Seoul – Week XV

DAY 1

Apres à peine deux heures de vol, nous voilà arrivées à Séoul ! Fini la plage, les cocotiers et le snorkeling, il fait 15 degrès et un petit crachin s’est invité pour nous souhaiter la bienvenue. Ça fait tout drôle …

Pour se rendre à l’auberge dans laquelle on a booké 5 nuits, on a plusieurs options : bus, métro ou taxi. On choisit l’option bus, qui est a priori la plus pratique et la moins chère. On paye 25 euros chacune (pour 40 min de bus), ça pique … Ah oui ca y est on est bien arrivées en Corée !

On aurait même pas râlé si le bus nous avait déposé à destination … mais là c’est pas du tout du tout la bonne station ! La dame qui nous a vendu les billets a du mal comprendre … (ou on a du mal prononcer le nom du quartier… c’est possible aussi), on est a l’auuuutre bout de Séoul. Ça fait 48 heures qu’on galère dans des gares, aéroports, bus et on en a un peu marre, alors on tente le taxi. Chun Yong le taximan nous annonce le prix de 2500 (trois euros) jusqu’à notre guesthuse. On trouve ça étrange…

« Heu … C’est super pas cher là non … ? »

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Chun nous répète le prix : 2500 yen. On est fatiguées, on lui fait confiance et on s’installe sur la banquette arrière.  Arrivées à destination, on tend notre billet au taximan, qui passe du jaune au vert. Oupsy … on dirait qu’il veut 25 000 (25 euros), un petit zéro de plus quoi…

Quand on lui explique qu’on s’était accordés sur le prix de 2500 yen, Chun prend la mouche. Il rentre bientôt dans une colère noire … et nous aussi ! Non non mon lapin pas question qu’on te lache 25 euros ! On payera le prix annoncé ! Chun tente de nous enfermer à l’intérieur de la voiture mais Juju ruse et parvient à ouvrir sa portière. Il veut aller voir les flics. Ca tombe bien, il y a une patrouille juste devant nous. Chacun raconte sa version de l’histoire.

Et qui l’emporte ?

Après 30 minutes à discuter / argumenter sous la pluie, ce sont les globecroqueuses qui remportent le match ! On est libres ! On marche encore quelques minutes et nous voilà rendues à notre guesthouse : Séoul base camp.

Au rez de chaussée de notre immeuble il y a un seven eleven, le rêve ! Pour ceux qui ne connaissent pas, le seven eleven c’est une sorte de shopi / daily monop mais en mieux, et ouvert 24h/24. Jake, le proprio de l’auberge, nous accueille comme dans un 3 étoiles. La pièce commune est vraiment cosy, il y a roof top, une cuisine et une machine à laver, on est comblées.

Littéralement affamées, on demande à Jake de nous conseiller un petit resto dans le coin. Ce soir ce sera BBQ coréen !

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(Bon Mahé n’a pas adoré adoré, mais quand la viande (porc) est biiiien grillée, ça peut passer, on en mangera qu’une fois) 

DAY 2

Après une bonne nuit de sommeil dans un lit douillet, nous voilà d’attaque pour aller explorer la ville. Direction le quartier de Itaewon, où l’on peut parait-il trouver des fringues pas chères. Ce serait pas mal si on se trouvait un pull ou un manteau parce que là ça caille vraiment trop ! Mais pour shopper faut de l’énergie alors avant d’aller fouiller dans les magasins, on se met à la recherche d’un gueuleton. Aujourd’hui on veut manger un bibimbap !

On fait une première fois le tour du quartier, sans trouver de resto à notre goût, et puis, chance du débutant, alors qu’on consulte notre carte de la ville, un peu perdues, une coréenne nous propose de l’aide. Elle nous guide, nous emmène dans une ruelle, nous installe dans un petit resto, et commande pour nous 2 bimimbaps. Un très très bon ! Notre copine nous quitte et nous on savoure tranquillement notre plat.

