme des oies, Dat nous fait visiter le temple de la littérature (Temple Van mieu), lieu où tous les étudiants viennent prier pour leur futur, ou juste pour avoir des bonnes notes à leurs exam (si ce lieu existait en France, Juju y aurait passé pas mal de temps…).

Après le moment culture, c’est l’heure du shopping. Le Vietnam, c’est le temple des fringues pas cher et comme on en un peu marre de porter tous les jours le même short et de laver nos trois culottes à la mano, on rentre dans toutes les boutiques. Bon … niveau fringues on galère un peu à rentrer dans la taille asiat, mais côté soutifs on est ravies.

Faire les boutiques ça donne faim c’est bien connu alors à 18 heures direction un petit resto choisi par Dat, dont la spécialité n’est autre que … la soupe de dumplings. Juju est ravie, ça faisait longtemps qu’elle rêvait de raviolis chinois… (cf week 8 ). On refile vite la peau et les foies de porc à nos acolytes parce qu’il faut quand même pas pousser Mémé dans les orties mais pour le reste c’est vraiment pas mauvais.

DAY 5

Aujourd’hui c’est dimanche, et qui dit dimanche dit grasse mat’. Dat nous laisse dormir jusqu’à … 10 heures.

Avec son amie Tien, il nous emmène voir l’une des grandes pagodes de la ville. Le temple est beau, au bord du lac. Juju y achète une tortue pour la libérer, il paraît que ça porte bonheur alors un vœu et plouf. S’en suit une petite balade dominicale au bord du lac. Dame nature a décidé qu’on avait assez pris le soleil comme ça alors aujourd’hui il fait moche… Bien moche même. On découvre les Nem Pho, des spring rolls au bœuf émincé et herbes fraiches… Trop bon.

L’amie de Dat nous propose d’aller faire du stand up paddle mais lui n’a pas l’air super emballé, alors il faut trouver un plan B … on termine dans un bar à chats, consanguins. Ca sent franchement pas bon, les chats ont vraiment de drôles de têtes et eux pour le coups ça nous étonnerait pas qu’ils aient le chikungounya… Expérience étrange.

On se ballade dans la ville et on traîne Dat dans des dizaines de boutiques, bah oui on les a pas toutes vues et surtout on a pas acheté grand chose hier. On en a toujours aussi marre de nos look de baba-romanichelles-gueshtoupaî alors on fait chauffer la CB, petite fièvre acheteuse. Tout va bien, ça va passer.

Retour à la maison pour manger parce que ca faisait longtemps… Festin comme d’habitude, poulet et poisson frit, riz, magnifique sauce tomate. Merci maman Minh Chau, tu nous régales.

Ce soir Dat veut nous faire une surprise. Il nous emmène chez son oncle, qui a une grande maison à quelques pas de celle de ses parents. Ce sera soirée karaoké. Dans une boîte de nuit privée. A laquelle on accède par un ascenseur. C’est du grand délire. On prend le mic et on rigole bien. Seul bémol ; on aurait bien aimé parler vietnamien parce que le choix de chansons anglophones à l’air de s’être arrêté aux tubes des années 2000. Bon tu me diras la chanson des Spice Girls on la quand même bien saignée. Littéralement épuisées par nos prouesses vocales (les vrais savent), on rentre à la maison. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises …

Le premier jour, on avait flashé sur la manicure- pedicure de notre hôte, on l’avait d’ailleurs complimenté, et ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd … Ce soir c’est à notre tour ! Manucure à domicile et pas par n’importe qui, notre nail master est une reine du nailart alors on s’en donne à cœur joie. On vous laisse juger du résultat. Oui l’Asie c’est contagieux et alors ?

 

DAY 6

Aujourd’hui on quitte cette merveilleuse famille, on les remercie comme on peut en allant acheter avec des patisseries françaises à gogo et eux nous donnent un petit cours de cuisine (cour de nem et de soupe pho). On serait bien restées trois semaines si on pouvait mais la route et ses merveilleux night bus nous attendent alors en avant ! Direction la bus station pour prendre un bus qui a priori fini plus souvent dans le ravin qu’à la station de bus d’arrivée. On part pour Sapa, inchallah…

Dat nous dépose a la bus station et négocie pour nous le prix des billets (rien à dire jusqu’au bout il a pris soin de nous!). A 23 heures on monte a bord de notre bus qui est censé nous emmener directement à destination mais faut croire qu’au bout d’un moment le chauffeur en a eu marre puisqu’il a décidé que le terminus serait à Lao Cai et qu’ensuite on devrait se démerder comme des grandes pour le reste du trajet. Merci vieux c’est cool, il fait pas froid en plus.

DAY 7

Apres une heure d’attente à Lao Cai, on fini par monter dans un deuxième bus, cette fois ci direction Sappaaaa !

On est arrivées à bon port mais le soleil ne s’est pas encore levé et la ville dort profondément alors même si on a réservé une chambre dans un hôtel du coin, va falloir être patientes parce que c’est pas franchement l’heure du check in.

