Myanmar – Week III

Week III

Minga larbar les amis,

Abracadabra nous revoilà ! A l’aube de notre 6ème jour en Birmanie, et après trois jours de treck dans la campagne birmane, il est temps de vous faire croquer un peu. La Birmanie et nous c’est une belle rencontre, on peut presque parler de « love at first sight ».

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Day 1

Après quelques heures de vol et une escale a l’aéroport de Bangkok, nous voilà arrivées a Yangon. Notre auberge se situe dans le quartier chinois de la ville, elle n’est pas très glamour et les backpackers chinois qui y séjournent le sont encore moins (réveil en fanfare par des crachas, des mollards et autres spécialité pékinoises).

On ne reste qu’une journée a Yangon alors pas le temps de traîner, on part visiter la pagode Shawedon. Ça picotte un peu les yeux mais rien a dire, c’est magnifyque !

Pour le dej, comme tout baptou fragile qui se respecte et qui vient d’attérir en terre inconnue, on se réfère au bon vieux routard. Toutes les adresses indiquées sont fermées (il est 13h et les birmans déjeunent plutôt vers 11h) alors on tente le boui-boui local (mais pas celui que t’imagines dans ta tête, plus celui où ça sent le poney mort tu vois…). Et bah on a bien fait parce que malgré cette odeur d’animal crevé, le fried rice et les noodles sont à tomber.

A peine le temps de papoter avec les locaux qu’on doit déjà repartir pour attraper un bus de nuit pour aller à Kalaw, ville de départ des treks dans les montagnes birmanes. On est un peu à la bourre et surtout super loin de chinatown. Un taxi man qui décèle notre panique nous propose de nous rapprocher de l’auberge, il fait ça a la birmane, for free bien sur.

Yessss c’est partiiii pour 10 heures de bus de nuit ! On subi le même sort que les bagages et les denrées alimentaires, on est expédiées au fond du bus. Et qui est ce qui a les deux seuls sièges du bus qui ne s’allongent pas ? C’est bibi et bibi 👍

Mais bon c’est pas vraiment ça (ni la clim a 10 degrés) qui va nous empêcher de roupiller, depuis le début du voyage on s’endort a peu près n’importe où (train, bus, pick up, bateau, pirogue, aéroport, avion). On dort tellement bien dans ce bus qu’on se réveille a 4h30 du matin, heure d’arrivée a destination. Seul hic ; c’est pas la bonne destination man…On est au lac Inle alors qu’on était sensées arriver a Kalaw. Il fait super froid (genre 0 degrés) et on est d’humeur parisienne…alors petite gueulante en bonne et due forme poussée par l’ami Juju. Le conducteur du bus (qui reconnaît avoir un peu déconné sur l’itinéraire) accepte de nous payer un free pick-up jusqu’à Kalaw. On se réfugie dans un café de montagne local en attendant le pick-up man. On finira par arriver a Kalaw 3 heures après (non non ça va c’est passé vite on a pioncé).

Day 2

On est un peu explosées mais on a décidé qu’on commençait le treck aujourd’hui alors on s’y tient ! On choisi l’agence de treck « Sam’s trecking » et l’option 2 nuits / 3 jours de treck. Ils nous libèrent de nos gros backpacks qu’on retrouvera a l’arrivée (au Lac Inle). C’est parti pour 70 km de marche !

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Départ à 8 heures avec notre guide Youyou, et 4 autres personnes (un couple d’allemands super sympas et un couple de français super pas sympas). On commence par 4 heures de marche dans la jungle, on s’arrête pour déjeuner dans un restaurant népalais, on reprend notre marche et on dort chez les Danous, l’une des nombreuses ethnies du coin. Il fait très très froid le soir chez les Danous…alors on enfile TOUTES les affaires qu’on a dans nos petits sacs à dos (double t-shirts, double chaussettes, double pulls et même double culottes, on sait jamais ça peut servir). Comparé à nos amis les allemands, on est franchement venues en touristes…

Le repas nous est servi à l’heure anglaise (18h30), à la bonne heure d’ailleurs parce qu’on mourrait de faim.

A l’heure birmane (19h30) on est dans nos lits, enfin plutôt sur nos nattes. On s’enroule en mode fajitas dans les couvertures et on essaye d’oublier qu’il fait 0 degrès (ça nous apprendra à nous plaindre quand il fait trop chaud tiens!).

Day 3

La nuit a été ruuuude (on a eu super froid au nez, c’est pour te dire) mais le paysage au réveil est magique.

A 7h30 pétantes on est repartis sur les sentiers birmans, Youyou ouvre la marche en chantant du Rihanna, « shiiine bright like a diamonnnnnnd » …improbable !

En partant on était frigorifiées mais ici la température monte vite … à 9 heures il fait déjà 25 degrés au soleil (du coup on s’octroie le droit de râler un peu mouhahaha). Le paysage se transforme ; champs de chili, champs de blé, cultures de gingembre, sentiers de terre rouge et cactus.

Pour le dej Youyou nous prépare des Shan noodles et des samosas, et pendant ce temps là on en profite pour aller faire un tour au marché, notre endroit préféré.

Le moment fort de l’après-midi c’est notre baignade dans une petite rivière de montagne, qui nous donne un petit coup de fouet (et un petit coup de propre aussi parce qu’on s’est pas lavées depuis *** jours…longtemps).

Pour notre deuxième nuit on est accueillis par les Palaw, qui nous cuisinent un rice and curry very tasty. Cette nuit la est encore plus rude que la première mais heureusement on se marre bien avec Franck et Paul, nos potes les allemands.

Day 4

C’est notre dernier jour de marche ! On avance comme des cabris, ça y est on a pris le plis. La marche en valait la peine, on découvre le magnifique lac Inle, ses pêcheurs agiles et ses jardins flottants. On a un peu les boules de quitter notre petite Youyou, qui elle recommence le même treck le lendemain matin avec une autre équipe…hard knock life.

Après une ballade en pirogue sur le lac, on débarque en bombe au Bright Hôtel avec une seule idée en tête ; laver toutes nos affaires. On vide l’intégralité de nos sacs dans des bacs à la réception et on part prendre LA douche de notre vie. L’odeur du savon dove est un kiff inexplicable.

 Day 5

Après une bonne nuit de sommeil dans un lit avec un oreiller, Juju part chez Miu-miu pour prendre un cours de cuisine pendant que Mahé s’aventure dans la ville, et étrange coïncidence qui mérite d’être mentionnée ; elles se rencontrent au marché. Juliette revient quelques heures plus tard, enchantée, avec pleins de nouvelles recettes (qui sortiront bientôt dans les bacs).

Il est déjà temps de partir pour explorer d’autres horizons. Adaptes des bus de nuit, on part en direction de Bagan en compagnie de deux françaises murgées au mijotos nous distraient pendant une bonne partie du voyage.

Day 6

A nous les temples de la belle Bagan ! On loue un petit scoot électrique (qu’on envisage de ramener à Paris) et on sillonne la ville. Et là c’est le drame…au détour d’un petit marché local on se concerte et après mure réflexion on décide de vous faire le plus beau des cadeaux.

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Ce qui se passe en Asie reste en Asie.

Day 7

Aujourd’hui c’est le grand jour pour Juju, elle va enfin faire de la montgolfière (« merciiii les copines »). Réveil a 5h00 du matin pour assister au levé du soleil dans les airs. Malgré un ciel un peu nuageux c’est juste magique! Petit upgradage surprise dans un ballon avec 4 personnes seulement au lieu de 18, croissants et champagne pour le petit dej, ya pire.

De son côté Mahé s’engouffre en scooter dans les chemins de sable. Elle trouve LE spot, grimpe au sommet d’un temple, se fait son petit levé de soleil privé.

On est comblées !

Day 8

Bagan c’est fini…direction Mandalay !

La ville nous rappelle un peu Colombo, ça grouille et ça pue les pots d’échapement, mais les gens sont beaucoup plus cool. Niveau auberge on est pas mal tombées, we have a fucking private rooftop !

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Let’s go pour diner au night market (on est un peu devenues des poules) malheureusement c’est pas encore la night alors rien a manger, un bon fried rice, 2 ou 3 bières et au lit.

Day 9

Reveil plutot tardif comparé a d’habitude, on part à la recherche d’un chauffeur/guide et on rencontre Mango, qu’on surnomme Carlos parce que le bougre a un bon gros ventre de femme enceinte…

Carlos nous trimballe donc dans tout les attrapes touristes aux alentours de la ville et nous comme deux touristes dignes de ce nom, on est ravies… Magnifique coucher de soleil, back to bed et dodo.

Day 10

Chopage de la navette gratuite pour l’aéroport (on est vraiment des radines malines) malheureusement il n’y a qu’une navette par jour, on poirotte donc 3 bonnes heures à l’aéroport… Juste le temps pour manger un fried rice dégueu dans le seul resto de l’aéroport.

(…)


 Nous voilà en Thailande, Juju a perdu son passeport il y a deux heures au MBK mall de Bangkok … Va-t-elle le retrouver ?  La réponse au prochain épisode !

Seoul – Week XV

DAY 1

Apres à peine deux heures de vol, nous voilà arrivées à Séoul ! Fini la plage, les cocotiers et le snorkeling, il fait 15 degrès et un petit crachin s’est invité pour nous souhaiter la bienvenue. Ça fait tout drôle …

Pour se rendre à l’auberge dans laquelle on a booké 5 nuits, on a plusieurs options : bus, métro ou taxi. On choisit l’option bus, qui est a priori la plus pratique et la moins chère. On paye 25 euros chacune (pour 40 min de bus), ça pique … Ah oui ca y est on est bien arrivées en Corée !

On aurait même pas râlé si le bus nous avait déposé à destination … mais là c’est pas du tout du tout la bonne station ! La dame qui nous a vendu les billets a du mal comprendre … (ou on a du mal prononcer le nom du quartier… c’est possible aussi), on est a l’auuuutre bout de Séoul. Ça fait 48 heures qu’on galère dans des gares, aéroports, bus et on en a un peu marre, alors on tente le taxi. Chun Yong le taximan nous annonce le prix de 2500 (trois euros) jusqu’à notre guesthuse. On trouve ça étrange…

« Heu … C’est super pas cher là non … ? »

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Chun nous répète le prix : 2500 yen. On est fatiguées, on lui fait confiance et on s’installe sur la banquette arrière.  Arrivées à destination, on tend notre billet au taximan, qui passe du jaune au vert. Oupsy … on dirait qu’il veut 25 000 (25 euros), un petit zéro de plus quoi…

Quand on lui explique qu’on s’était accordés sur le prix de 2500 yen, Chun prend la mouche. Il rentre bientôt dans une colère noire … et nous aussi ! Non non mon lapin pas question qu’on te lache 25 euros ! On payera le prix annoncé ! Chun tente de nous enfermer à l’intérieur de la voiture mais Juju ruse et parvient à ouvrir sa portière. Il veut aller voir les flics. Ca tombe bien, il y a une patrouille juste devant nous. Chacun raconte sa version de l’histoire.

Et qui l’emporte ?

Après 30 minutes à discuter / argumenter sous la pluie, ce sont les globecroqueuses qui remportent le match ! On est libres ! On marche encore quelques minutes et nous voilà rendues à notre guesthouse : Séoul base camp.

Au rez de chaussée de notre immeuble il y a un seven eleven, le rêve ! Pour ceux qui ne connaissent pas, le seven eleven c’est une sorte de shopi / daily monop mais en mieux, et ouvert 24h/24. Jake, le proprio de l’auberge, nous accueille comme dans un 3 étoiles. La pièce commune est vraiment cosy, il y a roof top, une cuisine et une machine à laver, on est comblées.

Littéralement affamées, on demande à Jake de nous conseiller un petit resto dans le coin. Ce soir ce sera BBQ coréen !

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(Bon Mahé n’a pas adoré adoré, mais quand la viande (porc) est biiiien grillée, ça peut passer, on en mangera qu’une fois) 

DAY 2

Après une bonne nuit de sommeil dans un lit douillet, nous voilà d’attaque pour aller explorer la ville. Direction le quartier de Itaewon, où l’on peut parait-il trouver des fringues pas chères. Ce serait pas mal si on se trouvait un pull ou un manteau parce que là ça caille vraiment trop ! Mais pour shopper faut de l’énergie alors avant d’aller fouiller dans les magasins, on se met à la recherche d’un gueuleton. Aujourd’hui on veut manger un bibimbap !

On fait une première fois le tour du quartier, sans trouver de resto à notre goût, et puis, chance du débutant, alors qu’on consulte notre carte de la ville, un peu perdues, une coréenne nous propose de l’aide. Elle nous guide, nous emmène dans une ruelle, nous installe dans un petit resto, et commande pour nous 2 bimimbaps. Un très très bon ! Notre copine nous quitte et nous on savoure tranquillement notre plat.

Quelques minutes plus tard seulement, alors qu’on sort tout juste du resto, notre pote coréenne réapparait comme par magie. Ça tombe bien on avait besoin de conseils shopping ! Kim nous trimballe dans le quartier, mais les magasins qu’elle nous conseille sont tous plus moches les uns que les autres … merci Kim, je pense qu’on va continuer seules.

On continue donc notre ballade dans ce quartier bourré de jolies petites boutiques. Leur spécialité ? La chaussette ! Et oui les coréens sont fans de chaussettes. En meme temps ça se comprend c’est la seule fantaisie que peuvent se permettre les jeunes écoliers en uniformes.

Aux détours d’une petite ruelle … revoilà Kim … on commence à trouver ça bizarre.

« C’est chelou quand même, elle nous suit ou quoi? »

Le début d’un mauvais film d’horreur.

Bon on s’enflamme peut être un peu, elle a pas l’air méchante, ni dangereuse. Par contre une chose est sure, et ça ne nous dérange absolument pas tant qu’elle garde ses distances, elle est clairement lesbienne. Allé on change de quartier, direction les puces de Dongdaemun ! Des kilomètres de fripes, d’antiquaires et boutiques de gadgets. A côté les puces de Clicli c’est du pipi de chat.

DAY 3

Aujourd’hui notre matinée sera culturelle. Il parait que le musée de la guerre est un must see (et en plus c’est gratuit mouhahah) donc c’est parti ! Le musée est immense, moderne, et c’est vraiment bien fichu. Ya même des films en 4D. Du coup on y reste au moins 2 heures. Bonjour comment on etait fatiguées après.

Pour le dej direction LE food market de Séoul. Des centaines de stands de street food ; dumplings, makis coréens, omellettes coréennes, poissons frais, poulpes vivants (oui oui les coréens mangent des poulpes vivants …).

Mahé touche avec les yeux pendant que Juju, qui on le rappelle est spécialisée dans le poisson + autres trucs qui viennent de la mer, hésite à se lancer. Bon elle n’en mangera pas un entier mais goutera une tentacule, et quand vous regarderez la vidéo vous vous direz surement que c’est déjà vraiment pas mal !

Mahé 0, Juju 1 point pour l’effort.

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Après cette escapade gourmande, direction le quartier des affaires. Pas pour aller bosser (mouhahah) mais pour acheter notre Japan Rail Pass (un pass qui coûte une un oeil mais qui permet de prendre quasi tous les moyens de transport au Japon et que les touristes sont obligés d’acheter en dehors du territoire japonais). Gros fail, l’agence est fermée … alors passage au supermarché et retour au Séoul base camp. Ce soir on investit la cuisine de l’auberge, on se sent presque comme à la maison.

DAY 4

Notre mission du jour : trouver un photomaton coréen, parce qu’ils sont quand même super fort en la matière, et que comme vous le savez les photos souvenirs c’est un peu notre passion.

On part donc se ballader dans le quartier de Hongik University, un quartier jeune, bourrés de magasins et de restos.

On a vraiment pas du marcher longtemps pour trouver ce qu’on recherchait. Au sous sol d’un immeuble, on découvre une boutique spécialisée dans les photos kawaii. C’est parti pour 1h30 de séance photos + retouches. Oui parce qu’en fait une fois que tu as pris tes photos tu sors de la cabine et tu passes une heure à les retoucher ; agrandissement des yeux, faux cils, maquillage, changement de couleurs de cheveux et on en passe. On s’en donne a coeur joie, et fait un peu n’importe quoi. La preuve en images.

Yessss, mission accomplie.

Pour terminer cette journée en beauté, on file au Palais Gyeongbokgung, un des monuments incontournables de la capitale. Bon c’est un peu toujours la même histoire, ya beaucoup trop de chinois mais à part ça, architecturalement parlant c’est vraiment intéressant. Et puis les coréennes en habits traditionnels sont beaucoup trop stylées.

DAY 5

Séoul c’était court, mais intense ! Aujourd’hui les globecroqueuses prennent l’avion direction le Japon ! Notre avion est à 15 heures, ça nous laisse la matinée pour faire nos machines, packer nos sacs (ouais ouais ça ça prend du temps, faut souvent s’y mettre à deux pour réussir à fermer les fermetures éclair) et prévoir notre arrivée au pays du soleil levant.