Quelques minutes plus tard seulement, alors qu’on sort tout juste du resto, notre pote coréenne réapparait comme par magie. Ça tombe bien on avait besoin de conseils shopping ! Kim nous trimballe dans le quartier, mais les magasins qu’elle nous conseille sont tous plus moches les uns que les autres … merci Kim, je pense qu’on va continuer seules.

On continue donc notre ballade dans ce quartier bourré de jolies petites boutiques. Leur spécialité ? La chaussette ! Et oui les coréens sont fans de chaussettes. En meme temps ça se comprend c’est la seule fantaisie que peuvent se permettre les jeunes écoliers en uniformes.

Aux détours d’une petite ruelle … revoilà Kim … on commence à trouver ça bizarre.

« C’est chelou quand même, elle nous suit ou quoi? »

Le début d’un mauvais film d’horreur.

Bon on s’enflamme peut être un peu, elle a pas l’air méchante, ni dangereuse. Par contre une chose est sure, et ça ne nous dérange absolument pas tant qu’elle garde ses distances, elle est clairement lesbienne. Allé on change de quartier, direction les puces de Dongdaemun ! Des kilomètres de fripes, d’antiquaires et boutiques de gadgets. A côté les puces de Clicli c’est du pipi de chat.

DAY 3

Aujourd’hui notre matinée sera culturelle. Il parait que le musée de la guerre est un must see (et en plus c’est gratuit mouhahah) donc c’est parti ! Le musée est immense, moderne, et c’est vraiment bien fichu. Ya même des films en 4D. Du coup on y reste au moins 2 heures. Bonjour comment on etait fatiguées après.

Pour le dej direction LE food market de Séoul. Des centaines de stands de street food ; dumplings, makis coréens, omellettes coréennes, poissons frais, poulpes vivants (oui oui les coréens mangent des poulpes vivants …).

Mahé touche avec les yeux pendant que Juju, qui on le rappelle est spécialisée dans le poisson + autres trucs qui viennent de la mer, hésite à se lancer. Bon elle n’en mangera pas un entier mais goutera une tentacule, et quand vous regarderez la vidéo vous vous direz surement que c’est déjà vraiment pas mal !

Mahé 0, Juju 1 point pour l’effort.

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Après cette escapade gourmande, direction le quartier des affaires. Pas pour aller bosser (mouhahah) mais pour acheter notre Japan Rail Pass (un pass qui coûte une un oeil mais qui permet de prendre quasi tous les moyens de transport au Japon et que les touristes sont obligés d’acheter en dehors du territoire japonais). Gros fail, l’agence est fermée … alors passage au supermarché et retour au Séoul base camp. Ce soir on investit la cuisine de l’auberge, on se sent presque comme à la maison.

DAY 4

Notre mission du jour : trouver un photomaton coréen, parce qu’ils sont quand même super fort en la matière, et que comme vous le savez les photos souvenirs c’est un peu notre passion.

On part donc se ballader dans le quartier de Hongik University, un quartier jeune, bourrés de magasins et de restos.

On a vraiment pas du marcher longtemps pour trouver ce qu’on recherchait. Au sous sol d’un immeuble, on découvre une boutique spécialisée dans les photos kawaii. C’est parti pour 1h30 de séance photos + retouches. Oui parce qu’en fait une fois que tu as pris tes photos tu sors de la cabine et tu passes une heure à les retoucher ; agrandissement des yeux, faux cils, maquillage, changement de couleurs de cheveux et on en passe. On s’en donne a coeur joie, et fait un peu n’importe quoi. La preuve en images.

Yessss, mission accomplie.

Pour terminer cette journée en beauté, on file au Palais Gyeongbokgung, un des monuments incontournables de la capitale. Bon c’est un peu toujours la même histoire, ya beaucoup trop de chinois mais à part ça, architecturalement parlant c’est vraiment intéressant. Et puis les coréennes en habits traditionnels sont beaucoup trop stylées.

DAY 5

Séoul c’était court, mais intense ! Aujourd’hui les globecroqueuses prennent l’avion direction le Japon ! Notre avion est à 15 heures, ça nous laisse la matinée pour faire nos machines, packer nos sacs (ouais ouais ça ça prend du temps, faut souvent s’y mettre à deux pour réussir à fermer les fermetures éclair) et prévoir notre arrivée au pays du soleil levant.