On a du temps à tuer … même si notre hôtel est loin du centre, on part à sa recherche à pattes avec nos backpacks. Bon on a un peu galéré, on a fait trois fois le tour de la ville, mais on a fini par le trouver … en faisant appel aux services d’un taximan. Pas la faute aux globecroqueuses, celle au GPS tout pourri qui nous indiquait des rues qui n’existaient pas.

Aujourd’hui on était censées commencer un trek mais l’ami Mahé a plutôt envie de se reposer. Mahé qui repousse un trek ? Oulala ça sent la tourista à plein nez ça …

Dans notre chambre il y a des lits chauffants (on connaissait les sièges chauffants dans les voitures mais alors les lits chauffants c’est une première). On a très mal dormi la nuit dernière et il est seulement 8 heures du mat alors on se glisse sous nos édredons et on roupille jusqu’à 13 heures. Au réveil on est littéralement affamées, on enfile un pantalon et on part à la recherche d’un gueuleton digne de ce nom. On atterrit chez Baguette et Chocolat, un resto – école de cuisine, qui … a encore pas mal de progrès à faire. Selon Juliette, « les pires pâtes carbo depuis le début du voyage » (et dieu sait qu’en terme de carbo c’est pas un lapin de six semaines).

On consacre l’après-midi à aller négocier le prix de notre trek du lendemain. On se ballade en négociant les prix, et bientôt c’est le drame … au détour d’une ruelle on tombe sur une boutique qui vend des habits traditionnels … vous imaginez nos têtes ? Et surtout ce qu’on a en tête ? Allé … c’est cadeau (number 2).

DAY 8

Aujourd’hui on part pour un petit trek dans la vallée de Sappa.

Le temps d’attendre l’arrivée de tous les membres de notre groupe de marche il est presque 10 heures … c’est pas très sérieux tout ça … On commence déjà à avoir des doutes sur la qualité de la prestation.

La marche commence sur une route goudronnée et à peine une heure plus tard, c’est déjà l’heure de la première pause dans un petit restaurant sur le bord du sentier de marche. Une petite banane ou un petit paquet d’oréo pour faire glisser le petit dej qu’on a avalé il y a une heure ? Allé consommons ensemble, c’est bon pour l’économie locale. Heureusement les paysages sont beaux, presque autant d’ailleurs que nos copines Sapa qui nous escortent.

Après seulement deux heures de marche, l’heure du dej a sonné. On nous apporte quatre grands plats et chacun se sert à la bonne franquette, et pendant ce temps là nos copines tentent de nous vendre leurs sacs, leurs bijoux et leurs tissus. Tout est organisé de manière à ce qu’on claque un max de blé …

La marche de l’après midi ne ressemble pas plus à un trek que celle de la matinée. Nous qui étions habituées à faire travailler nos p’tits corps, on est un chouilla déçues … on aurait pu la faire sans guide cette ballade de santé ! On a comme l’impression de s’être faites arnaquer … Du coup bah petite gueulante en bonne et due forme auprès du patron de l’agence de trek !

« I did many many treks all around Asia and this one is by far the worst we’ve done »
Oui Juju la sportive, belle crédibilité.

Le seul point positif c’est qu’avant de prendre notre bus de nuit on a le droit de prendre une douche dans les locaux de l’agence. On repart donc toutes propres vers de nouvelles aventures, et ça c’est le grand luxe. Sapa c’est sympa, mais on a de la route !

DAY 9

Après une bonne nuit dans notre bus, on arrive sur les coups de 6 heures du matin à la Baie d’Halong. On sait d’avance que la virée en bateau qui nous attend sera tout sauf paisible. On paye 8 dollars chacune et on embarque sur le bateau de l’enfer … full chinois surexcités agrippés à leurs gilets de sauvetage fluo. Les crachats fusent, tout comme les flash de leurs appareils photos. Bref, on est comme des poissons dans l’eau.

On entend nos voisins européens se plaindre, on leur demande combien ils ont payé, ils nous répondent 30 dolls, et ce sera notre seule joie de la matinée (mouhaha belle quenelle).

Bon c’est vrai que les paysages sont beaux mais on a quand même du mal à apprécier … A 13 heures on est bien contentes de quitter ce bateau. D’ailleurs on va pas s’éterniser … C’est décidé on part pour la ville de Hué #bougeotte.

Nous voilà dans le pire bus de nuit ever, une seule femme est présente à bord et elle ne répond pas à nos sourires, le voisin de Mahé n’a qu’un œil mais cet œil est vif et regarde «fast & furious» sur la télé placée juste devant Mahé. Le film est en anglais… enfin presque … au dessus des voix originales il y a une voix de femme qui traduit en viet, cette femme est talentueuse, elle fait les voix de tous les personnages. Vous l’aurez compris, tous les protagonistes ont la même voix, celle de cette dame qui se donne elle même la réplique. Vin Diesel perd le peu de charme qu’il avait… On est dépitées.

Arrivée à Hué plutôt fracassante, le chauffeur nous dépose tout bonnement au bord de l’autoroute. Il est 5 heures du matin et il pleut, on est ravies.
D’après notre pote Maps.me notre auberge se situe à 10km d’ici. On aime bien marcher mais là la rando sous la pluie sur le bord de l’autoroute c’est peut être pas la meilleure idée.