Pendant que Juju termine de faire son sac, Mahé se renseigne auprès du staff de l’auberge sur l’itinéraire à emprunter pour se rendre à l’aéroport. Cette fois-ci on a pas du tout envie de retenter le taxi (on flippe un peu de retomber sur Chun et puis faut avouer que c’est aussi une question de budget). On va préférer le métro.

Mahé : « Bon Ju t’es prête ?!! Je préfère qu’on prenne un peu d’avance (…) »

Ju : « Détends-toi ma poule, t’en as pas marre de poireauter à chaque fois dans les aéroports ? »

A midi nous voilà parties ! C’est pas sorcier on doit prendre deux métros et descendre à la station Incheon, qui porte le même nom que l’aéroport.

Ju : « Mais Micheline … t’es sure qu’il faut qu’on descende à Incheon ? »

Mahé : « Bah ouais Jacqueline c’est le staff de l’auberge qui m’a sorti l’itinéraire, allez en route »

Ju:  » bah c’est bizarre il n’y a pas le petit logo aéroport »

Mahé :  » mais je te dis que j’ai vérifié avec eux fais moi confiance »

Ju : » Bon ok… »

Arrivée a Incheon, nous voilà à China Town, pas d’aéroport, pas de tour de contrôle, personne, nada niet… Juste nos amis les chinois. On fonce au bureau d’information le plus proche et on demande où est l’aéroport, la dame nous répond qu’il suffit de prendre un bus… (ah bah ça va) mais que le trajet jusqu’à l’aéroport dure plus d’une heure… Notre vol est dans moins de deux heures. Bon no choice, taxi !

Ju :« Et là on fait comment si on rate notre avion? Hein ?! »

Mahé :« .*$&!!**.⊗!§* » 

Le dialogue qui suit restera confidentiel car trop violent pour vous fidèles lecteurs.

Après la tempête, dans le taxi c’est le silence absolu. On demande juste au chauffeur d’appuyer sur le champignon. Un mix entre la scène du film Taxi avec Samy Nacéri coréen au volant et l’émission Pékin Express. On bombarde sur l’autoroute, le trajet est interminable. Arrivée en catastrophe, on lâche la modique somme de 80 euros au taximan. S’en suit une course effrénée dans le terminal de l’aéroport, jusqu’au comptoir de la compagnie aérienne, où une charmante hôtesse nous annonce la bonne nouvelle : « your flight has been delayed ».

ENORME SOULAGEMENT. 

On a jamais été aussi contentes de monter dans un avion. Bon on se fait un peu la gueule mais une fois arrivées à Osaka, tout est oublié.

Pour finir cet article en beauté, une petite pépite ; Ju qui découvre une nouvelle manière de faire de la musique dans le métro. On vous dit à la semaine prochaine, mais pour de vrai cette fois-ci, ehhhh oui dans deux jours on redevient parisiennes. On vous racontera quand même le Japon, mais depuis Paris ! Bon week-end les amis !

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippines – Week XIV

Avant de commencer votre lecture, veuillez visionner cette vidéo. Tendrement vôtres.

  Allez vieeeeens.

 

DAY 1

Le ventre bien rempli, nous  voila à l’aéroport de Bali. Notre vol n’apparaît sur aucun tableau.

Sommes nous victimes d’une arnaque sur Internet ? Nous avons acheté les billets deux jours avant. Le stress monte … On s’octroie le droit de doubler tout le monde, plus précisément tous les australiens puisqu’il sont très très nombreux à Bali.

         « Cheers mate ».

Nous voilà rapidement au comptoir Air Asia, où on nous explique tout simplement que notre vol est un vol domestique et non international, et que nous sommes donc au mauvais terminal. Ascenseur émotionnel… direction le bon terminal avec une petite marche de 10 minutes. Nos dos ne sont plus habitués au poids de nos sacs alors laissez nous vous dire qu’on sue bien de la moustache. On est heureuses comme tout de monter dans cet avion. 

Une fois arrivées a Jakarta, les globecroqueuses s’écrasent sur le premier banc trouvé. On se recrée un lit avec nos vêtements et on dort plutôt bien… en tout cas jusqu’à ce qu’ un groupe de chinois malpolis (ou juste chinois) viennent s’asseoir sur nous… Oui littéralement s’assoir sur nous. On avait promis de ne plus parler des chinois mais là ils l’ont bien cherché. Le genre de réveil qui te met de mauvaise humeur …

L’aéroport de Jakarta est vraiment le pire. Rien à se mettre sous la dent… des toilettes immondes ou tu peux facilement faire la queue 20 minutes pour ensuite te faire sauter ton tour … oui ici les gens fonctionnent différemment, quand une porte de toilettes s’ouvre, peu importe leur ordre d’arrivée, ils s’engouffrent dedans bien rapidement. Anarchie totale. On a un peu envie de pousser une gueulante mais on est pas chez nous alors on reste sages et on se fait un peu boloss.

Le dos en compote, le ventre vide MAIS le sourire aux lèvres, on attrape notre vol pour Manille. Et à Manille rebelote, on dort par terre à l’aéroport… on a trouvé un coin pas mal caché derrière un banc. C’était vraiment un bon spot jusqu’à ce qu’une souris passe à quelques centimètres de la tête de Mahé. La nuit est longue mais on sait que le paradis nous attend … Palawan island, une petite ile au Sud ouest de Manille.

Une heure de vol + trois heures de bus plus tard, nous voilà arrivées au paradis. On vous laisse contempler. Pas un touriste a l’horizon… seulement des petits philippins qui sont en grandes vacances. Notre plus gros dilemme : choisir entre se faire bronzer le ventre ou le dos. Pile ou face ? Life is a beach !

 

 

Les pieds dans le sable, on savoure un petit poisson grillé accompagné de quelques San Miguel bien fraiches et on part se coucher bercées par le doux son des vagues. Il n’y a pas d’électricité la nuit, le ventilateur se fait un peu désirer, mais on passera quand même la nuit.

DAY 2

Réveil aux aurores car notre emploi du temps est chargé. Aujourd’hui au programme; tyrolienne au dessus de l’eau puis bronzette, et ce soir on prend un bus en direction d’El Nido (ville du nord de l’île, réputée pour ses départs d’island hooping).

 

 

Après 45 minutes de bus, on nous drop au bord d’une route en nous expliquant que quelqu’un va passer nous prendre bientôt… Le gros classique asiatique, on est pas surprises du tout, on attend sagement.

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Après quelques heures de bus sur des routes magnifiques, nous voilà arrivées à El nido. Le chauffeur ne perd pas le nord et nous dépose direct dans la guesthouse de son cousin qu’on surnommera Juan Pablo. Ca sent un peu la fosse sceptique mais c’est pas grave parce qu’on passera la journée de demain en bateau.

DAY 3

Bon, les globecroqueuses n’ont pas vraiment eu le temps de booker un tour en bateau parce qu’il était tard hier soir quand elles sont arrivées et que les agences étaient fermées. Pas grave, on passe au plan B ! Aujourd’hui on est d’humeur sportive alors on négocie un Kayak pour 4 heures.

On rame pendant 1h30 jusqu’a une plage magnifique et déserte. Nos seules voisines : de belles grosses méduses.

C’est l’instant nostalgie du voyage ; on repense à tout le chemin qu’elles ont parcouru… 8 pays et déjà 3 mois et demis sur la route. Plus qu’un mois et c’est le retour à la civilisation. Alors on se baigne, se re baigne et se re-re baigne. Nos chakras sont entièrement libérés. Pour l’instant les Philippines c’est magnifique.

Retour aux choses sérieuses ; qui dit Kayak et plage déserte dit trajet de retour. Juliette la tire-au-flanc prétend observer les poissons et les méduses afin de ramer le moins possible… Malheureusement pour elle maître Giraux n’est pas dupe.

« Pagaie ou je te noie » (collées depuis 4 mois on en devient violentes…)

Après cette dure journée, le poisson grillé est bien mérité, pieds dans le sable, petites lanternes et musique d’ambiance… La vie est toujours aussi dure.

DAY 4

Le kayak c’était cool mais on en fera pas deux jours d’affilée. Aujourd’hui on part « islandhopper » ! Sur le bateau il n’y a que des philippins, et ça on aime bien !

Au programme aujourd’hui ; poisson grillé, criques désertes, paddle board et eau transparente. Pas grand chose à détailler à part qu’on a découvert que les philippins adorent les poils… Les femmes sont poilues comme des singes (des petits singes) et c’est le comble du Sexy. Juju se sent telle un mannequin Victoria’s Secret et regrette presque de s’être fait charcuter à Bali.

On vous laisse contempler El Nido en images.

Demain on part pour Coron, une île tout aussi réputée pour ses plages et son snorkeling. Le seul moyen de s’y rendre est de prendre le bateau. On nous annonce le prix de 1400 pesos, ce qui équivaut à environ 28 euros… ça fait chèro le bateau ! On arpente les rues de la ville et dégotte un billet pour 1000 pesos soit 19 euros… C’est déjà ça de pris. On espère juste qu’on va pas couler.

DAY 5

On se lève tôt car notre bateau, le Jessabel, part du port à 8 heures. A peine montées à bord qu’on s’endort jusqu’au poulet au curry qui nous sera servi pour le déjeuner. Un petit tour sur le pont où il fait bon vivre et quelques heures plus tard nous voila arrivées à Coron. On nous a décrit l’endroit comme une toute petite ville mignonne avec des bungalows sur la plage, du sable fin et de l’eau transparente.

On cherche mais on ne trouve ni la plage ni la petite ville, et encore moins les bungalows, alors on fini dans la dernière des guesthouses. La moins chère, pour changer. On apprend au fur et a mesure qu’il n’y a pas d’eau à l’étage (quand on demande pourquoi on nous répond que c’est parce qu’il fait trop chaud – faudra qu’on nous explique le rapport), que la plage la plus proche est à 30 minutes en tricycle (version philippine du tuk-tuk) mais que sinon il y a des sources chaudes. Il fait 40 degrés, « ya pas plutôt des sources froides ? » … humour français, blague non reçue.

 Il fait beaucoup trop chaud, il est 15 heures et on se demande ce qu’on va bien pouvoir faire. On comprend vite que la seule activité du coin consiste à partir « island hopper » en bateau alors on part arpenter les rues a la recherche d’un tour pour le lendemain.

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DAY 6

Réveil aux aurores à cause du camion poubelle du coin qui s’improvise discothèque à ses heures perdues. Sur le moment c’est un peu chiant mais avec du recul c’est assez marrant. Vous aurez droit à une petite vidéo.

On a mal dormi, on s’est fait piquer par des tonnes de moustiques  et Mahé à fini par dormir sur la terrasse par terre car il faisait trop chaud dans la chambre.

Départ pour le tour en bateau, on se retrouve avec deux couples d’argentins complètement frappés… Ils ont prévu deux bouteilles de rhum pour la journée… Ca devrait aller. Comme le tour est cheap le repas n’est pas compris alors un petit tour au marché s’impose. On achète de quoi ripailler … poisson, calamars, poulpes et petits légumes. Pour se balader dans ce marche, mieux vaut avoir l’estomac bien accroché.

« Vous prendrez bien un peu de tête de cochon grillée ? »

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Au programme, snorkeling, barbecue, visite de criques et plages de sable blanc. Les philippines c’est vraiment magnifique, rien à envier aux Maldives ou aux Seychelles. La journée est magique, on voit des bébés Nemo en nageant à 15 mètres du bord.

DAY 7

Réveil en douceur avec la musique de nos amis les éboueurs …On s’est encore fait dévorer pas des insectes et Mahé a encore dormi sur la terrasse… Pour oublier on part en bateau pour le tour B.

Des épaves, des lagons magnifiques, des lacs d’eau douce… Du crabe pour le dej. On oublie vite notre terrible nuit. Le capitaine nous briefe lorsqu’on monte sur le bateau. Mahé n’entend n’écoute rien. Juliette lui répète seulement une phrase : « Si tu vois un serpent à rayures noires et grises, tu sort de l’eau… ».

En fin d’après midi, on s’arrête dans une dernière crique pour aller admirer les coraux. Mahé saute et part observer les fonds. A peine 2 minutes plus tard, la voilà qui gesticule dans l’eau, elle baragouine quelque chose dans son tuba et remonte sur le bateau à la vitesse de la lumière, affolée.

Ju : « Bah kesta ? »

Mahe : « Le ser … ser … le serpent ! ».

Charmant rencontre. Celui la c’est un peu comme le petit serpent vert (cf article indonésie), faut pas trop le taquiner.

Pour finir cette belle journée, coucher de soleil magnifique dans un resto sur l’eau.

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On part se coucher. On ne le sait pas encore mais ce sera la nuit de l’enfer …Vous aurez deviné où Mahé dort. Vous aurez aussi deviné que les insectes ne nous laissent pas en reste. Ces insectes ne sont ni des moustiques ni des araignées mais des bedbugs (punaises de lit)… Juliette se réveille dans la chambre et allume la lumière. Elle est entourée de 6 punaises de lit, trois sur le corps, deux sur l’oreiller.

« MAIS MEEEEEEEEERDE ! »

« Je fais quoi je dors par terre ? Ca pond des oeufs ces bestioles là ?  Comment on fait pour s’en débarrasser ? Comment ça faut tout laver à 60° ? Putin mais mes fringues vont rétrécir ».

Impossible de se rendormir. Juliette va retrouver Mahé sur la terrasse. Elle aussi elle les a vues … les bedbugs. On a presque envie de pleurer … Bientôt le jour se lève, il est 6 heures, les éboueurs arrivent … avec leur musique a fond. C’est la cerise sur le gâteau ! Fou-rire. Apres tout, mieux vaut en rire qu’en pleurer.

La video bonus c’est par ici

On fait un petit scandale à la réception, on refuse de payer pour une chambre pleine de bedbugs, le patron nous explique gentiment qu’on est bien débiles d’être restées trois nuits. Apparemment le patron et ses employés ont connaissance de la présence de ces insectes répugnants … Escrocs ! On gagne une nuit gratuite et le droit de fermer nos g*****.  Sur la porte de l’auberge il y a écrit « Stay calm and review us on trip advisor… ».

« Ouais ouais t’en fais pas, on s’occupe de ton review, et on va pas te louper mon coco ! »

DAY 8

Ce matin on prend un bateau pour retourner à El Nido, dans moins de trois jours on doit prendre l’avion à Puerto Princesa. Tout comme à l’aller, on s’endort jusqu’au dej et on passe le reste du temps à bouquiner. Arrivées à El Nido il faut qu’on se trouve un bus pour aller à Port Barton, il parait que c’est une petite ville super mimi et que ça vaut le coup d’aller y passer une nuit. El Nido on connaît déjà alors autant aller voir ce qui se passe ailleurs.

Le seul hic c’est que le dernier bus vient tout juste de partir … et que le prochain est prévu pour le lendemain matin. Ca c’est ce qu’on nous dit dans toutes les agences. On décide quand même d’aller voir à la bus station, on ne sait jamais, on peut peut être trouver un van qui part à Port Barton et qui nous fait un bon prix … et notre persévérance est récompensée, un mini van part dans 30 min ! Bon il va pas jusqu’à Port Barton, il s’arrête dans une ville paumée environ 40 km avant mais c’est pas grave, une fois là bas on se débrouillera.

Après 4 heures de minivan, avec du Justin Bieber à fond (4 heures c’est très très long), on arrive donc dans cette petite ville perdue et on nous fait descendre du minivan. Maintenant il semblerait que la seule option soit de prendre un tricycle jusqu’à Port Barton. On négocie avec Walter (véridique), qui accepte de nous y emmener. On monte à 4 sur le tricycle (Walter, son fils + les globecroqueuses) et on essaye de démarrer …

Tous les hommes du village essayent les uns après les autres de le faire démarrer mais le tricyle est capricieux, on dirait qu’il n’a pas du tout envie de rouler aujourd’hui. Ce sera finalement Walter fils, âgé d’à peine 15 ans, qui réussira l’exploit de lui redonner vie. C’est parti pour une heure de tricycle bien bien tape-cul, avec nos backpacks sur les genoux.

Ca valait la peine de faire le trajet parce que Port Barton c’est vraiment mimi et il y règne une ambiance plutôt détendue, voire familiale. Après avoir bien mangé, on va se coucher, demain c’est notre dernière journée donc on veut se lever tôt pour profiter !

DAY 9

Réveillées vers 6 heures par le chant de notre cher emblème national, on avale un petit dej et on part finir notre nuit sur la plage. On comptait peaufiner notre bronzage mais c’est raté, aujourd’hui c’est grosse pluie. Notre bus pour Puerto Princesa est à 15 heures alors pour faire passer le temps on va discuter avec notre ami Didier, un ex fonctionnaire de la poste qui a ouvert un resto français à Port Barton.