Pendant que Juju termine de faire son sac, Mahé se renseigne auprès du staff de l’auberge sur l’itinéraire à emprunter pour se rendre à l’aéroport. Cette fois-ci on a pas du tout envie de retenter le taxi (on flippe un peu de retomber sur Chun et puis faut avouer que c’est aussi une question de budget). On va préférer le métro.

Mahé : « Bon Ju t’es prête ?!! Je préfère qu’on prenne un peu d’avance (…) »

Ju : « Détends-toi ma poule, t’en as pas marre de poireauter à chaque fois dans les aéroports ? »

A midi nous voilà parties ! C’est pas sorcier on doit prendre deux métros et descendre à la station Incheon, qui porte le même nom que l’aéroport.

Ju : « Mais Micheline … t’es sure qu’il faut qu’on descende à Incheon ? »

Mahé : « Bah ouais Jacqueline c’est le staff de l’auberge qui m’a sorti l’itinéraire, allez en route »

Ju:  » bah c’est bizarre il n’y a pas le petit logo aéroport »

Mahé :  » mais je te dis que j’ai vérifié avec eux fais moi confiance »

Ju : » Bon ok… »

Arrivée a Incheon, nous voilà à China Town, pas d’aéroport, pas de tour de contrôle, personne, nada niet… Juste nos amis les chinois. On fonce au bureau d’information le plus proche et on demande où est l’aéroport, la dame nous répond qu’il suffit de prendre un bus… (ah bah ça va) mais que le trajet jusqu’à l’aéroport dure plus d’une heure… Notre vol est dans moins de deux heures. Bon no choice, taxi !

Ju :« Et là on fait comment si on rate notre avion? Hein ?! »

Mahé :« .*$&!!**.⊗!§* » 

Le dialogue qui suit restera confidentiel car trop violent pour vous fidèles lecteurs.

Après la tempête, dans le taxi c’est le silence absolu. On demande juste au chauffeur d’appuyer sur le champignon. Un mix entre la scène du film Taxi avec Samy Nacéri coréen au volant et l’émission Pékin Express. On bombarde sur l’autoroute, le trajet est interminable. Arrivée en catastrophe, on lâche la modique somme de 80 euros au taximan. S’en suit une course effrénée dans le terminal de l’aéroport, jusqu’au comptoir de la compagnie aérienne, où une charmante hôtesse nous annonce la bonne nouvelle : « your flight has been delayed ».

ENORME SOULAGEMENT. 

On a jamais été aussi contentes de monter dans un avion. Bon on se fait un peu la gueule mais une fois arrivées à Osaka, tout est oublié.

Pour finir cet article en beauté, une petite pépite ; Ju qui découvre une nouvelle manière de faire de la musique dans le métro. On vous dit à la semaine prochaine, mais pour de vrai cette fois-ci, ehhhh oui dans deux jours on redevient parisiennes. On vous racontera quand même le Japon, mais depuis Paris ! Bon week-end les amis !

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippines – Week XIV

Avant de commencer votre lecture, veuillez visionner cette vidéo. Tendrement vôtres.

  Allez vieeeeens.

 

DAY 1

Le ventre bien rempli, nous  voila à l’aéroport de Bali. Notre vol n’apparaît sur aucun tableau.

Sommes nous victimes d’une arnaque sur Internet ? Nous avons acheté les billets deux jours avant. Le stress monte … On s’octroie le droit de doubler tout le monde, plus précisément tous les australiens puisqu’il sont très très nombreux à Bali.

         « Cheers mate ».

Nous voilà rapidement au comptoir Air Asia, où on nous explique tout simplement que notre vol est un vol domestique et non international, et que nous sommes donc au mauvais terminal. Ascenseur émotionnel… direction le bon terminal avec une petite marche de 10 minutes. Nos dos ne sont plus habitués au poids de nos sacs alors laissez nous vous dire qu’on sue bien de la moustache. On est heureuses comme tout de monter dans cet avion. 