Un taximan d’une gentillesse inégalée nous propose de nous y emmener pour la modique somme de 10 euros par tête. Mais bien sur Mahé & Juliette Rostchild à votre service.
On fait mine de rechercher un autre taxi … au détail prêt qu’a part des poids lourds, il n’y a pas grand monde sur cette autoroute.

Bon bah vieux 5 euros t’es d’accord ? Allez soit cool…

En voiture Simone, Carlos est aimable comme la porte de Fleury, il nous met de la dubstep viet a fond les ballons et invite deux inconnus à monter dans le taxi (il a vraiment du leur dire « eh viens je les ai bien pigeonnées alors free taxi pour toi mon frère »). Et comme une fois n’est pas coutume, Carlos qui ne trouve pas l’adresse de notre guesthouse nous laisse au bord de la route… Pas grave on marche et shame on you Carlos !

On avait prévenu la tenante de la guesthouse qu’on arriverait vers 1 heure du matin (heure donnée par le chauffeur du night bus), on vous laisse imaginer sa tête quand elle nous voit débarquer trempées a 6 heures… Elle nous remonte un peu les bretelles, nous dit qu’elle nous a attendu et que c’est pas cool … et on lui rétorque que nous aussi on l’a bien attendue notre arrivée et que le bus c’était vraiment pas cool. Après une micro sieste et une maxi douche, nous voilà parties en vadrouilles. Il pleut toujours et ce petit crachat londonien est fort désagréable (Mahé : « Ah ouais on dit crachin ?… »). Hué c’est sympa mais ça casse pas trois pas à un canard non plus, notre décision est prise, demain direction Hoian !

DAY 10

Un petit bus de 3 heures et nous voilà à Hoian, la ville la plus mimi du Vietnam. Il y a des lanternes partout et à priori ici, on peut manger le meilleur Banh mi du monde… Une jeune femme nous alpague à la station de bus et nous propose une jolie chambre pour 20 dollars … On fait nos plus beaux sourires et on parvient à l’avoir pour 11 dollars. La chambre est magnifique, maxi douche à l’italienne, mini bar, kingsize bed, petit balcon… La classe à Dallas.

Ni une ni deux, nous voilà sur nos biclounes à la recherche de ce fameux Banh mi et Tong ne nous avait pas menti… C’est vraiment le meilleur du pays !

La ville est bourrée de boutiques de vêtements et de chaussures sur mesure. Mahé craque et se fait faire deux robes. Juju contemple et touche avec les yeux en pensant à son cours de cuisine de demain matin… Le soir venu on engloutit quelques nems, parce que ca faisait au moins 3 jours, et on s’endort dans notre lit de princesses.

DAY 11

Réveil aux aurores pour Juju qui part arpenter les marchés et qui apprend tout un tas de recettes avec la patronne du Golden Lotus. Ca y est, la cuisine vietnamienne n’a plus de secret pour elle. On flâne dans les rues d’Hanoi et on s’organise pour la suite du périple…

Bientôt nous voilà face à un sacré dilemme, dans deux jours notre vol partira d’HCM city (direction Bali), et il existe plusieurs moyens pour s’y rendre. Le moins cher consiste à prendre un bus de 24 heures et le plus cher mais aussi le plus court consiste à prendre un train de 20 heures. Mahé a du bizbiz à faire a Saigon, elle prendra donc le train de l’enfer !!

DAY 12

Train vs Bus, les globe croqueuses ont testé pour vous.

Train :

Mahé adore les trains, en général elle s’y sent bien. Mais là c’est vrai que les conditions ne sont pas idéales … :
-le bois c’est le matériau avec lequel sont fabriqués les sièges du train,
-20 c’est le nombre d’heures de voyage,
-60 km/heure c’est la vitesse du bolide,
-des poux + des lentes, c’est ce que la petite fille qui est assisse a coté de Mahé a partout sur la tête,
-1,50 euros c’est ce qu’il reste a Mahé pour se sustenter jusqu’au lendemain,
-100 décibels c’est ce que crache le haut parleur situé au dessus de son siège,
-de la variété viet, c’est la musique préférée du conducteur. Amazing. Inutile de vous dire que c’est pas la peine de lui demander de baisser le son ou de changer de playlist.

Vous l’imaginez, Mahé est plutôt contente d’arriver. Elle n’a pas fermé l’œil de la nuit mais elle sort grandit de cette expérience, elle connaît par cœur les chansons des stars viet du moment et quitte la gare en chantonnant.

Bus :

Heure de départ prévue entre 16 et 17 heures, il est 18h15, le bus n’est toujours pas là et Juliette commence vraiment à paniquer… T’imagines si ils m’ont oubliée et que je rate l’avion pour Bali ?
A 18h30, le fameux bus pointe le bout de son nez, la place attribuée à Juju est tout simplement la dernière libre. Au fond, sur un espèce de matelas pour 3 personnes, avec deux allemandes bien musclées. Juju essaye de négocier. Un gentil viet regarde les deux allemandes avec un petit regard coquin et propose d’échanger sa place… Juliette refuse pour ne pas infliger ça à ses deux nouvelles voisines. Mais ses voisines s’avèrent être très désagréables alors retournement de veste et tanpis pour vous. Bon chance pour vos 12 heures de bus avec le jeune viet émoustillé.