A 21 heures, après avoir fait quelques heures de bus, nous voilà de retour à Puerto Princesa. Notre avion pour Manille est à 7 heures le lendemain matin. Il nous reste une dizaine d’euros en poche et on s’est lancé pour défi de finir notre trip philippin avec cette somme. Avec 10 euros on peut largement s’acheter de quoi manger + payer notre tricycle pour aller à l’aéroport mais par contre pour payer une nuit dans une auberge ça va être compliqué. Du coup c’est décidé, ce soir on dort à la bus station et on prendra un tricycle vers 5 heures du mat pour aller à l’aéroport.

Installation de notre campement de romanichelles. On commence à avoir l’habitude. Mahé va s’acheter un petit poulet adobo (une spécialité philippine délicieuse) et Ju opte pour les instant noodles. Il lui reste 30 pesos et Ju a bien envie d’une bière … mais une bière (enfin la pire, la plus cheap de toutes les bières, la Red Horse en canette) ça coute 45 pesos. Et bah elle est douée la petite parce qu’elle l’a eu sa canette ! Cinq mois en Asie ça renforce les negociation skills !

La nuit n’est ni agréable ni reposante, y’a pleins de moustiques et les bancs sont vraiment pas conforts mais on se marre bien, et on en profite pour finir nos bouquins. A 5 heures on alpague un tricycle et nous voilà parties en direction de l’aéroport, où une belle surprise nous attend ; pour prendre l’avion on nous apprend qu’il faut qu’on paye une petite taxe de 5 euros chacune (c’est nouveau, ça vient de sortir, début 2016, on est contentes!).

On vous l’accorde 5 euros c’est pas grand chose mais les taxes gouvernementales ça nous agace et puis surtout notre budget est épuisé, on vient de payer le tricycle man, il ne nous reste pas un pesos en poche.

« M’en fous, j’la payerai pas leur taxe ». 

Bon … on s’est bien engueulées avec la sécurité, on leur a expliqué qu’on avait plus un rond (on leur a même un peu menti en leur disant qu’on s’était fait voler notre carte bleue), c’est biiiien monté dans les tours. On a fait de la résistance pendant 30 minutes et puis on a commencé à avoir un peu peur que notre avion décolle sans nous. « Ce serait quand même un peu con, non ?! » Les mecs sont tellement bornés qu’on a fini par laisser tomber. On est parties retirer et on l’a payée leur p**** de taxe.

Fail du jour bonjour.

On monte dans l’avion on peu énervés mais c’est vite oublié quand on se rappelle que dans moins de 2 heures on est en Corée. Seoul here we come !

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En attendant de vous raconter la Corée, on vous souhaite un très joyeux mardi les amis <3

Indonesia – week XI/XIII

DAY 1

Arrivée à Bali en grande pompe. Kadet (le chauffeur privé de la tante de Juliette) brandit fièrement son panneau avec notre nom, on en aurait presque les larmes aux yeux. On toise les taxis qui nous annoncent des prix exorbitants et nous voilà arrivées dans la petite maison au fond du jardin…
L’oncle et la tante de Juliette nous prêtent leur petite maison. Le genre de maison qui fait 12 fois la taille de ton appart à Paris et qui a sa propre piscine a débordement… on sent que la vie va être dure à Bali.
Un poulet rôti nous attend sagement au frigo avec une petite salade de crudités et une vinaigrette à la française… trop d’émotion pour les globe-croqueuses. Après ce festin, on part arpenter les rues de Seminyak (le quartier branché de Bali) à la recherche d’un verre de vin, eh ouais faut bien mettre la cerise sur le gâteau !
L’oncle adoptif de Mahé est à Bali alors on s’empresse de le rejoindre au Made’s warung (une institution de Seminyak). On commande une bière et quelques arak madu, le genre de boisson que tu savoures sur le moment et que ta migraine te fait regretter quelques heures plus tard. On a quelque chose à célébrer ? Demain le copain de Juliette arrive et les globecroqueuses divorcent …
Dur réveil dans de grands draps blancs. Le lit nous aspire mais on arrive tant bien que mal à lui faire faux bond. Petit tour dans les agences de touristes pour trouver un bus pour Mahé qui veut quitter l’île, et passage chez la charcutière (esthéticienne) pour Juju. A 13 heures, Juliette dépose Mahé à la station de bus. Ça fait tout bizarre.
Les aventures de Mahé en solitaire c’est maintenant sur les globecroqueuses.

 DAY 2

Mahé part barouder de son côté. Le plan c’est d’aller voir ce qui se passe sur l’île de Florès, mais elle ne sait pas vraiment encore comment y aller.
Le maître mot c’est l’impro.
Depuis Seminyak à Bali, elle prend un mini van jusqu’au port de Padangbai, d’où partent les fastboats et les ferrys vers les îles voisines. A peine sortie du minivan, après 5 heures de route, qu’une dizaine d’indonésiens lui sautent dessus pour lui proposer des services en tous genre (massage, manucure, guesthouse, taxi, fastboat). Mais Mahé ne veut rien de tout ça, elle veut prendre un ferry jusqu’à Lembar (ville du sud de Lombok) pour ensuite rejoindre Senggigi, d’où elle compte embarquer sur un bateau pour une « croisière » de quelques jours jusqu’à Florès.
Le prochain ferry direction Lembar part à 19 heures et arrive à destination à 3 heures du matin. Ca semble parfait … sauf que … c’est quoi le plan à 3 heures du mat à Lembar ? Un taxi de nuit ça risque d’être hors de prix alors l’ami Mahé se ravise, elle ne prendra pas le ferry de 19 heures mais celui de 2 heures du matin, histoire d’arriver à Lembar à l’heure des premiers bus locaux, les bemos. C’est parti, 41 000 roupies pour le ferry (moins de 4 euros), on aime les mini prix !
Bon, en attendant va falloir s’occuper jusqu’à 2 heures du mat … dans le coin ya pas grand chose à faire, ya trois restos qui se batent en duel et une épicerie bazar qui vend a peu près tout et n’importe quoi. Après plus d’une heure à trainer dans les rayons de cette caverne d’alibaba, Mahé passe en caisse ; 4 brochettes de poulet au saté, un fried rice, un paquet de cacahuettes, un oreiller gonflable et 4 bouquins d’occaz.
En romanichelle qui se respecte, elle s’installe sur un des bancs du port. Quelques heures de lecture à la belle étoile avant d’embarquer à bord du Napoléon (véridique) et Mahé termine sa nuit sur le pont du ferry.
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DAY 3

Arrivée à Lembar, tout se passe comme prévu, il n’y a pas de bus (jour férié parait-il). Les taxis en profitent pour gonfler les prix. 30 dollars pour aller à Senggigi, really ?!
Mahé négocie, s’énerve, boude, re-négocie, re-boude, jusqu’à obtenir le prix de 10 dollars. En voiture Simone ! A peine arrivée, abandon de backpack dans une guesthouse bon marché et position étoile de mer sur la plage de Senggigi, truffée de bébés tortues.

DAYS , 4, 5, 6 & 7

Aujourd’hui Mahé embarque à bord du Youyou. Le Youyou c’est un bateau, qui porte le même nom que son capitaine, complètement jeté. Une vingtaine de personnes à bord, des allemands, des argentins, des espagnols, et des anglais (eux aussi complètement jetés). Juste avant d’embarquer, un petit tour au marché pour faire le plein de victuailles et de boissons. Craignant une éventuelle pénurie, la team anglaise achète trois caisses de bières supplémentaires. On vient de petit dej, il est 9 heures du mat, l’heure pour eux d’ouvrir la première caisse, « cheers mate » ! Ça promet …
Capitaine Youyou c’est quoi le programme ?
Jour 1 : Snorkeling à pink beach et navigation
Jour 2 : Visite du lagon bleu et petite rando jusqu’aux cascades de l’île de Rinta
Jour 3 : Rencontre avec les dragons de komodo à Rinca island
Jour 4 : Arrêts dans plusieurs criques et arrivée a Labuan Bajo, Florès
En résumé : 3 nuits à la belle étoile sur le pont du bateau, du poisson grillé et du fried rice, des « cheers mate » à en pleuvoir, des paysages à couper le souffle, des dauphins, des raies mantas, et des dragons de Komodo. Pas de douche et 1 chiotte pour 20 personnes mais vraiment pas grave.
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Le soir du 4ème jour, Youyou propose à ceux qui veulent de dormir une nuit supplémentaire sur le bateau. Les plus téméraires acceptent. Mahé hésite … ça pourrait permettre d’économiser une nuit d’hotel et de profiter d’un dernier lever de soleil sur le pont du bateau mais … l’envie de prendre une douche + de déméler ses dreadlocks prend le dessus.
Elle se met donc à la recherche d’une guesthouse à Labuan Bajo, et atterit à Cool Corner, une guesthouse tenue par un certain Gregorius (véridique). Gregorius c’est donc le proprio d’une petite maison de 60 m2, qu’il a transformée en dortoir géant. Gregorius dort avec ses backpackers dans la même pièce, mange avec eux, et leur achète des donuts tous les matins pour le petit dej. Bref, un vrai papa poule.
 Après la douche du siècle, direction the place to be ; Paradise bar, ce soir toute la team croisière se rassemble pour manger et boire des coups. Bière, chicken saté et live raggae. Et de l’arak s’il vous plait, pour le capitaine Youyou.

DAY 8

 Réveil à 5 heures du matin pour prendre un guemini (bus local) en direction de Bajawa. Mahé a envie d’aller explorer l’île, ses rizières, ses cascades et ses volcans. Là voilà donc partie pour une dizaine d’heures du bus, sur des routes de montagne, avec deux poules en cage sous son siège. Mahé est définitivememt la seule boulé (baptou en indonésien) du bus. Personne ne parle un mot d’anglais mais les mimes font le boulot. Edouardo, un vieil homme à l’allure cubaine prend place à sa gauche et veille sur elle pendant tout le voyage, Edouardo la bonne étoile.
Arrivée a Bajawa de nuit après un trajet un peu éprouvant. Il fait froid dans les terres. Il n’y a toujours pas l’ombre d’un « boulé » et Mahé, qui n’a rien réservé, ne sait pas où elle est, ni où aller. Grand moment de solitude.
« Juuuuu, t’es oû ??! »
C’est a ce moment précis, alors que Mahé tente de mimer « une guesthouse pas chère » (pas facile facile), qu’Edwin fait son entrée, Edwin la deuxième bonne étoile. Edwin explique à Mahé que la ville de Bajawa se situe à 2 kilomètres (mapsme confirme) et lui propose de l’aider à trouver une guesthouse bon marché. Bingo !
Mahé doit elle faire confiance à Edwin et monter sans casque sur son scooter, avec son backpack sur le dos ? Apres tout c’est ça ou elle dort là … alors andiamo !
Atterrissage dans une auberge fantomatique, tenue par un couple de chinois. La chambre se situe au 5ème étage. On se croirait presque dans Shining. C’est vraiment pas accueillant et le ménage n’a pas été fait depuis au moins 1 an mais pas vraiment le choix … position pharaon, drap de soie, boules quiès, pince nez et … demain est un autre jour !

DAY 9

Ce matin Edwin vient chercher Mahé pour lui faire découvrir les trésors de son île. Petit trek dans la jungle pour aller admirer le volcan Enerie.
Sur le chemin Edwin cueuille/ramasse tout ce qui est comestible ; graines de café, fruits de la passion, cannelle fraiche, gingembre, cacahuètes, bananes. Edwin est innarretable, cascades, volcans en activité, hot springs, il trimballe Mahé toute la journée.

DAY 10

Ce matin Mahé avait prévu de prendre un guemini direction Moni pour aller grimper le Kelimutu (le volcan incontournable de Florès) mais c’est mal parti … aujourd’hui c’est Pâques et à Florès il y a 98 % de catholiques. Personne ne bosse, et demain non plus. Le Kelimitu ce sera pour une prochaine fois, déception …
Plan B : Retourner à Labuan Bajo … c’est beaucoup mons loin que Moni mais c’est toujours le même problème … aucun bus ne circule. Mahé passe un coup de fil à son pote Edwin.
« Allo Ed, tu peux me rendre un service ? Je suis dans le pétrin … il faut que je retourne à L Bajo aujourd’hui sinon je risque de rater mon avion lundi ».
Suffisait de demander, après quelques heures d’attente Ed fini par dégotter une voiture qui part à Labuan Bajo. Mahé monte dans le coffre. Merci Ed !
Après 10 heures de coffre, retour au bercail, plus précisément chez Gregorius. Petit poisson grillé des familles dans l’incroyable night market de Florès. Passage obligé au Paradise bar et prolongations, elles aussi obligatoires.
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DAY 11

Les vacances en solitaire c’est déjà fini ! Aujourd’hui Mahé retourne à Bali pour retrouver Juju. En bon père de famille Gregorius la dépose à l’aéroport. Adieu Florès … enfin non, à la revoyure, c’est sur !
Pendant tout ce temps, Juju se la coule douce entre Nusa penida et Ubud, c’est l’amour à la plage… Son amoureux l’invite à l hôtel, ce soir c’est la fête… Mais il n’y a aucun hôtel sur l’île… ils finiront donc dans une tente. Vue imprenable… petit fail pour l’hôtel mais c est pas plus mal !
La suite est confidentielle (…)  
On a juste le droit de vous dire qu’ils ont frôlé la prison, mangé du poisson péché devant leurs yeux au harpon, fait des heures de scooter, tué une bonne vingtaine de cafards et mangé du babi guling. Pour les détails croustillants, s’adresser au bureau des réclamations.

DAY 12

Aujourd’hui Mahé est de retour, Juju fonce donc sur son fidèle destrier pour récupérer son acolyte dans l’enfer de Kuta. Elle lui passe devant sans la reconnaître. Mahe est si noire, le bronzage des îles … métamorphose ! En scooter Simone, la bintang nous attend à la maison ! Pas le temps de chômer, ce soir on dîne chez Mathieu qui a une boutique de choux délicieux à Kerobokan… pasta, poulet rôti et choux, le tout accompagné d’un vin rouge balinais pas trop mauvais… Happiness.
Sur le chemin du retour, Léo bombarde tel un parisien… t’as raison le scooter en Indonésie c’est pas du tout dangereux. Juju roule comme si elle passait son BSR. Lentement, (vraiment) lentement… les filles arrivent à la maison mais Léo n’est pas là…. Et ouais c’est le risque, quand on bombarde et qu’on est pas du coin, on se perd. Ça t’apprendra à faire le mariole !
 Le réveil est un peu compliqué, le vin ça pique… Surtout quand ça fait trois mois qu’on boit de la binouze. Aujourd’hui Léo a une date avec un super tatoueur balinais. Deux petits tatouages, seulement 10 heures sur le billard. On lui souhaite bon courage et on part se dorer la pilule. Un mahi-mahi plus tard, Juliette a elle aussi une pulsion tatouage et part s’en faire un tout petit, en hommage à ses géniteurs.

DAY 13

L’amoureux de Juliette nous quitte. Juju le dépose à l’aéroport et verse une des larmes.
Très vite les globescroqueuses se remettent en route … vers de nouvelles aventures !
En ce jour n°13, on a prévu d’aller rendre visite à Antoine, un pote de Mahé qui habite à Balian beach, un coin paumé au nord est de Bali. Super dangereux de s’y rendre en scoot alors on commande un grab (version indonésienne d’Uber). On a bien fait parce qu’on aurait jamais trouvé seules.
Antoine habite en haut d’une colline, avec sa fille et sa femme Ketut, dans une belle maison entourées de bananiers et autres arbres fruitiers. Antoine est fermier, fermier reconverti. Il cultive des fruits et des légumes et élève des poulets, en toute détente. La vraie vie.
On est reçues comme des reines. Antoine nous fait visiter sa ferme, nous emmène boire une bière sur la magnifique plage de Balian et nous fait découvrir THE spot pour mater le coucher du soleil. Pour le diner on mange un délicieux bakso (boulettes de poulet dans un bouillon) et on goute un fruit de la passion géant. On part se coucher avec des étoiles dans les yeux et des rêves pleins la tête. Juju ne pense plus qu’à une chose ; monter sa ferme au Portugal, élever ses cochons et faire de la charcut’. Beau projet de vie.