Une fois arrivées a Jakarta, les globecroqueuses s’écrasent sur le premier banc trouvé. On se recrée un lit avec nos vêtements et on dort plutôt bien… en tout cas jusqu’à ce qu’ un groupe de chinois malpolis (ou juste chinois) viennent s’asseoir sur nous… Oui littéralement s’assoir sur nous. On avait promis de ne plus parler des chinois mais là ils l’ont bien cherché. Le genre de réveil qui te met de mauvaise humeur …

L’aéroport de Jakarta est vraiment le pire. Rien à se mettre sous la dent… des toilettes immondes ou tu peux facilement faire la queue 20 minutes pour ensuite te faire sauter ton tour … oui ici les gens fonctionnent différemment, quand une porte de toilettes s’ouvre, peu importe leur ordre d’arrivée, ils s’engouffrent dedans bien rapidement. Anarchie totale. On a un peu envie de pousser une gueulante mais on est pas chez nous alors on reste sages et on se fait un peu boloss.

Le dos en compote, le ventre vide MAIS le sourire aux lèvres, on attrape notre vol pour Manille. Et à Manille rebelote, on dort par terre à l’aéroport… on a trouvé un coin pas mal caché derrière un banc. C’était vraiment un bon spot jusqu’à ce qu’une souris passe à quelques centimètres de la tête de Mahé. La nuit est longue mais on sait que le paradis nous attend … Palawan island, une petite ile au Sud ouest de Manille.

Une heure de vol + trois heures de bus plus tard, nous voilà arrivées au paradis. On vous laisse contempler. Pas un touriste a l’horizon… seulement des petits philippins qui sont en grandes vacances. Notre plus gros dilemme : choisir entre se faire bronzer le ventre ou le dos. Pile ou face ? Life is a beach !

 

 

Les pieds dans le sable, on savoure un petit poisson grillé accompagné de quelques San Miguel bien fraiches et on part se coucher bercées par le doux son des vagues. Il n’y a pas d’électricité la nuit, le ventilateur se fait un peu désirer, mais on passera quand même la nuit.

DAY 2

Réveil aux aurores car notre emploi du temps est chargé. Aujourd’hui au programme; tyrolienne au dessus de l’eau puis bronzette, et ce soir on prend un bus en direction d’El Nido (ville du nord de l’île, réputée pour ses départs d’island hooping).

 

 

Après 45 minutes de bus, on nous drop au bord d’une route en nous expliquant que quelqu’un va passer nous prendre bientôt… Le gros classique asiatique, on est pas surprises du tout, on attend sagement.

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Après quelques heures de bus sur des routes magnifiques, nous voilà arrivées à El nido. Le chauffeur ne perd pas le nord et nous dépose direct dans la guesthouse de son cousin qu’on surnommera Juan Pablo. Ca sent un peu la fosse sceptique mais c’est pas grave parce qu’on passera la journée de demain en bateau.

DAY 3

Bon, les globecroqueuses n’ont pas vraiment eu le temps de booker un tour en bateau parce qu’il était tard hier soir quand elles sont arrivées et que les agences étaient fermées. Pas grave, on passe au plan B ! Aujourd’hui on est d’humeur sportive alors on négocie un Kayak pour 4 heures.

On rame pendant 1h30 jusqu’a une plage magnifique et déserte. Nos seules voisines : de belles grosses méduses.

C’est l’instant nostalgie du voyage ; on repense à tout le chemin qu’elles ont parcouru… 8 pays et déjà 3 mois et demis sur la route. Plus qu’un mois et c’est le retour à la civilisation. Alors on se baigne, se re baigne et se re-re baigne. Nos chakras sont entièrement libérés. Pour l’instant les Philippines c’est magnifique.

Retour aux choses sérieuses ; qui dit Kayak et plage déserte dit trajet de retour. Juliette la tire-au-flanc prétend observer les poissons et les méduses afin de ramer le moins possible… Malheureusement pour elle maître Giraux n’est pas dupe.