Après douze heures de sommeil de plomb, le chauffeur nous dépose au bord de la route… Comme une légère impression de déjà vu sauf que cette fois Mahé n’est pas là. A priori un autre bus arrive dans 3 heures alors on a plus qu’à prendre notre mal en patience. Enfin on… non pas « on », seulement l’ami Ju, la seule tarée à prendre ce bus pour HCM. Le bus arrive bien 4 heures plus tard et dépose Juliette juste à côté de la guesthouse. Hello again Saigon !

Les globecroqueuses se retrouvent pour le souper, et pas n’importe lequel … ce soir on est invitées à diner dans un restaurant français du district 1, « La Cuisine ». Les plats sont tout simplement délicieux, et il y a de la moutarde, du pain et du vin, vive la France. Merci Philippe. Notre périple vietnamien s’achève en beauté. Demain on s’envole pour Bali … ah l’Indonésie …. !

DAY 13

Après une courte nuit, départ pour l’aéroport, on a booké un taxi mais il n’arrive pas … On attend une bonne vingtaine de minutes et la tension commence à monter. Si il y a bien un vol à ne pas rater, c’est bien celui ci !!! On monte dans le taxi, on respire un grand coup et let’s go : Ho chi Minh -> Singapour, et Singapour -> Bali.

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Stay tuned amigos, la semaine prochaine, on vous raconte l’Indonésie, c’est promis !

Cambodia – Week 8

DAY 1

Arrivée a Sihanoukville à 7 heures du matin, il faut maintenant qu’on prenne un bateau pour se rendre sur l’île de Koh Rong. On choisit l’option slow boat et c’est parti pour 3 heures de mer, soukez les artémuzes !

L’île vend vraiment du rêve, en résumé c’est cocotiers, sable blanc (super doux) et eau turquoise. On se trouve un banc de sable sur « la plage des 4 kilomètres » et on passe la journée à loutrer. A la nuit tombée on se fait un petit kiff, on paye 5 dollars pour qu’on nous emmène voir du plancton fluorescent. C’est assez magique, ça brille sous l’eau mais aussi dans le ciel, qui est bourré d’étoiles.

Apres cette merveilleuse virée en bateau, nos estomacs crient famine. La spécialité à Koh Rong c’est les grillades alors ni une ni deux on commande des calamars, ils sont bien grillés et aussi un peu sablés… Hier c’était la full moon, ce soir les gens sont fatigués et nous aussi, alors on rentre se coucher en tentant d’éviter les petits ruisseaux d’eaux usagées … on se lave les pieds et on frotte fort.

 

DAY 2

Réveil aux aurores car notre capitaine nous attend, aujourd’hui on part pour Phnom Penh. La mer est super agitée. Il est fort probable que le smoothie du petit dej passe par deassus bord. Juju est aussi jaune que ses voisins chinois (ah bon on avait dit qu’on arrêtait avec les chinois ?!), et Mahé est au top, encore mieux que sur le bateau de tonton Steph, le rosé en moins…

Arrivées sur le continent, on attend patiemment notre pickup pour la station de bus. Mais il n’y a personne … tant pis en tuk-tuk Simone, pas question qu’on loupe notre bus ! (Il y avait bien un pick up mais Mahé n’avait juste pas retenu le point de rdv).

Il fait 40 degrés dans le bus, on sue de la moustache comme jamais et on compte les minutes (« c’est quand qu’on mange? » – « J’ai envie de faire pipi »). Arrivées à Phnom Penh, on découvre notre auberge à la japonaise, avec des lits capsules. La clim est à fond et on a des couettes dans nos lits, bonheur !

A seulement quelques mètres de notre auberge, on tombe sur un boui-boui qui fait des dumplings… Ça fait une semaine qu’on a envie d’en manger alors c’est parti, on commande et on re-commande, c’est Byzance ce soir… ! Enfin ça c’était avant, parce que après le diner c’est plutôt Bagdad…dans le ventre de Juliette. Silence radio, deux jours au lit.

 

 

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Du coup, vous allez lire les aventures de Mahé en solitaire. Et Accrochez vous bien !

 

DAY 3

Hier soir, au fameux resto des dumplings, on a rencontré un jeune avocat français qui a conseillé à Mahé d’aller faire un tour au tribunal de Phnom Phen, histoire d’assister à une audience sur les massacres perpétrés sous le régime des Kmers rouges. Le tribunal est situé à 10 km du centre ville mais une occasion comme ça ça ne se loupe pas alors sans hésiter Mahé part à la recherche d’une mototaxi qui accepterait de faire l’aller retour pour moins de 10 dollars. Marché conclu, aller retour pour 9 dollars ça parait honnête, de toute façon il fait bien trop chaud pour négocier plus longtemps et puis si t’as le malheur de laisser échapper que t’es avocate (okay bébé avocate) tu perds toute légitimité dans la négo:

-Le taxi man : » you very rich, you lawyer, lot of money, good condition »…

-Mahé : « No no ! Me baby lawyer, no job for the moment, no money, backpacker… -silence +bataille de regards- bon laisse tomber, 9 dollars ok ».