DAY 14

Réveillées par le chant des coqs, on prend notre petit déjeuner sur la terrasse, avec vue sur la plage de Balian.
Papaye ? Ananas ? Fruit de la passion ? Oeuf à la coque (oeuf fraichement pondu) ? Tout est bon et tout est bio !
Avant de partir Antoine tient à nous emmener faire un tour en moto pour nous montrer les environs. On monte à 4 (lui, nous 2, et son adorable petite fille). La moto peine un peu dans les montées mais on arrive tant bien que mal au sommet de la colline. Ça valait le coup, la vue est imprenable. Sur le chemin du retour, grosse frayeur, un petit serpent vert au venin mortel nous barre la route. Mais Antoine se veut rassurant :
« Celui là si il te mord, t’as 45 minutes pour dire au revoir à ta mère … ».
NICE.
« Euh … On rentre ?! »

DAY 15

Nous voilà de retour à Seminyak, on check nos comptes en banque parce que Bali c’est pas donné… On a des palpitations, on sue, on a bien peur. Le verdict est fatal …
« Ma fille, si le Japon tu veux voir, du riz et des pâtes tu mangeras. »
Alors ni une ni deux, on appelle la bonne tante Mamelle qui nous conseille un supermarché au top. Le supermarché se trouve vers Kuta. Notre meilleur ami Maps.me est en mode guidage, on bombarde direction notre passion, les supermarchés. La route est énorme, on slalome entre les poids lourds, pas rassurées du tout. L’adresse indiquée n’est pas la bonne. Juliette sent Mahé gigoter…
J: » Qu’est ce qu’il y a ???? »
M: » ilaprilifaune. »
J:« Quoi  ? Tu dis quoi? »
M: » Il a pris le téléphone… »
J:« Mon téléphone? »
M:« …Oui … »
Explosion de rage… Juliette a envie de fracasser tous les c******* à moto de Kuta… Plus de portable, plus de photos, plus de musique. Retour à la maison illico presto, sauf qu’on a plus de GPS non plus… Les globe croqueuses sont sans mots, entre le choc, la rage et l’envie d’abandonner le scoot et de finir en taxi. Elles tournent en rond pendant une heure, avant de retrouver leur chemin.
On veut aller porter plainte ! Porter plainte ? Mais on est en Indonésie ici … ! Pour porter plainte il faut payer. Payer ?! Merci mais non merci.
Le plus drôle dans tout ça c’est que le supermarché s’appelait Grand Lucky… Maître Giraux, une petite action en justice pour publicité mensongère ?
On relativise en se marrant, l’Iphone de juju était tout pourri, sa batterie avait une autonomie d’environ 13 minutes, l’Iphone était noir et son écran blanc un faux acheté au Cambodge… Alors bon chance pour le vendre Jean-Carlos.

DAY 16

Aujourd’hui c’est la journée princesses, la tante de Juju nous prévoit une journée au top… Après quelques longueurs dans la piscine, on a le droit à un massage d’une heure et demi chacune. Et comme ce n’est pas assez, Mamelle et juju s’échappent pour un massage crânien+ brushing de princesse libanaise & massage de pieds. C’est trop !

DAY 17

Réveil aux aurores pour aller au marché au poisson de Jimbaran. Il est cinq heure et Juliette tente de réveiller Mahé, qui est sortie la veille avec l’oncle Titi.
 » Mahé? Ma poule? Ya quelquuuuuuuuun? Ah on dirait que la Bintang a eu ta peau… bah à toute hein ! ».
Le marché au poisson sent : le poisson… Des requins, des poulpes, des calamars, du thon… Ce soir ce sera Ceviche de thon rouge, poulpe grillé et ses petits légumes, encornets sautés. Juju la chef passe la journée aux fourneaux et fait même un peu de pâtisserie. Meringues, chantilly à la crème de marron, coulis de chocolat. Un petit repas pour remercier la famille de Juju, mais on ne pourra jamais en faire assez.

DAY 18

La vie de princesses c’est fini, aujourd’hui on redevient des globe-croqueuses. On règles les derniers détails, on fait le plein de produits cheap qui nous couteront un oeil en Corée et au Japon, et achète les quelques babioles qu’on veut rapporter au pays, et surtout on range le bordel qu’on que Juju a réussi à mettre dans la petite maison.
Un dernier dîner dans le meilleur restaurant de canard laqué de Bali, en famille. C’est dur de dire au revoir mais on reviendra vite ! Encore merci pour tout, gros bisous Stef et Mamelle, Roman on espère que tes triops sont super big et Jadou on t’envoie des tonnes de grimaces.
Allez, direction l’aéroport parce qu’on à un vol pour Jakarta. Une fois à l’aéroport de Jakarta on tentera de se trouver un banc de libre pour y passer la nuit, avant de reprendre un deuxième avion direction Puerto Princessa (Palawan).
La semaine prochaine on vous raconte les Philippines. Désolées pour l’absence et joyeux lundi ♥.

Vietnam Week 9,10

Salut les potes et papottes,

Tout d’abord, désolées pour le léger retard, on était overbookées !
Si notre mémoire est bonne, on s’en était arrêté au passage de la frontière cambodgo-vietnamienne. Pour connaître la suite, c’est ici que ça ce passe.

DAY 1

Apres 5 heures de bus, on arrive enfin à Saigon, alias Ho Chi Minh ville. On a réservé une nuit dans une guesthouse du district 1, assez touristique mais centralement situé. L’auberge est à 5,7 kilomètres de la station de bus, ça c’est ce qui est écrit sur Maps.me (l’appli musthave de tout backpacker qui se respecte), et puis ya le kilométrage viet … d’après le taxi on est à … tenez vous bien … 20 kilomètres.

C’est la fête au pigeon.

Comme d’hab on défend énergiquement note bout de gras, jusqu’à l’obtention du prix de 9 dollars pour le trajet. On hésite encore à accepter le marché … on a peur de se faire rouler, vaudrait pas mieux lui demander de mettre le compteur ? C’est vrai que jusqu’ici on nous a toujours dit que les taxis au mètre revenaient moins cher.

« CHI.FU.MI » des familles.

Victoire de Juliette, allé Carlos allume ton compteur !
Mauvais choix. Finalement 9 dollars c’était un bon prix … à force de se méfier des quenelles on finit par s’auto-queneller. C’est le jeu ma pauvre Lucette.

Arrivées à la guesthouse on pose nos affaires et on part se balader. Un petit retour à la civilisation n’est jamais désagréable. Dans le marché de nuit du district 1 on tente de faire baisser les prix mais c’est pas toujours easy, les viet sont sacrément durs en négo. « Very cheap price for you my friiiiiend ». Très, très, trop coriaces même.

Cette ville donne envie d’aller boire un verre sur un rooftop … Le problème c’est que les rooftop répertoriés sur internet sont un tout petit peu au dessus de notre budget. Un verre = notre budget journalier… on va éviter.
Mais figurez vous qu’en se baladant on finit par se dégoter un petit rooftop où le prix de la bière est raisonnable (le rooftop est pas hyper haut certes mais sympa quand même). Full vue sur les buildings de HCM city.

 

Quelques bières plus tard, sur la place centrale du district 1 l’ami Juliette repère … un Macdo. Et ça c’est jamais bon quand elle l’a dans le viseur … en général c’est même foutu.

« Un macmornig bigmac ou je tire ».

Mahé, quant à elle, fait péter un traditionnel fried rice garlic #passionriz. L’ail, le soir, c’est permis.

DAY 2

Aujourd’hui on a un avion à 19 heures pour Hanoi, alors pas le temps de traîner, on veut continuer à explorer HCM city. On sillonne le district du sud au nord, de l’est a l’ouest, moult fois, en partie parce que le réceptionniste de notre auberge nous a indiqué une adresse pour aller manger des banh-mi (sandwichs viet), qu’on s’obstine à chercher, mais que cette adresse n’existe pas… Du coup on retourne à l’autre bout du district, où on a repéré un plan B. Le resto est trop mimi, les portions sont mini … mais yummy!

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Pour digérer, rien de mieux qu’un peu de lèche vitrine, du bave vitrine même… c’est beau mais beaucoup trop cher pour des backpackeuses comme nous.

A 17 heures un taxi nous attend pour nous emmener à l’aéroport, c’est notre premier vol domestique depuis le début du voyage, et ça, ça se fête ! Un passage en douane expéditif et un contrôle des passeports inexistant, et une heure et demi plus tard nous voilà arrivées à Hanoi. Il fait 10 degrés de moins qu’a HCM mais ici ils kiffent toujours autant la clim … du coup on se les pèle un peu. Ce soir on dort dans une mini guesthouse située dans la vieille ville mais à partir de demain on a la chance d’être invitées dans une famille vietnamienne, la famille de Minh Chau ! #runthistown.

DAY 3

A 9 heures on a rendez-vous avec Trang, une amie de la famille, pour qu’elle nous conduise dans un village situé dans la banlieue d’Hanoi, où la maman de Mahé et son amie Karine ont œuvré, par le biais de leur asso Les Enfants D’abord, à retaper un dispensaire et à construire des toilettes dans l’école du village. Il faut qu’on aille voir comment tout ça a évolué depuis 2009.

Trang parle un français par-fait, ce qui nous facilite grandement les choses. À part « merci » et « santé » on ne sait pas encore dire grand-chose en viet …

Pour le dej on est invitées à manger chez Madame Lan, la sage femme en charge du dispensaire. Orgie vietnamienne. Au menu c’est fondue, mais pas la fondue à laquelle vous pensez / que vous êtes en train de manger, une fondue chinoise avec de la viande, du tofu frit, des légumes, et des nouilles (et aussi des cœurs de porcs). On laisse la photo vous expliquer.

Madame Lan nous ressert dès que notre bol est vide … on tente de ruser et d’y laisser un petit fond de bouillon pour éviter la nouvelle portion mais rien n’y fait. On est condamnées à ne plus pouvoir se relever.

La peau du ventre bien tendue (et vous allez voir ce n’est que le début!), on part visiter l’école du village, qui a bien changé. On fait le tour des salles de classe, pour le plus grand plaisir des cancres qui n’ont pas envie de travailler. On s’installe quelques minutes dans la salle du cours d’anglais, pas de doute le prof y met énormément de bonne volonté mais la langue qu’il enseigne ressemble plutôt à du mandarin… En tout cas merci pour le fou rire ! Mouhahaha.

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Retour à Hanoi, plus précisément dans sa banlieue. Accompagnées de Trang, notre interprète préférée, on passe la porte de la famille de Minh Chau.

Pour la petite histoire, Minh Chau c’est la petite fille (qui n’est plus petite du tout) que Mahé a gardé un petit moment lors de son arrivée en France il y a déjà quelques années. En ce moment Minh Chau est en France, elle reviendra au Vietnam cet été. On lui fait un gros bisou et on la laisse lire la suite.

On est donc accueillies par le papa, la maman, le frère, la tante et l’oncle de Minh Chau. Une véritable haie d’honneur. A peine le temps de poser nos affaires qu’on nous invite autour de la table installée dans le jardin pour prendre une bière, santé « shouksoukoué » en vietnamien ! Ce soir la tante et la maman de Minh Chau ont cuisiné pour nous, un honneur quand on connaît le palmarès culinaire des deux oiseaux ! Les plats s’accumulent sur la table.

Orgie de nems. Les meilleurs nems du monde. Fanny tu n’avais pas menti.

Après le diner, Trang et Dat (le frère de Minh Chau) nous emmènent faire un tour en ville. Vieille ville, lac de l’épée, marché de nuit, on se fait trimballer partout, tout en évitant les quenelles, c’est jouissif, on toise un peu les rares touristes qu’on croise (too cool for u).

On a toutes les deux envie de se faire percer. Suffisait de demander, Trang connaît un petit perceur tatoueur dans la vieille ville. Un petit coup de pistolet pour Mahé et une belle aiguille pour Juju. Pas le temps de dire ouf que nos oreilles ressemblent déjà a des passoires, on est ravies (sorry mommy).

C’est maintenant l’heure de se joindre à la foule de viets qui sont confortablement installés pour boire du thé glacé et grignoter des graines de tournesol. Un thé glacé et une tonne de graines de tournesol plus tard, retour à la maison. Demain on se lève tôt, et on veut nous faire goûter le petit-dej traditionnel. Une douche chaude, un lit kingsize. La vie de palace. On balance nos 20 kilos de linge vraiment sale dans la machine et coucouche panier papattes en rond.

 

DAY 4

A 8 heures pétantes, rendez-vous avec Dat et son papa pour aller manger notre premier pho. Le pho c’est le plat typique vietnamien qu’on trouve à tous les coins de rues et qui est généralement dégusté au petit dej. Mais nous on va pas à n’importe quel coin de rue… On va au meilleur pho du coin. On galère un peu avec nos baguettes et notre cuillère mais il paraît que c’est plus poli de faire du bruit alors allons-y gaiement. La soupe est délicieuse, le bœuf au petit déjeuner on y aurait pas pensé mais finalement pourquoi pas ?

Pour faire passer le pho, rien de tel qu’un petit café viet, bien corsé, servi avec du lait concentré. Le genre de café qui t’empêche de dormir pendant 24 heures. Le café est délicieux, le lait concentré on est moins convaincues.

Trang nous emmène visiter le musée d’ethnologie d’Hanoï et on continue a être traitées comme des princesses parce qu’on paye même pas l’entrée (après tout t’es dans la jetset ou tu l’es pas).

On a rien avalé depuis au moins 2 heures alors nos amis s’inquiètent. Il est l’heure d’aller faire un tour dans le resto de poisson préféré des locaux. Pas un touriste, à notre plus grand bonheur. Le principe c’est du poisson chat dans une poêle avec plein de petits légumes pour aller avec. On était un peu dubitatives suite à notre premier test de poisson chat au cambodge mais les viet eux, savent le cuisiner, et c’est délicieux !

Notre Trang nationale n’a pas l’intention de nous laisser sur cette note salée, elle insiste pour qu’on aille gouter le flan au caramel du coin de la rue … On lui explique qu’on a plus très faim, mais à peine assisses sur nos chaises en plastique on goûte la merveille, et … on en redemande.

Après nous avoir gaveés comme des oies, Dat nous fait visiter le temple de la littérature (Temple Van mieu), lieu où tous les étudiants viennent prier pour leur futur, ou juste pour avoir des bonnes notes à leurs exam (si ce lieu existait en France, Juju y aurait passé pas mal de temps…).

Après le moment culture, c’est l’heure du shopping. Le Vietnam, c’est le temple des fringues pas cher et comme on en un peu marre de porter tous les jours le même short et de laver nos trois culottes à la mano, on rentre dans toutes les boutiques. Bon … niveau fringues on galère un peu à rentrer dans la taille asiat, mais côté soutifs on est ravies.

Faire les boutiques ça donne faim c’est bien connu alors à 18 heures direction un petit resto choisi par Dat, dont la spécialité n’est autre que … la soupe de dumplings. Juju est ravie, ça faisait longtemps qu’elle rêvait de raviolis chinois… (cf week 8 ). On refile vite la peau et les foies de porc à nos acolytes parce qu’il faut quand même pas pousser Mémé dans les orties mais pour le reste c’est vraiment pas mauvais.

DAY 5

Aujourd’hui c’est dimanche, et qui dit dimanche dit grasse mat’. Dat nous laisse dormir jusqu’à … 10 heures.

Avec son amie Tien, il nous emmène voir l’une des grandes pagodes de la ville. Le temple est beau, au bord du lac. Juju y achète une tortue pour la libérer, il paraît que ça porte bonheur alors un vœu et plouf. S’en suit une petite balade dominicale au bord du lac. Dame nature a décidé qu’on avait assez pris le soleil comme ça alors aujourd’hui il fait moche… Bien moche même. On découvre les Nem Pho, des spring rolls au bœuf émincé et herbes fraiches… Trop bon.

L’amie de Dat nous propose d’aller faire du stand up paddle mais lui n’a pas l’air super emballé, alors il faut trouver un plan B … on termine dans un bar à chats, consanguins. Ca sent franchement pas bon, les chats ont vraiment de drôles de têtes et eux pour le coups ça nous étonnerait pas qu’ils aient le chikungounya… Expérience étrange.

On se ballade dans la ville et on traîne Dat dans des dizaines de boutiques, bah oui on les a pas toutes vues et surtout on a pas acheté grand chose hier. On en a toujours aussi marre de nos look de baba-romanichelles-gueshtoupaî alors on fait chauffer la CB, petite fièvre acheteuse. Tout va bien, ça va passer.

Retour à la maison pour manger parce que ca faisait longtemps… Festin comme d’habitude, poulet et poisson frit, riz, magnifique sauce tomate. Merci maman Minh Chau, tu nous régales.

Ce soir Dat veut nous faire une surprise. Il nous emmène chez son oncle, qui a une grande maison à quelques pas de celle de ses parents. Ce sera soirée karaoké. Dans une boîte de nuit privée. A laquelle on accède par un ascenseur. C’est du grand délire. On prend le mic et on rigole bien. Seul bémol ; on aurait bien aimé parler vietnamien parce que le choix de chansons anglophones à l’air de s’être arrêté aux tubes des années 2000. Bon tu me diras la chanson des Spice Girls on la quand même bien saignée. Littéralement épuisées par nos prouesses vocales (les vrais savent), on rentre à la maison. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises …

Le premier jour, on avait flashé sur la manicure- pedicure de notre hôte, on l’avait d’ailleurs complimenté, et ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd … Ce soir c’est à notre tour ! Manucure à domicile et pas par n’importe qui, notre nail master est une reine du nailart alors on s’en donne à cœur joie. On vous laisse juger du résultat. Oui l’Asie c’est contagieux et alors ?