« Pagaie ou je te noie » (collées depuis 4 mois on en devient violentes…)

Après cette dure journée, le poisson grillé est bien mérité, pieds dans le sable, petites lanternes et musique d’ambiance… La vie est toujours aussi dure.

DAY 4

Le kayak c’était cool mais on en fera pas deux jours d’affilée. Aujourd’hui on part « islandhopper » ! Sur le bateau il n’y a que des philippins, et ça on aime bien !

Au programme aujourd’hui ; poisson grillé, criques désertes, paddle board et eau transparente. Pas grand chose à détailler à part qu’on a découvert que les philippins adorent les poils… Les femmes sont poilues comme des singes (des petits singes) et c’est le comble du Sexy. Juju se sent telle un mannequin Victoria’s Secret et regrette presque de s’être fait charcuter à Bali.

On vous laisse contempler El Nido en images.

Demain on part pour Coron, une île tout aussi réputée pour ses plages et son snorkeling. Le seul moyen de s’y rendre est de prendre le bateau. On nous annonce le prix de 1400 pesos, ce qui équivaut à environ 28 euros… ça fait chèro le bateau ! On arpente les rues de la ville et dégotte un billet pour 1000 pesos soit 19 euros… C’est déjà ça de pris. On espère juste qu’on va pas couler.

DAY 5

On se lève tôt car notre bateau, le Jessabel, part du port à 8 heures. A peine montées à bord qu’on s’endort jusqu’au poulet au curry qui nous sera servi pour le déjeuner. Un petit tour sur le pont où il fait bon vivre et quelques heures plus tard nous voila arrivées à Coron. On nous a décrit l’endroit comme une toute petite ville mignonne avec des bungalows sur la plage, du sable fin et de l’eau transparente.

On cherche mais on ne trouve ni la plage ni la petite ville, et encore moins les bungalows, alors on fini dans la dernière des guesthouses. La moins chère, pour changer. On apprend au fur et a mesure qu’il n’y a pas d’eau à l’étage (quand on demande pourquoi on nous répond que c’est parce qu’il fait trop chaud – faudra qu’on nous explique le rapport), que la plage la plus proche est à 30 minutes en tricycle (version philippine du tuk-tuk) mais que sinon il y a des sources chaudes. Il fait 40 degrés, « ya pas plutôt des sources froides ? » … humour français, blague non reçue.

 Il fait beaucoup trop chaud, il est 15 heures et on se demande ce qu’on va bien pouvoir faire. On comprend vite que la seule activité du coin consiste à partir « island hopper » en bateau alors on part arpenter les rues a la recherche d’un tour pour le lendemain.

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DAY 6

Réveil aux aurores à cause du camion poubelle du coin qui s’improvise discothèque à ses heures perdues. Sur le moment c’est un peu chiant mais avec du recul c’est assez marrant. Vous aurez droit à une petite vidéo.

On a mal dormi, on s’est fait piquer par des tonnes de moustiques  et Mahé à fini par dormir sur la terrasse par terre car il faisait trop chaud dans la chambre.

Départ pour le tour en bateau, on se retrouve avec deux couples d’argentins complètement frappés… Ils ont prévu deux bouteilles de rhum pour la journée… Ca devrait aller. Comme le tour est cheap le repas n’est pas compris alors un petit tour au marché s’impose. On achète de quoi ripailler … poisson, calamars, poulpes et petits légumes. Pour se balader dans ce marche, mieux vaut avoir l’estomac bien accroché.

« Vous prendrez bien un peu de tête de cochon grillée ? »

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Au programme, snorkeling, barbecue, visite de criques et plages de sable blanc. Les philippines c’est vraiment magnifique, rien à envier aux Maldives ou aux Seychelles. La journée est magique, on voit des bébés Nemo en nageant à 15 mètres du bord.

DAY 7

Réveil en douceur avec la musique de nos amis les éboueurs …On s’est encore fait dévorer pas des insectes et Mahé a encore dormi sur la terrasse… Pour oublier on part en bateau pour le tour B.