Grande est la déception quand une fois arrivée au tribunal on lui annonce que l’audience a été reportée…Heureusement le taxi man n’est pas parti bien loin, il joue aux cartes avec des jeunes cambodgiens en sirotant un petit verre de … bah d’alcool de riz tiens ! C’est pour se réchauffer qu’il me dit … te réchauffer ? Tu fous ma gueule ? Il fait 40 degrés !

De retour en vie au centre ville, il est 14 heures et il fait beaucoup beaucoup trop chaud pour arpenter les rues de la capitale, alors Mahé cherche une piscine ou un endroit climatisé … jusqu’au moment où elle tombe nez à nez avec une boulangerie française, et pas n’importe laquelle ; Eric Kayser. Une baguette siouplait ! Voilà qui devrait redonner le sourire à Juju qui n’a rien avalé depuis qu’elle a rendu les dumplings de la vieille (et bon appétit bien sur).

En fin d’aprèm Mahé part rejoindre Saony, une amie de la famille, qui, pour son plus grand plaisir, lui remet deux paquets de poivre d’environ 2 kilos chacun (pour la famille en France) … cool, ça va être pratique à trimballer pendant deux mois ça !

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DAY 4

Aujourd’hui Juju est toujours malade… »vous reprendrez bien quelques dumplimgs? » Mouhahaha.

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Elle passe la journée à éteindre la clim que sa sorcière de voisine rallume immédiatement et juju nous confiera plus tard qu’elle a peur que la sorcière la tue pendant son sommeil. ( allez steuplaiiii je peux venir dans ton lit ?)

Mahé part visiter le musée du génocide cambodgien, alias S21. C’est le musée de l’horreur… Des traces de sang encore présentes sur les murs et le sol. Les témoignages sont poignants et les photos laissent sans voix.

 

Cet après midi le programme n’est pas défini, Mahé se ballade dans les rues de PP la grouillante, entre grands buildings et immeubles délabrés. Dans la rue 63, un homme et sa femme sur leur scooter s’arrêtent pour la complimenter sur ses lunettes de soleil … (des fausses Rayban achetées il y a deux ans en Thailande…) :

« Hello beautiful lady, my wife really likes your sunglasses, she thinks they are really cute, where did you buy them? ».

Bientôt un dialogue s’engage, au début au sujet des lunettes puis ensuite au sujet de la France, de Paris, du prix d’un appartement à Paris, de sa fille qui va venir y habiter le mois prochain. Il a besoin d’être conseillé sur un tas de choses. Alors il propose gentiment à Mahé de venir déjeuner chez lui. Mahé a faim … très faim, et mangerait bien un petit beef lok lac cuisiné par un autochtone, mais elle revient vite à la raison lorsque dans sa tête résonne ce vieux proverbe africain : « c’est la tête qui tient le ventre et pas le ventre qui tient la tête ». Elle décline poliment la proposition.

Elle a plutôt bien fait. On apprendra un peu plus tard que c’est la douille tendance du moment. Le mec ne t’invite pas vraiment pour te cuisiner un beef lok lac mais plutôt pour te cuisiner toi et tirer ton porte monnaie. Joie.

Mahé est en vie mais elle a toujours faim… Alors qu’elle continue à errer seule dans les rues de la ville, privée de son acolyte préférée, elle tombe nez à nez avec ce qui ressemble fort à un centre commercial. Et qui dit centre commercial asiatique dit food court géant ! Ce midi ce sera sushi party, on est au Japon dans 2 mois mais un petit chirashi ça ne se refuse pas ! Dans ce centre commercial on trouve de TOUT, même une élection de miss … priceless !

DAY 5

Un sandwich au kiri et direction Mondulkiri (c’est pas drôle certes mais c’est la vérité vraie). Mondulkiri c’est un village au nord est de Phnom Penh, où on a prévu de se faire un petit trek, et d’aller voir les éléphants #lesjalouxvontmaigrir. C’est parti pour 6 heures de minivan, mais attention pas n’importe quel minivan, un minivan du futur, avec des sièges d’américains et avec le wifi.

On a comme l’impression d’avoir été surclassées…pop champagne ?! Heu là tu pousses le bouchon un peu loin Maurice.

L’homme à gauche ronfle plus que Flo, euh que Juju quand elle a trop bu.

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Mondulkiri c’est un village étrange, sorti de nul part. Une rue principale au milieu des montagnes, des grandes guesthouses peu accueillantes, quelques agences de trek et deux trois resto tenus par des européens dont on se demande ce qui leur est passé par la tête pour avoir l’idée d’ouvrir un business ici. Improbable mais finalement plutôt sympa.

On fait le tour des agences de trek, on négocie férocement et on book deux jours de trek avec une petite nuit dans un village pour 50 dollars.