 

DAY 6

Aujourd’hui on quitte cette merveilleuse famille, on les remercie comme on peut en allant acheter avec des patisseries françaises à gogo et eux nous donnent un petit cours de cuisine (cour de nem et de soupe pho). On serait bien restées trois semaines si on pouvait mais la route et ses merveilleux night bus nous attendent alors en avant ! Direction la bus station pour prendre un bus qui a priori fini plus souvent dans le ravin qu’à la station de bus d’arrivée. On part pour Sapa, inchallah…

Dat nous dépose a la bus station et négocie pour nous le prix des billets (rien à dire jusqu’au bout il a pris soin de nous!). A 23 heures on monte a bord de notre bus qui est censé nous emmener directement à destination mais faut croire qu’au bout d’un moment le chauffeur en a eu marre puisqu’il a décidé que le terminus serait à Lao Cai et qu’ensuite on devrait se démerder comme des grandes pour le reste du trajet. Merci vieux c’est cool, il fait pas froid en plus.

DAY 7

Apres une heure d’attente à Lao Cai, on fini par monter dans un deuxième bus, cette fois ci direction Sappaaaa !

On est arrivées à bon port mais le soleil ne s’est pas encore levé et la ville dort profondément alors même si on a réservé une chambre dans un hôtel du coin, va falloir être patientes parce que c’est pas franchement l’heure du check in.

On a du temps à tuer … même si notre hôtel est loin du centre, on part à sa recherche à pattes avec nos backpacks. Bon on a un peu galéré, on a fait trois fois le tour de la ville, mais on a fini par le trouver … en faisant appel aux services d’un taximan. Pas la faute aux globecroqueuses, celle au GPS tout pourri qui nous indiquait des rues qui n’existaient pas.

Aujourd’hui on était censées commencer un trek mais l’ami Mahé a plutôt envie de se reposer. Mahé qui repousse un trek ? Oulala ça sent la tourista à plein nez ça …

Dans notre chambre il y a des lits chauffants (on connaissait les sièges chauffants dans les voitures mais alors les lits chauffants c’est une première). On a très mal dormi la nuit dernière et il est seulement 8 heures du mat alors on se glisse sous nos édredons et on roupille jusqu’à 13 heures. Au réveil on est littéralement affamées, on enfile un pantalon et on part à la recherche d’un gueuleton digne de ce nom. On atterrit chez Baguette et Chocolat, un resto – école de cuisine, qui … a encore pas mal de progrès à faire. Selon Juliette, « les pires pâtes carbo depuis le début du voyage » (et dieu sait qu’en terme de carbo c’est pas un lapin de six semaines).

On consacre l’après-midi à aller négocier le prix de notre trek du lendemain. On se ballade en négociant les prix, et bientôt c’est le drame … au détour d’une ruelle on tombe sur une boutique qui vend des habits traditionnels … vous imaginez nos têtes ? Et surtout ce qu’on a en tête ? Allé … c’est cadeau (number 2).

DAY 8

Aujourd’hui on part pour un petit trek dans la vallée de Sappa.

Le temps d’attendre l’arrivée de tous les membres de notre groupe de marche il est presque 10 heures … c’est pas très sérieux tout ça … On commence déjà à avoir des doutes sur la qualité de la prestation.

La marche commence sur une route goudronnée et à peine une heure plus tard, c’est déjà l’heure de la première pause dans un petit restaurant sur le bord du sentier de marche. Une petite banane ou un petit paquet d’oréo pour faire glisser le petit dej qu’on a avalé il y a une heure ? Allé consommons ensemble, c’est bon pour l’économie locale. Heureusement les paysages sont beaux, presque autant d’ailleurs que nos copines Sapa qui nous escortent.

Après seulement deux heures de marche, l’heure du dej a sonné. On nous apporte quatre grands plats et chacun se sert à la bonne franquette, et pendant ce temps là nos copines tentent de nous vendre leurs sacs, leurs bijoux et leurs tissus. Tout est organisé de manière à ce qu’on claque un max de blé …

La marche de l’après midi ne ressemble pas plus à un trek que celle de la matinée. Nous qui étions habituées à faire travailler nos p’tits corps, on est un chouilla déçues … on aurait pu la faire sans guide cette ballade de santé ! On a comme l’impression de s’être faites arnaquer … Du coup bah petite gueulante en bonne et due forme auprès du patron de l’agence de trek !

« I did many many treks all around Asia and this one is by far the worst we’ve done »
Oui Juju la sportive, belle crédibilité.

Le seul point positif c’est qu’avant de prendre notre bus de nuit on a le droit de prendre une douche dans les locaux de l’agence. On repart donc toutes propres vers de nouvelles aventures, et ça c’est le grand luxe. Sapa c’est sympa, mais on a de la route !

DAY 9

Après une bonne nuit dans notre bus, on arrive sur les coups de 6 heures du matin à la Baie d’Halong. On sait d’avance que la virée en bateau qui nous attend sera tout sauf paisible. On paye 8 dollars chacune et on embarque sur le bateau de l’enfer … full chinois surexcités agrippés à leurs gilets de sauvetage fluo. Les crachats fusent, tout comme les flash de leurs appareils photos. Bref, on est comme des poissons dans l’eau.

On entend nos voisins européens se plaindre, on leur demande combien ils ont payé, ils nous répondent 30 dolls, et ce sera notre seule joie de la matinée (mouhaha belle quenelle).

Bon c’est vrai que les paysages sont beaux mais on a quand même du mal à apprécier … A 13 heures on est bien contentes de quitter ce bateau. D’ailleurs on va pas s’éterniser … C’est décidé on part pour la ville de Hué #bougeotte.

Nous voilà dans le pire bus de nuit ever, une seule femme est présente à bord et elle ne répond pas à nos sourires, le voisin de Mahé n’a qu’un œil mais cet œil est vif et regarde «fast & furious» sur la télé placée juste devant Mahé. Le film est en anglais… enfin presque … au dessus des voix originales il y a une voix de femme qui traduit en viet, cette femme est talentueuse, elle fait les voix de tous les personnages. Vous l’aurez compris, tous les protagonistes ont la même voix, celle de cette dame qui se donne elle même la réplique. Vin Diesel perd le peu de charme qu’il avait… On est dépitées.

Arrivée à Hué plutôt fracassante, le chauffeur nous dépose tout bonnement au bord de l’autoroute. Il est 5 heures du matin et il pleut, on est ravies.
D’après notre pote Maps.me notre auberge se situe à 10km d’ici. On aime bien marcher mais là la rando sous la pluie sur le bord de l’autoroute c’est peut être pas la meilleure idée.

Un taximan d’une gentillesse inégalée nous propose de nous y emmener pour la modique somme de 10 euros par tête. Mais bien sur Mahé & Juliette Rostchild à votre service.
On fait mine de rechercher un autre taxi … au détail prêt qu’a part des poids lourds, il n’y a pas grand monde sur cette autoroute.

Bon bah vieux 5 euros t’es d’accord ? Allez soit cool…

En voiture Simone, Carlos est aimable comme la porte de Fleury, il nous met de la dubstep viet a fond les ballons et invite deux inconnus à monter dans le taxi (il a vraiment du leur dire « eh viens je les ai bien pigeonnées alors free taxi pour toi mon frère »). Et comme une fois n’est pas coutume, Carlos qui ne trouve pas l’adresse de notre guesthouse nous laisse au bord de la route… Pas grave on marche et shame on you Carlos !

On avait prévenu la tenante de la guesthouse qu’on arriverait vers 1 heure du matin (heure donnée par le chauffeur du night bus), on vous laisse imaginer sa tête quand elle nous voit débarquer trempées a 6 heures… Elle nous remonte un peu les bretelles, nous dit qu’elle nous a attendu et que c’est pas cool … et on lui rétorque que nous aussi on l’a bien attendue notre arrivée et que le bus c’était vraiment pas cool. Après une micro sieste et une maxi douche, nous voilà parties en vadrouilles. Il pleut toujours et ce petit crachat londonien est fort désagréable (Mahé : « Ah ouais on dit crachin ?… »). Hué c’est sympa mais ça casse pas trois pas à un canard non plus, notre décision est prise, demain direction Hoian !

DAY 10

Un petit bus de 3 heures et nous voilà à Hoian, la ville la plus mimi du Vietnam. Il y a des lanternes partout et à priori ici, on peut manger le meilleur Banh mi du monde… Une jeune femme nous alpague à la station de bus et nous propose une jolie chambre pour 20 dollars … On fait nos plus beaux sourires et on parvient à l’avoir pour 11 dollars. La chambre est magnifique, maxi douche à l’italienne, mini bar, kingsize bed, petit balcon… La classe à Dallas.

Ni une ni deux, nous voilà sur nos biclounes à la recherche de ce fameux Banh mi et Tong ne nous avait pas menti… C’est vraiment le meilleur du pays !

La ville est bourrée de boutiques de vêtements et de chaussures sur mesure. Mahé craque et se fait faire deux robes. Juju contemple et touche avec les yeux en pensant à son cours de cuisine de demain matin… Le soir venu on engloutit quelques nems, parce que ca faisait au moins 3 jours, et on s’endort dans notre lit de princesses.

DAY 11

Réveil aux aurores pour Juju qui part arpenter les marchés et qui apprend tout un tas de recettes avec la patronne du Golden Lotus. Ca y est, la cuisine vietnamienne n’a plus de secret pour elle. On flâne dans les rues d’Hanoi et on s’organise pour la suite du périple…

Bientôt nous voilà face à un sacré dilemme, dans deux jours notre vol partira d’HCM city (direction Bali), et il existe plusieurs moyens pour s’y rendre. Le moins cher consiste à prendre un bus de 24 heures et le plus cher mais aussi le plus court consiste à prendre un train de 20 heures. Mahé a du bizbiz à faire a Saigon, elle prendra donc le train de l’enfer !!

DAY 12

Train vs Bus, les globe croqueuses ont testé pour vous.

Train :

Mahé adore les trains, en général elle s’y sent bien. Mais là c’est vrai que les conditions ne sont pas idéales … :
-le bois c’est le matériau avec lequel sont fabriqués les sièges du train,
-20 c’est le nombre d’heures de voyage,
-60 km/heure c’est la vitesse du bolide,
-des poux + des lentes, c’est ce que la petite fille qui est assisse a coté de Mahé a partout sur la tête,
-1,50 euros c’est ce qu’il reste a Mahé pour se sustenter jusqu’au lendemain,
-100 décibels c’est ce que crache le haut parleur situé au dessus de son siège,
-de la variété viet, c’est la musique préférée du conducteur. Amazing. Inutile de vous dire que c’est pas la peine de lui demander de baisser le son ou de changer de playlist.

Vous l’imaginez, Mahé est plutôt contente d’arriver. Elle n’a pas fermé l’œil de la nuit mais elle sort grandit de cette expérience, elle connaît par cœur les chansons des stars viet du moment et quitte la gare en chantonnant.

Bus :

Heure de départ prévue entre 16 et 17 heures, il est 18h15, le bus n’est toujours pas là et Juliette commence vraiment à paniquer… T’imagines si ils m’ont oubliée et que je rate l’avion pour Bali ?
A 18h30, le fameux bus pointe le bout de son nez, la place attribuée à Juju est tout simplement la dernière libre. Au fond, sur un espèce de matelas pour 3 personnes, avec deux allemandes bien musclées. Juju essaye de négocier. Un gentil viet regarde les deux allemandes avec un petit regard coquin et propose d’échanger sa place… Juliette refuse pour ne pas infliger ça à ses deux nouvelles voisines. Mais ses voisines s’avèrent être très désagréables alors retournement de veste et tanpis pour vous. Bon chance pour vos 12 heures de bus avec le jeune viet émoustillé.

Après douze heures de sommeil de plomb, le chauffeur nous dépose au bord de la route… Comme une légère impression de déjà vu sauf que cette fois Mahé n’est pas là. A priori un autre bus arrive dans 3 heures alors on a plus qu’à prendre notre mal en patience. Enfin on… non pas « on », seulement l’ami Ju, la seule tarée à prendre ce bus pour HCM. Le bus arrive bien 4 heures plus tard et dépose Juliette juste à côté de la guesthouse. Hello again Saigon !

Les globecroqueuses se retrouvent pour le souper, et pas n’importe lequel … ce soir on est invitées à diner dans un restaurant français du district 1, « La Cuisine ». Les plats sont tout simplement délicieux, et il y a de la moutarde, du pain et du vin, vive la France. Merci Philippe. Notre périple vietnamien s’achève en beauté. Demain on s’envole pour Bali … ah l’Indonésie …. !

DAY 13

Après une courte nuit, départ pour l’aéroport, on a booké un taxi mais il n’arrive pas … On attend une bonne vingtaine de minutes et la tension commence à monter. Si il y a bien un vol à ne pas rater, c’est bien celui ci !!! On monte dans le taxi, on respire un grand coup et let’s go : Ho chi Minh -> Singapour, et Singapour -> Bali.

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Stay tuned amigos, la semaine prochaine, on vous raconte l’Indonésie, c’est promis !

Cambodia – Week 8

DAY 1

Arrivée a Sihanoukville à 7 heures du matin, il faut maintenant qu’on prenne un bateau pour se rendre sur l’île de Koh Rong. On choisit l’option slow boat et c’est parti pour 3 heures de mer, soukez les artémuzes !

L’île vend vraiment du rêve, en résumé c’est cocotiers, sable blanc (super doux) et eau turquoise. On se trouve un banc de sable sur « la plage des 4 kilomètres » et on passe la journée à loutrer. A la nuit tombée on se fait un petit kiff, on paye 5 dollars pour qu’on nous emmène voir du plancton fluorescent. C’est assez magique, ça brille sous l’eau mais aussi dans le ciel, qui est bourré d’étoiles.

Apres cette merveilleuse virée en bateau, nos estomacs crient famine. La spécialité à Koh Rong c’est les grillades alors ni une ni deux on commande des calamars, ils sont bien grillés et aussi un peu sablés… Hier c’était la full moon, ce soir les gens sont fatigués et nous aussi, alors on rentre se coucher en tentant d’éviter les petits ruisseaux d’eaux usagées … on se lave les pieds et on frotte fort.

 

DAY 2

Réveil aux aurores car notre capitaine nous attend, aujourd’hui on part pour Phnom Penh. La mer est super agitée. Il est fort probable que le smoothie du petit dej passe par deassus bord. Juju est aussi jaune que ses voisins chinois (ah bon on avait dit qu’on arrêtait avec les chinois ?!), et Mahé est au top, encore mieux que sur le bateau de tonton Steph, le rosé en moins…

Arrivées sur le continent, on attend patiemment notre pickup pour la station de bus. Mais il n’y a personne … tant pis en tuk-tuk Simone, pas question qu’on loupe notre bus ! (Il y avait bien un pick up mais Mahé n’avait juste pas retenu le point de rdv).

Il fait 40 degrés dans le bus, on sue de la moustache comme jamais et on compte les minutes (« c’est quand qu’on mange? » – « J’ai envie de faire pipi »). Arrivées à Phnom Penh, on découvre notre auberge à la japonaise, avec des lits capsules. La clim est à fond et on a des couettes dans nos lits, bonheur !

A seulement quelques mètres de notre auberge, on tombe sur un boui-boui qui fait des dumplings… Ça fait une semaine qu’on a envie d’en manger alors c’est parti, on commande et on re-commande, c’est Byzance ce soir… ! Enfin ça c’était avant, parce que après le diner c’est plutôt Bagdad…dans le ventre de Juliette. Silence radio, deux jours au lit.

 

 

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Du coup, vous allez lire les aventures de Mahé en solitaire. Et Accrochez vous bien !

 

DAY 3

Hier soir, au fameux resto des dumplings, on a rencontré un jeune avocat français qui a conseillé à Mahé d’aller faire un tour au tribunal de Phnom Phen, histoire d’assister à une audience sur les massacres perpétrés sous le régime des Kmers rouges. Le tribunal est situé à 10 km du centre ville mais une occasion comme ça ça ne se loupe pas alors sans hésiter Mahé part à la recherche d’une mototaxi qui accepterait de faire l’aller retour pour moins de 10 dollars. Marché conclu, aller retour pour 9 dollars ça parait honnête, de toute façon il fait bien trop chaud pour négocier plus longtemps et puis si t’as le malheur de laisser échapper que t’es avocate (okay bébé avocate) tu perds toute légitimité dans la négo:

-Le taxi man : » you very rich, you lawyer, lot of money, good condition »…

-Mahé : « No no ! Me baby lawyer, no job for the moment, no money, backpacker… -silence +bataille de regards- bon laisse tomber, 9 dollars ok ».

Grande est la déception quand une fois arrivée au tribunal on lui annonce que l’audience a été reportée…Heureusement le taxi man n’est pas parti bien loin, il joue aux cartes avec des jeunes cambodgiens en sirotant un petit verre de … bah d’alcool de riz tiens ! C’est pour se réchauffer qu’il me dit … te réchauffer ? Tu fous ma gueule ? Il fait 40 degrés !

De retour en vie au centre ville, il est 14 heures et il fait beaucoup beaucoup trop chaud pour arpenter les rues de la capitale, alors Mahé cherche une piscine ou un endroit climatisé … jusqu’au moment où elle tombe nez à nez avec une boulangerie française, et pas n’importe laquelle ; Eric Kayser. Une baguette siouplait ! Voilà qui devrait redonner le sourire à Juju qui n’a rien avalé depuis qu’elle a rendu les dumplings de la vieille (et bon appétit bien sur).