Des épaves, des lagons magnifiques, des lacs d’eau douce… Du crabe pour le dej. On oublie vite notre terrible nuit. Le capitaine nous briefe lorsqu’on monte sur le bateau. Mahé n’entend n’écoute rien. Juliette lui répète seulement une phrase : « Si tu vois un serpent à rayures noires et grises, tu sort de l’eau… ».

En fin d’après midi, on s’arrête dans une dernière crique pour aller admirer les coraux. Mahé saute et part observer les fonds. A peine 2 minutes plus tard, la voilà qui gesticule dans l’eau, elle baragouine quelque chose dans son tuba et remonte sur le bateau à la vitesse de la lumière, affolée.

Ju : « Bah kesta ? »

Mahe : « Le ser … ser … le serpent ! ».

Charmant rencontre. Celui la c’est un peu comme le petit serpent vert (cf article indonésie), faut pas trop le taquiner.

Pour finir cette belle journée, coucher de soleil magnifique dans un resto sur l’eau.

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On part se coucher. On ne le sait pas encore mais ce sera la nuit de l’enfer …Vous aurez deviné où Mahé dort. Vous aurez aussi deviné que les insectes ne nous laissent pas en reste. Ces insectes ne sont ni des moustiques ni des araignées mais des bedbugs (punaises de lit)… Juliette se réveille dans la chambre et allume la lumière. Elle est entourée de 6 punaises de lit, trois sur le corps, deux sur l’oreiller.

« MAIS MEEEEEEEEERDE ! »

« Je fais quoi je dors par terre ? Ca pond des oeufs ces bestioles là ?  Comment on fait pour s’en débarrasser ? Comment ça faut tout laver à 60° ? Putin mais mes fringues vont rétrécir ».

Impossible de se rendormir. Juliette va retrouver Mahé sur la terrasse. Elle aussi elle les a vues … les bedbugs. On a presque envie de pleurer … Bientôt le jour se lève, il est 6 heures, les éboueurs arrivent … avec leur musique a fond. C’est la cerise sur le gâteau ! Fou-rire. Apres tout, mieux vaut en rire qu’en pleurer.

La video bonus c’est par ici

On fait un petit scandale à la réception, on refuse de payer pour une chambre pleine de bedbugs, le patron nous explique gentiment qu’on est bien débiles d’être restées trois nuits. Apparemment le patron et ses employés ont connaissance de la présence de ces insectes répugnants … Escrocs ! On gagne une nuit gratuite et le droit de fermer nos g*****.  Sur la porte de l’auberge il y a écrit « Stay calm and review us on trip advisor… ».

« Ouais ouais t’en fais pas, on s’occupe de ton review, et on va pas te louper mon coco ! »

DAY 8

Ce matin on prend un bateau pour retourner à El Nido, dans moins de trois jours on doit prendre l’avion à Puerto Princesa. Tout comme à l’aller, on s’endort jusqu’au dej et on passe le reste du temps à bouquiner. Arrivées à El Nido il faut qu’on se trouve un bus pour aller à Port Barton, il parait que c’est une petite ville super mimi et que ça vaut le coup d’aller y passer une nuit. El Nido on connaît déjà alors autant aller voir ce qui se passe ailleurs.

Le seul hic c’est que le dernier bus vient tout juste de partir … et que le prochain est prévu pour le lendemain matin. Ca c’est ce qu’on nous dit dans toutes les agences. On décide quand même d’aller voir à la bus station, on ne sait jamais, on peut peut être trouver un van qui part à Port Barton et qui nous fait un bon prix … et notre persévérance est récompensée, un mini van part dans 30 min ! Bon il va pas jusqu’à Port Barton, il s’arrête dans une ville paumée environ 40 km avant mais c’est pas grave, une fois là bas on se débrouillera.

