Week VII. Entre le Laos et le Cambodge

DAY 1 & 2

Réveil après une nuit bien douce, à nous les caves de Konglor ! Il paraît qu’on y trouve des araignées de la taille d’une main et qu’il y fait aussi noir que dans la penderie de Kanye West mais même pas peur, on est parées.
Armées de nos lampes frontales ultrapuissantes  et nos gilets de sauvetage, on monte à bord de notre bolide, une barcasse qui prend l’eau, et c’est parti pour 45mn de noir complet. L’experience est étrange, la grotte est immense. On éclaire le plafond avec nos lampes et on aperçoit des stalactites géants. Les conducteurs de la pirogue (un à l’avant et un à l’arrière) nous font descendre à certains endroits lorsqu’il n’y a pas assez de profondeur. On prie pour qu’ils ne nous abandonnent pas seules dans la grotte. Mais globalement nos Carlos n’ont pas froid aux yeux, on bombarde et on double tout le monde. Elles sont belles ces caves, c’est impressionant. Mahé fait l’idiote et passe derrière les barrières de sécurité et comme d’habitude, on se marre bien.
 

 

Retour au village de Konglor et nouvelle mission : « aujourd’hui vous quitterez ce village dans lequel personne ne parle anglais et vous prendrez un bus en direction de Don Det (extrême sud du laos) ». Un bus, ahhahah biensuuuuuuuur les filles. On ouïe dire qu’il y a un bus à 13 heures (c’est top ça nous laisse 2 heures devant nous pour déjeuner) et puis on questionne quelqu’un d’autre qui nous rit au nez quand on lui annonce notre destination. Bref, on a interrogé tout le village et on a pas eu une seule fois la même réponse. Qu’est ce qu’on fait dans ce cas là ?!

Un classique CHI FU MI.
 
C’est parti, on suit les 4 backpackers du villages qui montent a bord d’un tuk-tuk en direction de la première grande ville… A 5 heures de route. « Have a break, have a tuk-tuk » (Le tuk-tuk le plus tape cul du Laos). Mahé réalise l’exploit de s’endormir (dans un tuk-tuk sur une route de montagne, ya du level) et Juju discute avec ses voisins, des bordelais, et se rend compte a quel point le monde est petit ! (Big up à Sybille & Kristina). Cinq heures plus tard, le tuktuk entre en gare routière de Thatek, où l’anglais n’est pas non plus la langue nationale. On recrute un jeune qui a quelques notions, vive les nouvelles générations, et grâce à lui c’est parti pour 10 heures de bus en direction de ? – on a pas bien compris mais il parait que c’est dans le sud. On nous réveille à 3 heures du mat et on nous fait changer de bus, on se rendort illico presto dans un bus un peu moins bondé, mais meublés de scooters et autres objets inatendus (en tout cas inatendus sur un siège de bus).
 
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Ce sac, par exemple, contient un serpent…
 
Après 6 heures de route, on nous lâche au bord de la route dans la ville de … (toujours pas compris), on aperçoit enfin le Mékong, alors on négocie le prix de la traversée et on embarque sur une nouvelle barcasse, direction Don Det, une des 4000 îles du sud du Laos. Don Dret c’est plutôt cool, on y trouve surement plus de hamacs que d’habitants, et les terrasses sur pilotis avec vue sur le Mékong nous poussent un peu à nous laisser porter.

DAY 3

 
On nous avait prévenues, Don Det c’est pas fait pour les piles électriques. Très peu d’options s’offrent à toi, tu peux faire du bateau, ou de la bouée, ou éventuellement du velo. Mais tu tournes vite en rond alors après 24 heures passées la bas, on décide de booker un bus direction le Cambodge pour le lendemain matin et on part s’aventurer sur le Mékong, en bouées.
Le principe est loin d’être compliqué, tu te laisses dériver sur une bouée et ta seule tache est de sortir de l’eau au bon moment, en l’occurrence au niveau de la « Paradise Guesthouse »… Mais ce jour là on avait l’âme rebelle alors on a trainouillé un peu plus longtemps sur nos bouées… Jusqu’au moment ou on a pris pas mal de vitesse et commencé a dériver dangereusement. On vous épargne les détails et on vous laisse imaginer les deux crevettes se débattre avec leurs chambres à air de camion. On s’en est sorties et puis au pire nos copines anglaises se seraient inquiétées au bout d’un moment.
 