En fin d’aprèm Mahé part rejoindre Saony, une amie de la famille, qui, pour son plus grand plaisir, lui remet deux paquets de poivre d’environ 2 kilos chacun (pour la famille en France) … cool, ça va être pratique à trimballer pendant deux mois ça !

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DAY 4

Aujourd’hui Juju est toujours malade… »vous reprendrez bien quelques dumplimgs? » Mouhahaha.

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Elle passe la journée à éteindre la clim que sa sorcière de voisine rallume immédiatement et juju nous confiera plus tard qu’elle a peur que la sorcière la tue pendant son sommeil. ( allez steuplaiiii je peux venir dans ton lit ?)

Mahé part visiter le musée du génocide cambodgien, alias S21. C’est le musée de l’horreur… Des traces de sang encore présentes sur les murs et le sol. Les témoignages sont poignants et les photos laissent sans voix.

 

Cet après midi le programme n’est pas défini, Mahé se ballade dans les rues de PP la grouillante, entre grands buildings et immeubles délabrés. Dans la rue 63, un homme et sa femme sur leur scooter s’arrêtent pour la complimenter sur ses lunettes de soleil … (des fausses Rayban achetées il y a deux ans en Thailande…) :

« Hello beautiful lady, my wife really likes your sunglasses, she thinks they are really cute, where did you buy them? ».

Bientôt un dialogue s’engage, au début au sujet des lunettes puis ensuite au sujet de la France, de Paris, du prix d’un appartement à Paris, de sa fille qui va venir y habiter le mois prochain. Il a besoin d’être conseillé sur un tas de choses. Alors il propose gentiment à Mahé de venir déjeuner chez lui. Mahé a faim … très faim, et mangerait bien un petit beef lok lac cuisiné par un autochtone, mais elle revient vite à la raison lorsque dans sa tête résonne ce vieux proverbe africain : « c’est la tête qui tient le ventre et pas le ventre qui tient la tête ». Elle décline poliment la proposition.

Elle a plutôt bien fait. On apprendra un peu plus tard que c’est la douille tendance du moment. Le mec ne t’invite pas vraiment pour te cuisiner un beef lok lac mais plutôt pour te cuisiner toi et tirer ton porte monnaie. Joie.

Mahé est en vie mais elle a toujours faim… Alors qu’elle continue à errer seule dans les rues de la ville, privée de son acolyte préférée, elle tombe nez à nez avec ce qui ressemble fort à un centre commercial. Et qui dit centre commercial asiatique dit food court géant ! Ce midi ce sera sushi party, on est au Japon dans 2 mois mais un petit chirashi ça ne se refuse pas ! Dans ce centre commercial on trouve de TOUT, même une élection de miss … priceless !

DAY 5

Un sandwich au kiri et direction Mondulkiri (c’est pas drôle certes mais c’est la vérité vraie). Mondulkiri c’est un village au nord est de Phnom Penh, où on a prévu de se faire un petit trek, et d’aller voir les éléphants #lesjalouxvontmaigrir. C’est parti pour 6 heures de minivan, mais attention pas n’importe quel minivan, un minivan du futur, avec des sièges d’américains et avec le wifi.

On a comme l’impression d’avoir été surclassées…pop champagne ?! Heu là tu pousses le bouchon un peu loin Maurice.

L’homme à gauche ronfle plus que Flo, euh que Juju quand elle a trop bu.

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Mondulkiri c’est un village étrange, sorti de nul part. Une rue principale au milieu des montagnes, des grandes guesthouses peu accueillantes, quelques agences de trek et deux trois resto tenus par des européens dont on se demande ce qui leur est passé par la tête pour avoir l’idée d’ouvrir un business ici. Improbable mais finalement plutôt sympa.

On fait le tour des agences de trek, on négocie férocement et on book deux jours de trek avec une petite nuit dans un village pour 50 dollars.

Et ce soir ? On dort dans la guesthouse la plus cheap du village, c’est franchement pas le luxe mais avec un gros pull, des boules Quiès, un pince nez et un masque sur les yeux ça passe pas si mal.

DAY 6

A 9 heures nous voilà parties sur les sentiers cambodgiens. Deux guides nous accompagnent, l’un deux est déjà bien attaqué, une demi bouteille d’alcool de riz au petit dej c’est fort en chocolat… Mais non c’est rien… la jungle? Avec un guide bourré et un peu tactile? Même pas peur!

On marche dans la jungle, on s’arrête pour se tremper les pieds dans des cascades et on découvre des arbres à noix de cajou. Et pour la minute culture: L’arbre a noix de Cajou produit un fruit vraiment pas bon pour pas être vulgaire. Comme quoi les chiens font des chats parfois.

 

A 16 heures on arrive déjà au village, où il est prévu que l’on passe la nuit. Le chef du village nous propose de l’alcool de riz … « thankyou very much but I think we’d rather have a beer for the moment« . A 18 heures le diner nous est servi, et à 19 heures c’est l’heure du cours d’anglais, tout le monde se retrouve dans la salle se classe du village, petits et grands. Super moment.

On passera la nuit dans des hamacs de l’armée. Ça caille un peu à 4 heures du mat mais on préfère largement ça aux nattes à même le sol.

 

DAY 7

Réveillées par les coqs et les cochons, on saute de nos hamacs pour aller avaler un petit dej et nous voilà reparties sur les sentiers. Après deux heures de marche on arrive au bord d’une rivière et on peut entendre au loin leurs pas lourds … ils arrivent … nos potes les éléphants !

Mowgli est aux anges. Mahé touche avec les yeux.

 

Pour le dej on a le droit à du poisson-chat grillé. Ça vend du rêve comme ça mais en vrai c’est loin d’être un régal.

 

DAY 8  (c’est cadeau)

Le Cambodge c’est déjà fini… aujourd’hui il faut qu’on passe la frontière vietnamienne. Pour ça il faut qu’on prenne un bus en direction de Snoul (ville frontalière côté Cambodge), puis, quand on aura passé la frontière (on sait pas encore comment) on pourra attraper un bus direction Ho Chi Minh. « Va yavoir du sport … « .

 

LA FRONTIERE :

 

Le passage de la frontière Cambodge / Vietnam c’est plus cool que la frontière Laos / Cambodge, mais … c’est pas non plus de tout repos. Arrivées à Snuol après 2 heures de minivan surchargé, les taximan nous sautent littéralement dessus. La frontière est à une dizaine de kilomètres, un peu compliqué de le faire a pied par 40 degrés avec nos backpacks…ça ils le savent bien.

Pas le choix, va falloir entrer en négo avec eux. Mais qui dit négo dit aussi marche parce que les cocos veulent nous faire payer 5 dollars chacune pour le trajet en moto. On refuse et on continue à avancer…avancer…avancer…jusqu’à ce que l’un deux accepte de nous y emmener pour 2 dollars par tête.

-Mahé : « Du coup elles sont où les motos ? ».

-Juliette : « Pourquoi t’utilises le pluriel ? Tu veux parler de LA moto ? Celle sur laquelle on va monter à trois, enfin à 5 si on compte nos backpacks ? ».

 

Great.

 

On a eu un peu peur, on s’est bien accrochées l’une à l’autre, le Monsieur roulait très vite et les camions qui nous doublaient roulaient encore plus vite. On a peut être fait une prière ou deux. On est arrivées entières, on a filé nos passeports à la douane, on a obtenu notre tampon (personne ne nous a demandé de payer quoi que ce soit, on comprendra après qu’ils nous réservaient les quenelles pour plus tard) et on a sauté dans le bus direction Ho Chi Minh. Tout ça en 30 minutes chrono. Voilà le topo…

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Dans la continuité de la semaine dernière, quelques petites perles orthographiques dégotées à droite à gauche et une belle contrefaçon relevée par Maître Giraux. On vous laisse apprécier.

 

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Juliette a donc pris des pâtes à la souce et Mahé s’est contentée de deux trois macarons La Doré… Et puis une bonne nuit dans leur soft Berth plus tard elle décidèrent de partir pour New Your. 

Bisous à la famille, aux copains et aux autres.

 

Vous nous manquez on se console comme on peut… (sorry not sorry)

Entre le Laos et le Cambodge week 7

DAY 1 & 2

Réveil après une nuit bien douce, à nous les caves de Konglor ! Il paraît qu’on y trouve des araignées de la taille d’une main et qu’il y fait aussi noir que dans la penderie de Kanye West mais même pas peur, on est parées.
Armées de nos lampes frontales ultrapuissantes  et nos gilets de sauvetage, on monte à bord de notre bolide, une barcasse qui prend l’eau, et c’est parti pour 45mn de noir complet. L’experience est étrange, la grotte est immense. On éclaire le plafond avec nos lampes et on aperçoit des stalactites géants. Les conducteurs de la pirogue (un à l’avant et un à l’arrière) nous font descendre à certains endroits lorsqu’il n’y a pas assez de profondeur. On prie pour qu’ils ne nous abandonnent pas seules dans la grotte. Mais globalement nos Carlos n’ont pas froid aux yeux, on bombarde et on double tout le monde. Elles sont belles ces caves, c’est impressionant. Mahé fait l’idiote et passe derrière les barrières de sécurité et comme d’habitude, on se marre bien.
 

 

Retour au village de Konglor et nouvelle mission : « aujourd’hui vous quitterez ce village dans lequel personne ne parle anglais et vous prendrez un bus en direction de Don Det (extrême sud du laos) ». Un bus, ahhahah biensuuuuuuuur les filles. On ouïe dire qu’il y a un bus à 13 heures (c’est top ça nous laisse 2 heures devant nous pour déjeuner) et puis on questionne quelqu’un d’autre qui nous rit au nez quand on lui annonce notre destination. Bref, on a interrogé tout le village et on a pas eu une seule fois la même réponse. Qu’est ce qu’on fait dans ce cas là ?!

Un classique CHI FU MI.
 
C’est parti, on suit les 4 backpackers du villages qui montent a bord d’un tuk-tuk en direction de la première grande ville… A 5 heures de route. « Have a break, have a tuk-tuk » (Le tuk-tuk le plus tape cul du Laos). Mahé réalise l’exploit de s’endormir (dans un tuk-tuk sur une route de montagne, ya du level) et Juju discute avec ses voisins, des bordelais, et se rend compte a quel point le monde est petit ! (Big up à Sybille & Kristina). Cinq heures plus tard, le tuktuk entre en gare routière de Thatek, où l’anglais n’est pas non plus la langue nationale. On recrute un jeune qui a quelques notions, vive les nouvelles générations, et grâce à lui c’est parti pour 10 heures de bus en direction de ? – on a pas bien compris mais il parait que c’est dans le sud. On nous réveille à 3 heures du mat et on nous fait changer de bus, on se rendort illico presto dans un bus un peu moins bondé, mais meublés de scooters et autres objets inatendus (en tout cas inatendus sur un siège de bus).
 
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Ce sac, par exemple, contient un serpent…
 
Après 6 heures de route, on nous lâche au bord de la route dans la ville de … (toujours pas compris), on aperçoit enfin le Mékong, alors on négocie le prix de la traversée et on embarque sur une nouvelle barcasse, direction Don Det, une des 4000 îles du sud du Laos. Don Dret c’est plutôt cool, on y trouve surement plus de hamacs que d’habitants, et les terrasses sur pilotis avec vue sur le Mékong nous poussent un peu à nous laisser porter.

DAY 3

 
On nous avait prévenues, Don Det c’est pas fait pour les piles électriques. Très peu d’options s’offrent à toi, tu peux faire du bateau, ou de la bouée, ou éventuellement du velo. Mais tu tournes vite en rond alors après 24 heures passées la bas, on décide de booker un bus direction le Cambodge pour le lendemain matin et on part s’aventurer sur le Mékong, en bouées.
Le principe est loin d’être compliqué, tu te laisses dériver sur une bouée et ta seule tache est de sortir de l’eau au bon moment, en l’occurrence au niveau de la « Paradise Guesthouse »… Mais ce jour là on avait l’âme rebelle alors on a trainouillé un peu plus longtemps sur nos bouées… Jusqu’au moment ou on a pris pas mal de vitesse et commencé a dériver dangereusement. On vous épargne les détails et on vous laisse imaginer les deux crevettes se débattre avec leurs chambres à air de camion. On s’en est sorties et puis au pire nos copines anglaises se seraient inquiétées au bout d’un moment.
 

DAY 4

Réveil aux aurores pour prendre notre bateau qui nous mène au bus, qui nous mène au mini bus, qui nous mène à Siem Reap. Enfin ça c’est ce qu’on croit. On prend donc un bateau, qui est aussi étanche que ta clique et toi le samedi soir … Le sac a dos de Juju est a moitié trempé et on est ravies parce que tout le matériel électronique est dedans (erreur de débutante n°57). Arrivées à la bus station, on poirote et on papote. Avec les laotiens faut pas être pressés et faut pas poser trop de questions sur l’organisation. On fini quand même par monter dans un bus qui nous enmène à la frontière.

LA FRONTIERE :

 
Il faut savoir que la frontière Laos/Cambodge, c’est juste du racket organisé. On l’avait lu sur tout les forums. On avait donc prévu le coup et fait faire nos visas avant de quitter la France en se disant qu’on allait bien leur mettre à l’envers.
 
Mais que nenni mon brave, tel est pris qui croyait prendre.
Accrochez vous bien les copains le passage de frontière c’est comme ça :
 
Coté laotien : Tu sors du bus, tu te pointes devant un petit bureau avec 8 personnes en uniformes qui te demandent 2 dollars pour pouvoir quitter le territoire Laotien. Intéressant ça … en gros tu payes pour entrer et puis tu payes aussi pour partir. On s’étonne, on s’offusque, on s’insurge même (surtout les Francais parce que toutes les autres nationalités payent sans broncher) mais les officiers nous expliquent que c’est le prix du tampon. Le prix du tampon ?! Mais oui on est cons, le prix de l’encre laotienne a vachement augmenté ces dernières années.
Ensuite tu traverses la frontière, tu marches une cinquantaine de mètres entre les deux pays, (petite video bonux sur notre instagram : globecroqueuses), jusqu’à ce qu’on t’arrête pour te faire passer, tenez vous bien, un « contrôle médical ». En gros tu jures sur ta vie que t’as pas le chikungounya, ni ébola, et la gentille infirmière (qui est autant infirmière que nous sommes chirurgiennes) te vise avec un thermomètre laser et te dit :
 

« realllly good health! » (ah yesss jsuis rassurée),

 
et puis elle te demande 1 dollar. Et toi t’es francais, alors tu ripostes et tu te casses. Ca suffit oui c’est le prix de mon déjeuner alors va voir ailleurs si j’y suis. Tu arrives ensuite au bureau des visas, où une belle stratégie de racket a encore une fois été imaginée. Pour entrer sur le territoire, même si tu as déjà ton visa, tu dois payer … 2 dollars. C’est tout rond, tout mignon, ça sonne bien 2 dollars. Et si paye pas ? Bah tu rentres pas.
Si si on a essayé de boycotter (« I’m gonna call the french ambassy » ou « can I take a picture of your face and write a report » ou encore « I’m a lawyer you know… ») mais aucune négociation possible, ça monte même dans les tours alors on capitule.
Ensuite tu files vers la dernière étape, la feuille d’entrée sur le territoire. Tu leur donnes donc la petite feuille et ton petit passeport. Ils le regardent à peine, on aurait pu avoir des passeports de blondes suédoises ils auraient rien vu. Et ils te demandent 2 dolls pour le tampon d’entrée. A croire que l’augmentation du prix de l’encre à tampons est internationale.
 
Ensuite, on nous laisse gentiment poireauter – frire au soleil – avant de nous faire monter comme du bétail dans un bus qui va à Phnom Penh. C’est pas du tout notre destination mais on reste calmes, il parait qu’on devra juste changer de bus d’ici une heure. Et bah tant mieux parce que faute de place Juju est assise sur une chaise en plastique au milieu du bus (en même temps si tu perds les tickets forcément ça agace les organisateurs et ça complique la tâche Juju). L’heure passe et on nous dépose dans un énième resto de route.
Mais non la compagnie de bus touche pas de com vous dite des bêtises.
 
On nous fait attendre un peu plus longtemps et à 16 heures l’heure du minivan est enfin venue, shotgun des places de devant, extension maximale des jambes et roupillon. On arrive à Siem Reap aux alentours de 22 heures (on nous avait dit 17 heures quand on a acheté les tickets) mais on libère nos chakras et on s’émerveille comme des enfants devant cette jolie ville aux ponts enguirlandés (Merci tata flo pour tes conseils avisés).