Après 4 heures de minivan, avec du Justin Bieber à fond (4 heures c’est très très long), on arrive donc dans cette petite ville perdue et on nous fait descendre du minivan. Maintenant il semblerait que la seule option soit de prendre un tricycle jusqu’à Port Barton. On négocie avec Walter (véridique), qui accepte de nous y emmener. On monte à 4 sur le tricycle (Walter, son fils + les globecroqueuses) et on essaye de démarrer …

Tous les hommes du village essayent les uns après les autres de le faire démarrer mais le tricyle est capricieux, on dirait qu’il n’a pas du tout envie de rouler aujourd’hui. Ce sera finalement Walter fils, âgé d’à peine 15 ans, qui réussira l’exploit de lui redonner vie. C’est parti pour une heure de tricycle bien bien tape-cul, avec nos backpacks sur les genoux.

Ca valait la peine de faire le trajet parce que Port Barton c’est vraiment mimi et il y règne une ambiance plutôt détendue, voire familiale. Après avoir bien mangé, on va se coucher, demain c’est notre dernière journée donc on veut se lever tôt pour profiter !

DAY 9

Réveillées vers 6 heures par le chant de notre cher emblème national, on avale un petit dej et on part finir notre nuit sur la plage. On comptait peaufiner notre bronzage mais c’est raté, aujourd’hui c’est grosse pluie. Notre bus pour Puerto Princesa est à 15 heures alors pour faire passer le temps on va discuter avec notre ami Didier, un ex fonctionnaire de la poste qui a ouvert un resto français à Port Barton.

A 21 heures, après avoir fait quelques heures de bus, nous voilà de retour à Puerto Princesa. Notre avion pour Manille est à 7 heures le lendemain matin. Il nous reste une dizaine d’euros en poche et on s’est lancé pour défi de finir notre trip philippin avec cette somme. Avec 10 euros on peut largement s’acheter de quoi manger + payer notre tricycle pour aller à l’aéroport mais par contre pour payer une nuit dans une auberge ça va être compliqué. Du coup c’est décidé, ce soir on dort à la bus station et on prendra un tricycle vers 5 heures du mat pour aller à l’aéroport.

Installation de notre campement de romanichelles. On commence à avoir l’habitude. Mahé va s’acheter un petit poulet adobo (une spécialité philippine délicieuse) et Ju opte pour les instant noodles. Il lui reste 30 pesos et Ju a bien envie d’une bière … mais une bière (enfin la pire, la plus cheap de toutes les bières, la Red Horse en canette) ça coute 45 pesos. Et bah elle est douée la petite parce qu’elle l’a eu sa canette ! Cinq mois en Asie ça renforce les negociation skills !

La nuit n’est ni agréable ni reposante, y’a pleins de moustiques et les bancs sont vraiment pas conforts mais on se marre bien, et on en profite pour finir nos bouquins. A 5 heures on alpague un tricycle et nous voilà parties en direction de l’aéroport, où une belle surprise nous attend ; pour prendre l’avion on nous apprend qu’il faut qu’on paye une petite taxe de 5 euros chacune (c’est nouveau, ça vient de sortir, début 2016, on est contentes!).

On vous l’accorde 5 euros c’est pas grand chose mais les taxes gouvernementales ça nous agace et puis surtout notre budget est épuisé, on vient de payer le tricycle man, il ne nous reste pas un pesos en poche.

« M’en fous, j’la payerai pas leur taxe ». 

Bon … on s’est bien engueulées avec la sécurité, on leur a expliqué qu’on avait plus un rond (on leur a même un peu menti en leur disant qu’on s’était fait voler notre carte bleue), c’est biiiien monté dans les tours. On a fait de la résistance pendant 30 minutes et puis on a commencé à avoir un peu peur que notre avion décolle sans nous. « Ce serait quand même un peu con, non ?! » Les mecs sont tellement bornés qu’on a fini par laisser tomber. On est parties retirer et on l’a payée leur p**** de taxe.

Fail du jour bonjour.

On monte dans l’avion on peu énervés mais c’est vite oublié quand on se rappelle que dans moins de 2 heures on est en Corée. Seoul here we come !

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En attendant de vous raconter la Corée, on vous souhaite un très joyeux mardi les amis <3