Et ce soir ? On dort dans la guesthouse la plus cheap du village, c’est franchement pas le luxe mais avec un gros pull, des boules Quiès, un pince nez et un masque sur les yeux ça passe pas si mal.

DAY 6

A 9 heures nous voilà parties sur les sentiers cambodgiens. Deux guides nous accompagnent, l’un deux est déjà bien attaqué, une demi bouteille d’alcool de riz au petit dej c’est fort en chocolat… Mais non c’est rien… la jungle? Avec un guide bourré et un peu tactile? Même pas peur!

On marche dans la jungle, on s’arrête pour se tremper les pieds dans des cascades et on découvre des arbres à noix de cajou. Et pour la minute culture: L’arbre a noix de Cajou produit un fruit vraiment pas bon pour pas être vulgaire. Comme quoi les chiens font des chats parfois.

 

A 16 heures on arrive déjà au village, où il est prévu que l’on passe la nuit. Le chef du village nous propose de l’alcool de riz … « thankyou very much but I think we’d rather have a beer for the moment« . A 18 heures le diner nous est servi, et à 19 heures c’est l’heure du cours d’anglais, tout le monde se retrouve dans la salle se classe du village, petits et grands. Super moment.

On passera la nuit dans des hamacs de l’armée. Ça caille un peu à 4 heures du mat mais on préfère largement ça aux nattes à même le sol.

 

DAY 7

Réveillées par les coqs et les cochons, on saute de nos hamacs pour aller avaler un petit dej et nous voilà reparties sur les sentiers. Après deux heures de marche on arrive au bord d’une rivière et on peut entendre au loin leurs pas lourds … ils arrivent … nos potes les éléphants !

Mowgli est aux anges. Mahé touche avec les yeux.

 

Pour le dej on a le droit à du poisson-chat grillé. Ça vend du rêve comme ça mais en vrai c’est loin d’être un régal.

 

DAY 8  (c’est cadeau)

Le Cambodge c’est déjà fini… aujourd’hui il faut qu’on passe la frontière vietnamienne. Pour ça il faut qu’on prenne un bus en direction de Snoul (ville frontalière côté Cambodge), puis, quand on aura passé la frontière (on sait pas encore comment) on pourra attraper un bus direction Ho Chi Minh. « Va yavoir du sport … « .

 

LA FRONTIERE :

 

Le passage de la frontière Cambodge / Vietnam c’est plus cool que la frontière Laos / Cambodge, mais … c’est pas non plus de tout repos. Arrivées à Snuol après 2 heures de minivan surchargé, les taximan nous sautent littéralement dessus. La frontière est à une dizaine de kilomètres, un peu compliqué de le faire a pied par 40 degrés avec nos backpacks…ça ils le savent bien.

Pas le choix, va falloir entrer en négo avec eux. Mais qui dit négo dit aussi marche parce que les cocos veulent nous faire payer 5 dollars chacune pour le trajet en moto. On refuse et on continue à avancer…avancer…avancer…jusqu’à ce que l’un deux accepte de nous y emmener pour 2 dollars par tête.

-Mahé : « Du coup elles sont où les motos ? ».

-Juliette : « Pourquoi t’utilises le pluriel ? Tu veux parler de LA moto ? Celle sur laquelle on va monter à trois, enfin à 5 si on compte nos backpacks ? ».

 

Great.

 

On a eu un peu peur, on s’est bien accrochées l’une à l’autre, le Monsieur roulait très vite et les camions qui nous doublaient roulaient encore plus vite. On a peut être fait une prière ou deux. On est arrivées entières, on a filé nos passeports à la douane, on a obtenu notre tampon (personne ne nous a demandé de payer quoi que ce soit, on comprendra après qu’ils nous réservaient les quenelles pour plus tard) et on a sauté dans le bus direction Ho Chi Minh. Tout ça en 30 minutes chrono. Voilà le topo…

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Dans la continuité de la semaine dernière, quelques petites perles orthographiques dégotées à droite à gauche et une belle contrefaçon relevée par Maître Giraux. On vous laisse apprécier.

 

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Juliette a donc pris des pâtes à la souce et Mahé s’est contentée de deux trois macarons La Doré… Et puis une bonne nuit dans leur soft Berth plus tard elle décidèrent de partir pour New Your. 

Bisous à la famille, aux copains et aux autres.

 

Vous nous manquez on se console comme on peut… (sorry not sorry)

Laos – Week 6

 

DAY 1

Départ pour un trek de deux jours dans la jungle laotienne, on commence à être rodées, sacs allégés au maximum, grosses chaussettes pour la nuit et c’est parti.

Un petit tour au marché pour faire le plein de vivres pour les deux jours à venir et laissez nous vous dire que c’est le genre de marché qui coupe l’appétit. Serpents vivants, bébés écureuils et poussins morts. « Vous reprendrez bien un peu de rat grillé ? ».

 

 

 

C’est le début de la marche et c’est plutôt tricky, le sentier est parfait pour les asiatiques mais malheureusement pour nous, nos parents nous ont fabriquées plutôt élancées, alors on essaye tant bien que mal de pas s’accrocher les cheveux dans les lianes et de pas s’étaler dans la boue, franchement on se marre bien.