DAY 5

Réveil matinal après 24 heures de perdues. Apres deux semaines au Laos, ça fait tout bizarre de se retrouver dans un hôtel de kéké avec musique all day et jeux organisés par des pseudos GO, mais après tout c’est plutôt marrant.
Ce matin, direction le market dans lequel on compte bien trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour le petit déj. Et c’est chose faite, il est 10 heures et on déguste de merveilleuses nouilles sautées aux légumes et des rouleaux de printemps… Les nouilles sont délicieuses. Les crevettes séchées dans le rouleau de printemps nous laissent dubitatives. On flâne dans le marché, on négocie férocement les trois babioles qu’on a décidé d’acquérir (« mais si mais si t’inquiètes j’ai encore une mini place dans mon backpack ça va rentrer easy… ») et on se perd dans la ville.
 
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En début d’aprem on a rendez vous avec l’ami Volo, qui va nous faire visiter l’école de pâtisserie dans laquelle il a bossé pendant plus d’un an, en tant que prof d’anglais et de maths.
Le but de l’école : offrir une formation gratuite à des jeunes cambodgiennes issues des campagnes, pour qu’elles puissent ensuite être embauchées par de grandes firmes hotellières et gagner un salaire trois fois supérieur au salaire moyen cambodgien. On est accueillies comme des reines, on boit des cafés glacés et on mange une tarte au citron meringuée, digne d’une pâtisserie française ! Chapeau les filles !
 
 
 
Requinquées, on file en direction DU supermarché de la ville pour acheter des vivres pour l’apéro. Ce soir on est invitées chez des potes de Volo pour fêter ses 26 bougies. Dans ce supermarché  bon marché on peut vraiment TOUT trouver : j
ambon de parme, fromage, cornichons, bon pain, bon vin, whisky japonais.
 
Baguette sous le bras, vin rouge à la main et saucisson sur l’oreille, on est plus que parées pour l’apéro !
 
Le supermarché n’est qu’à 5 minutes à pied de notre hôtel mais on réussi à se perdre et à tourner en rond pendant 45 minutes. Autant il y a des jours où tu peux nous appeler Mappy, mais clairement pas aujourd’hui !
Ce soir on a de la chance, il parait qu’il y a un bon concert a Siem Reap, un concert de musique malgache ! On débarque en bombe au Cayo coco… Le concert a déjà commencé, le public est déchainé. Les musiciennes ont entre 13 et 22 ans, et ont toutes été recrutées par une asso malgache qui oeuvre contre le tourisme sexuel a Madagascar. Leur musique est enivrante, le dancefloor est investi par l’ami Volo qui réalise une performance exceptionnelle, suivit de près par Mahé qui ne peut pas s’en empêcher.
 
 
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Et Juju ? Ce soir là elle pleure de joie (véridique), trop émue par ces belles musiciennes venues de loin.
Et pour checker leur projet c’est par ici
 
 

DAY 6

Enchantées par notre soirée, on se réveille de trop bonne humeur. On papote depuis nos lits superposés (un dortoir de filles c’est un vrai poulailler).
Dans un moment de liesse, Juju fait un geste un peu brusque, son iphone vole a l’autre bout du dortoir…Paix à son âme. †
On passera donc la moitié de la journée a faire une étude comparative sur les prix des écrans d’iphone a Siem Reap.
Conclusion : faire changer un écran d’iphone en Asie ça coute aussi cher qu’au pays …
Le programme de cet après midi c’est d’aller visiter une école de cuisine, mais attention pas n’importe laquelle, l’école Sala Baï ! Sala Baï c’est une école d’hôtellerie restauration qui a vu le jour en 2002 grâce aux fonds de l’ONG française Agir pour le Cambodge. Elle est entièrement dédiée aux jeunes cambodgiens les plus défavorisés.
Seulement on est dimanche alors on a un peu peur de trouver une école fermée… Mais la chance nous sourit ; alors qu’on se fait emmerder par un vieux cambodgien un peu trop bourré, un monsieur a vélo pédale à notre secours et chasse le malautru. Ce monsieur n’est autre que l’ancien directeur de Sala Baï, qui nous propose de nous faire une visite guidée !
Franchement on pouvait pas mieux tomber. L’école a été dessinée par une architecte française, tout et beau ET intelligemment conçu. 
 

Après cette belle visite et quelques kilomètres a pied pour rentrer dans notre quartier, on décide d’aller se faire masser les pieds. Juju tombe sur une masseuse aux doigts de fée tandis que Mahé se retrouve face à un vrai bourin. 30 longues minutes de quasi torture, et de bons fourires.

 

 

DAY 7

Réveil a 4 heures du matin pour aller visiter les temples d’Angkor. On se fait le lever du soleil a Angkor Wat, un peu voilé mais très stylé, puis visite du temple de Tomb Raider.  Notre guide est un sacré personnage, il a 21 ans, mesure 1m40 et se fait apeller « mister Tiger ». Ces temples sont à couper le souffle, mais malheureusement les chinois ont encore investi les lieux…
(Nous vous rappelons qu’il suffit de cliquer sur les images pour les agrandir…)
 
A 2 heures nous voilà de retour à notre auberge, complètement rincées. On consacre l’aprèm à aller acheter des vivres parce que ce soir on prend un sleeping bus et qu’on en a marre de se faire avoir a chaque fois, à la bus station en général ya des crackers de riz, des chips aux algues nori et des pattes de poulet grillées … bref pas de quoi ripailler.
On était toutes excitées a l’idée de prendre ce sleeping bus mais en montant dedans on a envie de pleurer. Les couchettes font 1 mètre de large (pour 2 personnes!) et la hauteur sous plafond est de 40 centimètres. Position pharaon obligatoire. Faut pas être claustro, et faut pas non plus être trop gros.





Et le cadeau de cette semaine ? Des petites perles orthographiques dégottées à
droite à gauche. 

 
« Du coup moi je vais prendre des sparkety au bercon et en dessert un piece of cake svp ». 
Joyeux dimanche et gros bisous ♥

Laos – Week 6

 

DAY 1

Départ pour un trek de deux jours dans la jungle laotienne, on commence à être rodées, sacs allégés au maximum, grosses chaussettes pour la nuit et c’est parti.

Un petit tour au marché pour faire le plein de vivres pour les deux jours à venir et laissez nous vous dire que c’est le genre de marché qui coupe l’appétit. Serpents vivants, bébés écureuils et poussins morts. « Vous reprendrez bien un peu de rat grillé ? ».

 

 

 

C’est le début de la marche et c’est plutôt tricky, le sentier est parfait pour les asiatiques mais malheureusement pour nous, nos parents nous ont fabriquées plutôt élancées, alors on essaye tant bien que mal de pas s’accrocher les cheveux dans les lianes et de pas s’étaler dans la boue, franchement on se marre bien.

 

 

Petite pause au pied d’un petit arbre, yummy du sticky rice et une salade de peau de porc, de quoi faire le plein d’énergie avant de repartir ! La marche reprend, la cadence est soutenue, mais bientôt Juliette ripe … elle tente de se raccrocher à une liane qui cède sous son poids. Atterrissage non contrôlé. On vous laisse l’imaginer, à quatre pates sur un tronc d’arbre avec un bambou dans la bouche, les pieds bien emmelés et incapable de se relever.

 

Le guide n’en peu déjà plus de nous.

 

Arrivée au campement, on s’installe au bord d’une magnifique petite rivière. Ni une ni deux, on enfile nos maillots et on passe en mode sirène. Enfin, c’était sans compter sur la température de l’eau, Juliette touche avec les yeux et Mahé mouille un demi maillot (et tout le monde sait pourquoi).

Juliette 0 et Mahé ½ point pour le geste.

 

Le soleil a décidé d’aller se cacher dans les bambous alors c’est l’heure pour nous de monter notre tente et de faire du feu. A 17 heures, le feu est ardent et la tente bien montée. Bon bah on a plus qu’à se regarder dans le blanc des yeux.

 

 

Petit cour de cuisine improvisé, un de nos guides nous a dématé deux trois bambous pour en faire des casseroles, bien plus cheap que de la vraie batterie de cuisine, mais un peu compliqué à pratiquer au pays. Au menu, soupe de la Jungle, cœur de palmier frais, rotin et fleur de banane. C’est délicieux. Le repas touche à sa fin, il est 18h30 et il est l’heure pour les globecroqueuses d’aller se pieuter. La nuit va être longue … Réveil au beau milieu de la nuit (vers 21 heures) pour une virée technique. A tour de rôle on fait le guet … il paraît que les léopards rodent …

 

DAY 2

Les crépitements du feu nous réveillent. Nos guides nous ont préparé un bon petit dej. Œufs aux herbes, sauce à la tomate et aux oignons, sticky rice (hummm du sticky rice (Même Mahé n’en peut plus !)). Juste le temps de finir notre bambou coffee et on est parties pour une marche de 7 heures.

 

On visite plusieurs villages de la jungle, et on essaye de voler un bébé cochon mais c’est beaucoup trop furtif ces petites bêtes … Tanpis pas de charcut’ pour aujourd’hui.

 

S’en suit une montée de l’enfer qui nous rappelle un peu notre trek au Sri Lanka. Mahé grimpe telle coco à Val d’Isère et Juju traine sa misère comme dab, (pourtant elle a pas fumé depuis 3 jours – applause).

Retour à Luang Nam Tha et fin du 3ème Trek pour les globes croqueuses. On a tout juste une heure pour retrouver une hygiène homologuée alors on squatte la salle de bain de notre nouvelle copine allemande. Notre acolyte française, Claire, nous fait une très belle performance. On lui consacre ce petit paragraphe.

A 18 heures, Claire part retirer de l’argent au distributeur. Claire prend l’argent mais laisse sa carte dedans. Elle ne la retrouve pas mais elle ne se démonte pas non plus. Claire a plus d’une corde à son arc. Elle dégaine une deuxième carte bleue et fonce au distributeur le plus proche, compose son code, le mauvais code, trois fois.

Vous connaissez la chanson… En France c’est pas si grave mais à l’étranger c’est un peu plus compliqué. Championne du savoir-voyager !

 

Il est l’heure pour nous de prendre notre bus, parce que ça nous avait trop manqué. Une petite route de montagne… Dans un minibus qui a vendu plus de places qu’il n’en a. Oh on est vraiment très contentes. Mahé se retrouve à côté d’un inconnu qui s’endort sur son épaule et qui pue des cheveux. Quant à Juju elle a une belle place sur un strapontin, qui se referme sur elle.

Notre chauffeur roule du mauvais côté de la route, double les voitures 6 par 6. On arrive à destination avec beaucoup d’avance, il n’est que 1 heure du matin et on était censées arriver à 4 heures. Bah merci Carlos mais on fait quoi nous maintenant ? On a pas d’hotel je te signale !

Accompagnées d’une dizaine de backpackers, on débarque dans le centre de Luang Prabang et on se met activement à la recherche d’une guesthouse. On toque à toutes les portes mais la ville dort et les quelques réceptionnistes insomniaques qui nous ouvrent la porte nous donnent tous la même réponse : « sorry we are full, chinese new year this week ». Ne nous dîtes pas que c’est encore les chinois qui sont derrière tout ça ?

 

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Il fait froid, très froid, et il faut se rendre à l’évidence, on ne trouvera pas d’endroit où dormir dans le centre à moins d’allonger une somme conséquente, dont nous ne sommes pas en possession. En compagnie de Silvanne (un vieux routard belge rencontré au détour d’une ruelle et qui lui cherche une chambre depuis 5 heures de l’après-midi), on décide de prendre un tuktuk et d’aller voir en banlieue … qui elle non plus ne veut pas de nous.

Frigorifiées, affamées et un peu agacées, on finira par céder et accepter d’allonger 20 dollars (chacune !) pour un lit double qu’on se partage à trois. Et devinez quoi ? Le propriétaire de l’établissement est … chinois.

 

DAY 3

Si on veut rester a Luang Prabang et aller voir les cascades de Kuang Si il faut qu’on quitte cet hotel et qu’on se trouve une guest house a moins de 10 euros la nuit. Aujourd’hui est un autre jour et la chance nous sourrit, Juju nous dégotte une place dans un dortoir en 2 temps trois mouvements. Ce soir on dort chez Austin Power, à la « Mojo guest house ».

Une fois installées on part se balader. La ville est truffée de boulangeries et de restaurants français. C’est bon pour le moral mais ça coute bonbon ! Il faut y mettre le prix \ avoir un porte monnaie bien rempli … (catégorie 1) … ou avoir un gros mal du pays (catégorie 2).

 

Cette jeune femme appartient à la catégorie 2.

 

DAY 4

Aujourd’hui on part voir les cascades de Kuang Si. On négocie férocement avec un tuk-tuk man qui accepte de nous y accompagner pour un prix raisonnable. A l’arrivée il faut repayer une taxe d’entrée mais il parait que ça vaut le coup alors allons y gaiement ! Okay c’est vrai que l’endroit est magique … !

Ca te fait penser aux photos kitschs qui sont affichées sur les murs des restos chinois ? C’est tout a fait normal. Même en vrai on dirait des fakes cascades.

 

La baignade est divine, et comme les chinois ne savent pas nager, bah on est plutôt peinards (mouahaha).

De retour a Luang Prabang on mange un truc sur le pouce avec nos nouveaux potes du jour, et on se retrouve tous à l’Utopia pour boire des coups. C’est definitivement le meilleur spot de la ville pour chiller, et aussi le seul et l’unique.

L’utopia c’est super cool mais ça ferme a 23h30, et ce soir la on est un peu sur notre fin. La seule after possible c’est d’aller … au bowling … qui est en dehors de la ville. Seriously ? Du bowling ? Okay back to 1999 ! Et c’est un strike d’entrée pour l’ami Mahé

 

DAY 5

Le réveil est un peu difficile… »avec du recul les shots de « lao lao » (alcool de riz) n’étaient pas indispensables ». Comme dirait notre pote Steve l’anglais, on a un peu le visage de bois. C’est pas aujourd’hui qu’on va crapahuter alors on se trouve un bon resto français, on papote avec la patronne et on finit par y passer l’aprem.

 

A 5 heures nous voilà parties en direction de la bus station. Notre sleeping bus nous y attend. On est comme deux enfants. C’est encore mieux qu’un train couchette quand t’as 10 ans.

 

 

Le voyage s’annonce radieux, jusqu’au moment où, après seulement quelques minutes de trajet, le conducteur décide de s’arrêter et de faire monter à bord la moitié de sa famille, soit une dizaine de cousins et cousines. Les deux allées latérales du bus sont aussitot investies par nos nouveaux colocataires d’une nuit. Le cousin Jacques, qui a déjà tapissé les banquettes de crachats jaunâtres s’endort sans vergogne sur les genoux de Juliette et la cousine Gertrude pose ses pieds sur la tete de Mahé. Les bougres cassent la croute en toute impunité, ce soir au menu c’est peau de buffalo grillée … Vous en voulez ? Ils sont trop nombreux pour qu’on ose riposter. #vicosattitude

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Ceci est de la peau de buffalo (pas encore grillée).

DAY 6

Il est 3h30 heures du matin et le sleeping bus fait son entrée dans la bus station de Vientiane. On est beaucoup trop contentes de quitter ce bus de l’enfer ! Un tuktuk nous dépose en ville, on trouve notre guesthouse mais maintenant il faut attendre, on a réservé une chambre mais le checkin n’est qu’à midi.

On attend juste que les premiers coqs chantent et que le soleil se lève, puis on part se ballader. « Ya quelqu’unnnn ????? » Vientiane est une ville de sims mais sans les sims.

 

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Le morning market est fermé, les resto et cafés n’ouvrent leurs portes qu’a 9 ou 10 heures. Comparé à leurs voisins thai ou birmans, les laotiens ne sont vraiment pas des acharnés du travail, on le saura pour la suite, au Laos faut pas être préssé, c’est le « Lao time » man …

Et finalement, même quand la ville est éveillée on a trouvé qu’il n’y avait pas grand chose à mentionner à part le Coco café (BIG UP).

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Du coup on s’est maté des DVD et on a gueeké.

 

DAY 7

Aujourd’hui on reprend la route en direction de Kong Lo, pour aller visiter les célèbres caves. Du bus, du bus et encore du bus … mais avec de beaux paysages ça passe toujours plus vite. Huit heures de bus pour faire 400 km ! Mais bon on regrette pas tant que ça …

Les paysages sont incroyables, le village est super calme, ça fait du bien de croiser personne. Un petit avant goût des caves et à très vite les copaings.

 

Et ça c’est cadeau, pour nous excuser du retard. 

Thailande Week V… Le ch’nord!

Et si on vous parlait du ch’nord ?

DAY 1

Après 27 heures de bus on est plutôt contentes d’arriver à destination, (« maman quand est ce qu’on arrive ? j’ai faimmmm »).

Chiang Mai here we are ! Il est 17 heures et on doit trouver un endroit où dormir, rien de tel qu’une petite marche de backpackeuses dans la ville pour se dégourdir les jambes. On dégote une guesthouse plutôt cool et on part casser la croute au night market, qui est un peu différent de ceux qu’on a vu jusqu’à présent !