 

 

Petite pause au pied d’un petit arbre, yummy du sticky rice et une salade de peau de porc, de quoi faire le plein d’énergie avant de repartir ! La marche reprend, la cadence est soutenue, mais bientôt Juliette ripe … elle tente de se raccrocher à une liane qui cède sous son poids. Atterrissage non contrôlé. On vous laisse l’imaginer, à quatre pates sur un tronc d’arbre avec un bambou dans la bouche, les pieds bien emmelés et incapable de se relever.

 

Le guide n’en peu déjà plus de nous.

 

Arrivée au campement, on s’installe au bord d’une magnifique petite rivière. Ni une ni deux, on enfile nos maillots et on passe en mode sirène. Enfin, c’était sans compter sur la température de l’eau, Juliette touche avec les yeux et Mahé mouille un demi maillot (et tout le monde sait pourquoi).

Juliette 0 et Mahé ½ point pour le geste.

 

Le soleil a décidé d’aller se cacher dans les bambous alors c’est l’heure pour nous de monter notre tente et de faire du feu. A 17 heures, le feu est ardent et la tente bien montée. Bon bah on a plus qu’à se regarder dans le blanc des yeux.

 

 

Petit cour de cuisine improvisé, un de nos guides nous a dématé deux trois bambous pour en faire des casseroles, bien plus cheap que de la vraie batterie de cuisine, mais un peu compliqué à pratiquer au pays. Au menu, soupe de la Jungle, cœur de palmier frais, rotin et fleur de banane. C’est délicieux. Le repas touche à sa fin, il est 18h30 et il est l’heure pour les globecroqueuses d’aller se pieuter. La nuit va être longue … Réveil au beau milieu de la nuit (vers 21 heures) pour une virée technique. A tour de rôle on fait le guet … il paraît que les léopards rodent …

 

DAY 2

Les crépitements du feu nous réveillent. Nos guides nous ont préparé un bon petit dej. Œufs aux herbes, sauce à la tomate et aux oignons, sticky rice (hummm du sticky rice (Même Mahé n’en peut plus !)). Juste le temps de finir notre bambou coffee et on est parties pour une marche de 7 heures.

 

On visite plusieurs villages de la jungle, et on essaye de voler un bébé cochon mais c’est beaucoup trop furtif ces petites bêtes … Tanpis pas de charcut’ pour aujourd’hui.

 

S’en suit une montée de l’enfer qui nous rappelle un peu notre trek au Sri Lanka. Mahé grimpe telle coco à Val d’Isère et Juju traine sa misère comme dab, (pourtant elle a pas fumé depuis 3 jours – applause).

Retour à Luang Nam Tha et fin du 3ème Trek pour les globes croqueuses. On a tout juste une heure pour retrouver une hygiène homologuée alors on squatte la salle de bain de notre nouvelle copine allemande. Notre acolyte française, Claire, nous fait une très belle performance. On lui consacre ce petit paragraphe.

A 18 heures, Claire part retirer de l’argent au distributeur. Claire prend l’argent mais laisse sa carte dedans. Elle ne la retrouve pas mais elle ne se démonte pas non plus. Claire a plus d’une corde à son arc. Elle dégaine une deuxième carte bleue et fonce au distributeur le plus proche, compose son code, le mauvais code, trois fois.

Vous connaissez la chanson… En France c’est pas si grave mais à l’étranger c’est un peu plus compliqué. Championne du savoir-voyager !

 

Il est l’heure pour nous de prendre notre bus, parce que ça nous avait trop manqué. Une petite route de montagne… Dans un minibus qui a vendu plus de places qu’il n’en a. Oh on est vraiment très contentes. Mahé se retrouve à côté d’un inconnu qui s’endort sur son épaule et qui pue des cheveux. Quant à Juju elle a une belle place sur un strapontin, qui se referme sur elle.

Notre chauffeur roule du mauvais côté de la route, double les voitures 6 par 6. On arrive à destination avec beaucoup d’avance, il n’est que 1 heure du matin et on était censées arriver à 4 heures. Bah merci Carlos mais on fait quoi nous maintenant ? On a pas d’hotel je te signale !

Accompagnées d’une dizaine de backpackers, on débarque dans le centre de Luang Prabang et on se met activement à la recherche d’une guesthouse. On toque à toutes les portes mais la ville dort et les quelques réceptionnistes insomniaques qui nous ouvrent la porte nous donnent tous la même réponse : « sorry we are full, chinese new year this week ». Ne nous dîtes pas que c’est encore les chinois qui sont derrière tout ça ?

 

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Il fait froid, très froid, et il faut se rendre à l’évidence, on ne trouvera pas d’endroit où dormir dans le centre à moins d’allonger une somme conséquente, dont nous ne sommes pas en possession. En compagnie de Silvanne (un vieux routard belge rencontré au détour d’une ruelle et qui lui cherche une chambre depuis 5 heures de l’après-midi), on décide de prendre un tuktuk et d’aller voir en banlieue … qui elle non plus ne veut pas de nous.