Pas de fricadelle en vue mais une quinzaine de food truck en tous genres, il y en a presque pour tous les goûts : thai food, pizzas, burgers, burritos (shotgunés par Juliette), grillades texannes, sushis (shotgunés par Mahé). L’ambiance est vraiment cool, on aime, mais seulement jusqu’à 23 heures parce que après il y a un couvre feu …  ! On caresse l’espoir de  boire une petite bière à l’auberge mais la patronne nous fait comprendre que c’est pas comme ça que ça se passe, ici c’est au lit ou à la rue. Bonne nuit les petits et pas de bruit !

DAY 2

Mahé part explorer la vieille ville pendant que Juju part aux fourneaux, thaï cooking class today ! Ya pas à dire, dans le nord ils savent cuisiner, c’est spicy mais so tasty !

Juliette a dégusté 7 plats différents après son cours de cuisine. Pour faire glisser tout ça rien de tel qu’une petite promenade de santé, au cours de laquelle on trouve un bar à vin… français ! Gros craquage, le verre nous coûte deux fois le prix d’une nuit d’auberge (5 euros) … ça pique … un peu comme les plats du coin.

ceci est un haricot vert!

DAY 3

Pour notre deuxième jour a Chiang Mai, on a beaucoup hésité… cours de Muay Thai, rafting, orphelinats des éléphants ? Et bah rien de tout ça, on décide finalement d’aller au Grand Canyon, dont on a beaucoup entendu parler. A quelques kilomètres de Chiang Mai on découvre un paysage assez improbable…on se croirait presque aux Etats-Unis d’Amerique non ?! La baignade est un vrai kiff. Avec notre copine Claire rencontrée la veille on s’échoue tel de petits cachalots sur les radeaux prévus à cet effet et on observe les exploits d’un groupe d’anglais qui s’éssaye aux plongeons acrobatiques…qui se transforment en magnifiques plats acrobatiques. Ahlalala nous les français on aime beaucoup trop se moquer #sportnational.

En début d’après-midi, on décide de partir pour la ville de Pai. Les globes croqueuses ont la bougeotte, c’est seulement à 4 heures de bus (tous les bus de moins de 7 heures sont désormais des bus de tapettes pour nous). On arrive à la nuit tombée, l’endroit à l’air charmant. Des dizaines de petits restaurants à lampions, le sons des guitares, et une rue principale qui grouille de vendeurs ambulants souriants. On dort dans un bungalow en paille, modeste, très modeste, pour 1 euro la nuit. Les deux petits cochons que nous sommes prient pour que personne ne souffle. Mahé s’endort en moins de 15 secondes, surement pour éviter de penser aux bestioles qui nous entourent, et pour qui ce soir tout est permis.

DAY 4

Le jour s’est levé sur Pai et tout nous apparait … différemment … Pai c’est une ville de montagne, dans laquelle la communauté hippie a fait son nid il y a une trentaine d’années. Mais depuis la ville a bien changé … les hippies sont tout rabougris et Pai s’est remplie de rasta blancs à dreadlocks et sarouels à caca qui chantent du mauvais Bobby (avec en prime des hordes de jeunes israéliens qui sortent du service militaire et qui veulent oublier, avec des magic-mushrooms locaux). Un espèce de disneyland des nostalgiques de Woodstock. Franchement 6 ans en arrière on aurait adoré, www.grandsmères.com on aurait dû s’appeler.

On le sait déjà, on ne s’éternisera pas dans cet endroit. On décide quand même d’aller visiter les environs, on nous a parlé de jolies cascades et de bains naturels. Et bien c’est un véritable fiasco … la cascade n’est autre qu’un pauvre ruisseau aussi sec que ta grand mère en pleine canicule et les bains naturels (hot springs) des pédiluves vaseux dans lesquels barbotent une trentaine de touristes chinois. Bref … on a pas kiffey, et on s’est barrey.

On retrouve quand même un peu le sourire à la tombée de la nuit, au moment où les vendeurs ambulants s’installent dans la rue principale et où ça sent bon le poulet grillé. Il en faut peu pour être heureux.

DAY 5

Aujourd’hui on quitte la Thaïlande, direction le Laos pour de nouvelles aventures ! Notre bus est à 16 heures alors on traîne dans les restos en buvant des cafés glacés et on écrit nos cartes postales mensuelles. Juju ne se sent pas au top de sa forme … tourista naissante ? On est contentes, 7 heures de bus nous attendent …

En entrant dans le bus, on shotgun la banquette avant (un grand merci à nos frères qui nous ont bien entrainées). Sauf que pas de chance, on est obligées de céder nos places a une maman backpackeuse et ses deux enfants (voyager avec deux têtards agités ça force quand même le respect). Mahé s’endort comme un baby et Juliette contemple la route de montagne tout en fixant le GPS… Encore 4 heures ? Man … I’m not gonna make it.

Arrivées en vie, Juju à l’estomac en bouillie mais il fallait bien que ça arrive elle avait bien trop fait la maligne auprès de ses potes (« T’iiiinquiète je suis solide pas de tourista pour moi ! ») …

DAY 6

Aujourd’hui on se prépare à passer la frontière. On prend un tuktuk jusqu’à la border, un bus pour passer le pont et ensuite on fait nos visas, qui sont prêts 4 minutes chrono ! Ils sont sacrément rapides ces laotiens ! (On découvrira quelques jours plus tard que « rapides » n’est pas vraiment l’adjectif qui leur convient…).

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A donde vamos ahora ? On veut toutes les deux faire un trek, mais pas dans la même ville, alors ça risque d’être compliqué.

Ecrasante victoire de Mahé au SHI-FU-MI, c’est donc parti pour 4 heures de bus direction Luang Nam Tha. Juliette demande au Seigneur ce qu’elle à fait pour mériter ça… Mais allons y gaiement, il parait que « la montagne ça vous gagne« .

DAY 7

Tourista day. No comment. « La montagne ça nous gagne ».

DAY 8

Ca matin on part trekker dans la jungle laotienne. Il parait qu’on va dormir dans des hamacs et cuisiner dans des bambous. On nous a aussi dit qu’il fallait faire gaffe aux serpents et aux araignées et que si on était sages on verrait peut être des léopards.

A la semaine prochaine les copains ! 

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Thailand week 4

 

DAY 1

Juju a-t-elle retrouvé son passeport ? Le suspens est insoutenable on le sait… encore quelques minutes et vous saurez tout.

Les globes croqueuses en Thailande c’est vraiment pas plus malin que les ch’tis … À croire qu’il y a quelque chose d’étrange dans l’air !

Arrivée à Bangkok en grande pompe on se faufile entre les gens pour passer la douane les premières, on double même les moines, aucun respect, aucun Namaste qui tienne, Bangkok n’attend pas ! Très jolie perf, entre l’atterrissage, le passage de l’immigration, la douane et les bagages, seulement 21 minutes se sont écoulées. C’est une médaille d’or pour les globe croqueuses. Et oui les treks ça affute les gambettes !

On arrive à l’auberge… C’est une boutique hostel, c’est vraiiiiment d’la bombe bébé ! On dort dans des capsules à la japonaise, on s’extasie devant nos couettes et on kifffffe la connexion internet.

 

Il est 17 heures et le MBK nous attend ! Le MBK c’est un centre commercial sur 8 étages, celui qu’on obtiendrait en empilant les galeries lafayette, le bhv, le bon marché, citadium et les puces de clicli.

Gros gros lâché… on fait chauffer la CB … ouais ok au fond la civilisation nous avait peut être un peu manqué… On passe 2 heures au supermarché, les Thaï sont quand même très inventifs niveau snacks et junk food. On sourit devant un sachet de parmesan en pensant aux carbo qu’on pourrait cuisiner et hop direction le night market, temple des (mauvaises) contrefaçons.

C’est à ce moment précis que Juliette, tout en parlant chiffon, tâte sa banane (sans mauvais jeu de mots) et se rend compte que son passeport n’y est plus…
Oh joie elle l’a laissé au stand où elle a acheté une carte sim au centre commercial sauf que des stands ils y en a 150 et qu’ils ont tous la même tête (« same same but different »)… ah on est vraiment contentes, on avait bien envie de faire une petite chasse au trésor dans le MBK.

Il est 21h20 et le mall ferme ses portes dans 40 min alors alpagage de tuktuk et direction le MBK dans lequel tous les stands sont…fermés. C’est la mer…c’est la mer…c’est la mer noire…

Désespérées, on demande aux gardiens si il n’y a pas un coin « objets trouvés »… on nous répond « no have no have ». Alors qu’on s’aprête à rentrer bredouilles, résignées … l’un d’eux nous rattrape et nous emmène au bureau d’information qui a retrouvé le passeport de l’ami Juju !!! Fin du cauchemar et grand moment de bonheur. Euh plus jamais hein ….

De retour au night market on décide de continuer notre shopping (« mais siiiiiii tkt je vais pouvoir trouver une petite place pour ranger ça dans mon backpack, ça va rentrer easy »).
Que du faux du faux et encore du faux, partout. Maître Giraux trouve ça de mauvais goût. Qu’est ce qu’on pourrait bien faire ? Let’s go to a ping pong show ! Porque ? Par simple curiosité.

Pas de bol on tombe dans un ping ping show de boudins dans lequel on nous demande de renvoyer la balle. On vous laisse imaginer la scène… Malaise. On pensait pas qu’il était possible d’éteindre des bougies de cette manière mais on y pensera en décembre prochain !

L’heure de l’addition est venue et on nous demande d’allonger la modeste somme de…95 euros, pour deux bières et une baballe humide ! Et bien que nenni mon brave, on est prêtes a se battre s’il le faut !

Les négociations commencent et sont plutôt hautes en décibel… on est vite encerclées de ladyboys un peu agressifs (on est plus vraiment prêtes à se battre…). On finira par payer 10 euros, et c’est déjà beaucoup trop !

DAY 2

Pour la deuxième nuit on a réservé dans une autre auberge pour plus de découvertes… et bah on aurait pas du ! Elle est beaucoup moins bomchikahwawa que la première.

La réceptionniste nous indique un marché de street food (c’est la seule à avoir compris qu’on voulait de la street food et pas des seafood) et quelle bonne surprise … Des centaines de vendeurs ambulants postés devant des boutiques de fringues pas chères. On est comme des poissons dans l’eau !
On se ruine encore un peu, et on part faire les poufs ; manucure, pédicure et tout le tintouin. Et oui la vie de backpackeuses c’est pas non plus la loose tous les jours #minikiff.

Petit dîner sur un rooftop huppé, tapas et vino blanco. Quand on est lancées rien ne peut nous arrêter. On se déculpabilise mutuellement :
– Juju : « c’est bon on a le droit de se faire un (des) kiffs de temps en temps…de toute façon au Laos, Cambodge et Vietnam on va que manger du riz dans des boui-boui »,
– Mahé : « nan mais c’est claiiiir. On reprend un truc ? »

DAY 3

Votre mission si vous l’acceptez et de :  vous rendre avec vos backpacks à la Bus station du quartier de Kaoh San road avant 19h pour choper un bus de nuit puis un bateau en direction de Koh Tao (petite île du sud est de la Thaïlande).

Tout le monde nous met en garde, ya tellement de bouchons a Bangkok qu’aucun taxi n’accepte d’aller a Kaoh San road après 15h…mais sur ce coup là on fait un peu les autruches, on écoute pas vraiment les on-dit. Notre bus est a 21 heures alors on se ballade, on fait les connaisseuses, on trouvera bien un moyen de se rendre à la station de bus.

Sur les conseils de Jenny, notre copine thaï, on commande tout simplement un uber sur les coups de 17 heures (« ah ouaiiiis ça marche pas QUE à Paris ?! »). Mais uberman n’arrive pas … et on commence à stresser une poquito parce que les billets pour Koh Tao c’est un vrai budget !

Une heure plus tard, il pointe enfin le bout de son nez, on lui annonce la destination (qui ne semble pas beaucoup lui plaire) et en soum soum monsieur annule la course et met nous dehors. On s’est faites vicos, on est entre l’envie de pleurer et l’envie de lui casser la g***** mais on ne se démonte pas, on commande un autre uber, on alpague une jolie thaï qui lui explique la situation et c’est parti pour une heure de course… Et ce pour la modique somme de 2 euros. Et oui les VTC c’est vraiment la vie (petit sujet en rapport avec l’actualité française vous noterez l’effort).

(…)

Le supplément de cette semaine, un texto incompréhensible du receptionniste de l’hotel, qui avait, soit dit en passant, la peau aussi grasse qu’une friteuse du macdo… Si vous comprendre quelque chose nous bien vouloir la traduçao …

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On attend le bus jusqu’à 21h30 mais ça en valait la peine parce que cette fois ci on a la meilleure place, celle où tu peux allonger tes jambes parce que ya personne devant. On aime les bus et ils nous le rendent bien à priori !

Arrivée à 5 heures du mat à Chumphon, on attend notre bateau pour aller à Koh Tao, qui lui nous aime un peu moins. La tempête des jours derniers a laissé une mer déchaînée. On a pourtant le pied marin, mais on subit … on subit surtout les vimitos incessants d’un chinois qui a le mal de mer, par terre, en face de nous … alors écouteurs, capuches et prières.

DAY 4

On cherche une guesthouse vraiment pas chère pour compenser nos folies bangkokiennes et on la trouve rapidement, elle fait guesthouse/supermarché/loueur de scoot/pressing.

C’est l’heure du petit dej, un fried rice au crabe pour Mahé et des travers de porc à la thaï pour Juliette (ouais ça fait un mois qu’on est parties on est devenues un peu harcores…il est loin le temps des oeufs brouillés au bacon) et on part finir notre nuit sur la plage.

Mais dame nature se déchaine à nouveau. Que faire quand il fait pas beau, mais trop chaud pour se mettre sous la couette ? On est françaises après tout mince ! Il est 16h c’est l’heure de l’apéro !

DAY 5 + DAY 6

L’île de Koh tao est petite mais très vallonnée, pour la visiter il nous faut un scooter. On loue un bolide pour 2 jours (200 Baths la journée =4 euros) et on part explorer les plages de la côte est et nord de l’île (Ao Leuk, Shark Bay, Tanote Bay, Mango Bay).

 

(On a s’est essayées au Rock Climing avec nos amis québequois mais ça abimait nos pedicures alors on a vite capitulé …)

Let’s go to mango Bay!

La route pour accéder à Mango Bay est quasi impraticable en scooter alors sur les conseils des locaux on gare notre bolide au sommet et on descend à pied. Une heure de descente a pic dans la jungle thaïlandaise. Plus on s’enfonce plus on se demande si on va assumer le chemin du retour … allé on continue, si personne n’ose l’affronter alors la plage sera à nous, rien qu’à nous ! On aime plus trop partager…

En arrivant à la plage, moustaches en sueur, on réalise qu’en un mois de temps on a bien blondit…bien entendu les gens n’y vont pas à pied, on est sur l’île de la plongée et on avait oublié que les bateaux existaient. Mais après tout, on est bien contentes de faire travailler nos gambettes et la plage en valait la peine !

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Les poissons crient nos noms alors allo, non mais à l’eau quoi … (ça vole vraiment pas haut en thailande!)

On nage une petite heure et on commence à penser au retour, une heure de descente ça équivaut à combien d’heures de montée ? (Surtout que attention la raideur de la montée, bonjour comment j’étais fatiguée …). On essaye de ne pas y penser et puis voilà qu’on aperçoit une petite pirogue qui livre des planches en bois dans la crique, ni une ni deux, on bombe nos torses de sirènes (mouahahah) et on leur demande de nous ramener au port, au diable notre scooter et nos gambettes (avec du recul rentrer à pied c’était un peu suicidaire de toute façon, la jungle à la nuit tombée c’est pas hyper accueillant).

Après une trentaine de minutes de marche du port à la maison, on commence à penser a notre fidèle destrié abandonné en haut de la montagne. Comment le récupérer ? Notre ami Tabernacle (nouveau pote canadien) nous propose de nous rider jusqu’au sommet avec son scooteur. Ni une ni deux, Juju fonce, récupère le scoot et nous fait une petite chute artistique (maman tout va bien même pas mal). Après tout c’est la première fois en un mois qu’on se sépare… Il fallait bien qu’il se passe quelque chose.

DAY 7

Le réveil sonne, Juju fonce à son cour de cuisine, à pied… Mais le chef est chez le docteur alors retour au lit.

En début d’aprèm il est l’heure d’aller rendre le scoot, on retient notre respiration – apnée de quelques minutes – (la chute de la veille a laissé quelques petites traces sur la carrosserie du scoot et les Thaï sont du genre à faire raquer pour une petite égratignure) puis soupir de soulagement, sur le coup ils ont été niiiice.

Et la routine reprend, on remballe tout notre bardas et c’est reparti. Bateau/bus/bus/ tuktuk… Le tout en 27 heures . Et bah il faut le vouloir pour aller du nord au sud. Mais le nord ici c’est pas le nord de chez nous … Il fait toujours aussi beau et chaud et y’a pas l’ombre d’un ch’tis. Mais ça on vous le réserve pour la semaine prochaine.

Un petit avant goût du nord pour vous tenir en haleine !

On vous envoie plein de bisous thaïlandais et bon courage si vous êtes au boulot.