Frigorifiées, affamées et un peu agacées, on finira par céder et accepter d’allonger 20 dollars (chacune !) pour un lit double qu’on se partage à trois. Et devinez quoi ? Le propriétaire de l’établissement est … chinois.

 

DAY 3

Si on veut rester a Luang Prabang et aller voir les cascades de Kuang Si il faut qu’on quitte cet hotel et qu’on se trouve une guest house a moins de 10 euros la nuit. Aujourd’hui est un autre jour et la chance nous sourrit, Juju nous dégotte une place dans un dortoir en 2 temps trois mouvements. Ce soir on dort chez Austin Power, à la « Mojo guest house ».

Une fois installées on part se balader. La ville est truffée de boulangeries et de restaurants français. C’est bon pour le moral mais ça coute bonbon ! Il faut y mettre le prix \ avoir un porte monnaie bien rempli … (catégorie 1) … ou avoir un gros mal du pays (catégorie 2).

 

Cette jeune femme appartient à la catégorie 2.

 

DAY 4

Aujourd’hui on part voir les cascades de Kuang Si. On négocie férocement avec un tuk-tuk man qui accepte de nous y accompagner pour un prix raisonnable. A l’arrivée il faut repayer une taxe d’entrée mais il parait que ça vaut le coup alors allons y gaiement ! Okay c’est vrai que l’endroit est magique … !

Ca te fait penser aux photos kitschs qui sont affichées sur les murs des restos chinois ? C’est tout a fait normal. Même en vrai on dirait des fakes cascades.

 

La baignade est divine, et comme les chinois ne savent pas nager, bah on est plutôt peinards (mouahaha).

De retour a Luang Prabang on mange un truc sur le pouce avec nos nouveaux potes du jour, et on se retrouve tous à l’Utopia pour boire des coups. C’est definitivement le meilleur spot de la ville pour chiller, et aussi le seul et l’unique.

L’utopia c’est super cool mais ça ferme a 23h30, et ce soir la on est un peu sur notre fin. La seule after possible c’est d’aller … au bowling … qui est en dehors de la ville. Seriously ? Du bowling ? Okay back to 1999 ! Et c’est un strike d’entrée pour l’ami Mahé

 

DAY 5

Le réveil est un peu difficile… »avec du recul les shots de « lao lao » (alcool de riz) n’étaient pas indispensables ». Comme dirait notre pote Steve l’anglais, on a un peu le visage de bois. C’est pas aujourd’hui qu’on va crapahuter alors on se trouve un bon resto français, on papote avec la patronne et on finit par y passer l’aprem.

 

A 5 heures nous voilà parties en direction de la bus station. Notre sleeping bus nous y attend. On est comme deux enfants. C’est encore mieux qu’un train couchette quand t’as 10 ans.

 

 

Le voyage s’annonce radieux, jusqu’au moment où, après seulement quelques minutes de trajet, le conducteur décide de s’arrêter et de faire monter à bord la moitié de sa famille, soit une dizaine de cousins et cousines. Les deux allées latérales du bus sont aussitot investies par nos nouveaux colocataires d’une nuit. Le cousin Jacques, qui a déjà tapissé les banquettes de crachats jaunâtres s’endort sans vergogne sur les genoux de Juliette et la cousine Gertrude pose ses pieds sur la tete de Mahé. Les bougres cassent la croute en toute impunité, ce soir au menu c’est peau de buffalo grillée … Vous en voulez ? Ils sont trop nombreux pour qu’on ose riposter. #vicosattitude

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Ceci est de la peau de buffalo (pas encore grillée).

DAY 6

Il est 3h30 heures du matin et le sleeping bus fait son entrée dans la bus station de Vientiane. On est beaucoup trop contentes de quitter ce bus de l’enfer ! Un tuktuk nous dépose en ville, on trouve notre guesthouse mais maintenant il faut attendre, on a réservé une chambre mais le checkin n’est qu’à midi.

On attend juste que les premiers coqs chantent et que le soleil se lève, puis on part se ballader. « Ya quelqu’unnnn ????? » Vientiane est une ville de sims mais sans les sims.

 

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Le morning market est fermé, les resto et cafés n’ouvrent leurs portes qu’a 9 ou 10 heures. Comparé à leurs voisins thai ou birmans, les laotiens ne sont vraiment pas des acharnés du travail, on le saura pour la suite, au Laos faut pas être préssé, c’est le « Lao time » man …

Et finalement, même quand la ville est éveillée on a trouvé qu’il n’y avait pas grand chose à mentionner à part le Coco café (BIG UP).

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Du coup on s’est maté des DVD et on a gueeké.

 

DAY 7

Aujourd’hui on reprend la route en direction de Kong Lo, pour aller visiter les célèbres caves. Du bus, du bus et encore du bus … mais avec de beaux paysages ça passe toujours plus vite. Huit heures de bus pour faire 400 km ! Mais bon on regrette pas tant que ça …

Les paysages sont incroyables, le village est super calme, ça fait du bien de croiser personne. Un petit avant goût des caves et à très vite les copaings.

 

Et ça c’est cadeau, pour nous excuser du retard.