DAY 4

Réveil aux aurores pour prendre notre bateau qui nous mène au bus, qui nous mène au mini bus, qui nous mène à Siem Reap. Enfin ça c’est ce qu’on croit. On prend donc un bateau, qui est aussi étanche que ta clique et toi le samedi soir … Le sac a dos de Juju est a moitié trempé et on est ravies parce que tout le matériel électronique est dedans (erreur de débutante n°57). Arrivées à la bus station, on poirote et on papote. Avec les laotiens faut pas être pressés et faut pas poser trop de questions sur l’organisation. On fini quand même par monter dans un bus qui nous enmène à la frontière.

LA FRONTIERE :

 
Il faut savoir que la frontière Laos/Cambodge, c’est juste du racket organisé. On l’avait lu sur tout les forums. On avait donc prévu le coup et fait faire nos visas avant de quitter la France en se disant qu’on allait bien leur mettre à l’envers.
 
Mais que nenni mon brave, tel est pris qui croyait prendre.
Accrochez vous bien les copains le passage de frontière c’est comme ça :
 
Coté laotien : Tu sors du bus, tu te pointes devant un petit bureau avec 8 personnes en uniformes qui te demandent 2 dollars pour pouvoir quitter le territoire Laotien. Intéressant ça … en gros tu payes pour entrer et puis tu payes aussi pour partir. On s’étonne, on s’offusque, on s’insurge même (surtout les Francais parce que toutes les autres nationalités payent sans broncher) mais les officiers nous expliquent que c’est le prix du tampon. Le prix du tampon ?! Mais oui on est cons, le prix de l’encre laotienne a vachement augmenté ces dernières années.
Ensuite tu traverses la frontière, tu marches une cinquantaine de mètres entre les deux pays, (petite video bonux sur notre instagram : globecroqueuses), jusqu’à ce qu’on t’arrête pour te faire passer, tenez vous bien, un « contrôle médical ». En gros tu jures sur ta vie que t’as pas le chikungounya, ni ébola, et la gentille infirmière (qui est autant infirmière que nous sommes chirurgiennes) te vise avec un thermomètre laser et te dit :
 

« realllly good health! » (ah yesss jsuis rassurée),

 
et puis elle te demande 1 dollar. Et toi t’es francais, alors tu ripostes et tu te casses. Ca suffit oui c’est le prix de mon déjeuner alors va voir ailleurs si j’y suis. Tu arrives ensuite au bureau des visas, où une belle stratégie de racket a encore une fois été imaginée. Pour entrer sur le territoire, même si tu as déjà ton visa, tu dois payer … 2 dollars. C’est tout rond, tout mignon, ça sonne bien 2 dollars. Et si paye pas ? Bah tu rentres pas.
Si si on a essayé de boycotter (« I’m gonna call the french ambassy » ou « can I take a picture of your face and write a report » ou encore « I’m a lawyer you know… ») mais aucune négociation possible, ça monte même dans les tours alors on capitule.
Ensuite tu files vers la dernière étape, la feuille d’entrée sur le territoire. Tu leur donnes donc la petite feuille et ton petit passeport. Ils le regardent à peine, on aurait pu avoir des passeports de blondes suédoises ils auraient rien vu. Et ils te demandent 2 dolls pour le tampon d’entrée. A croire que l’augmentation du prix de l’encre à tampons est internationale.
 
Ensuite, on nous laisse gentiment poireauter – frire au soleil – avant de nous faire monter comme du bétail dans un bus qui va à Phnom Penh. C’est pas du tout notre destination mais on reste calmes, il parait qu’on devra juste changer de bus d’ici une heure. Et bah tant mieux parce que faute de place Juju est assise sur une chaise en plastique au milieu du bus (en même temps si tu perds les tickets forcément ça agace les organisateurs et ça complique la tâche Juju). L’heure passe et on nous dépose dans un énième resto de route.
Mais non la compagnie de bus touche pas de com vous dite des bêtises.
 
On nous fait attendre un peu plus longtemps et à 16 heures l’heure du minivan est enfin venue, shotgun des places de devant, extension maximale des jambes et roupillon. On arrive à Siem Reap aux alentours de 22 heures (on nous avait dit 17 heures quand on a acheté les tickets) mais on libère nos chakras et on s’émerveille comme des enfants devant cette jolie ville aux ponts enguirlandés (Merci tata flo pour tes conseils avisés).

DAY 5

Réveil matinal après 24 heures de perdues. Apres deux semaines au Laos, ça fait tout bizarre de se retrouver dans un hôtel de kéké avec musique all day et jeux organisés par des pseudos GO, mais après tout c’est plutôt marrant.
Ce matin, direction le market dans lequel on compte bien trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour le petit déj. Et c’est chose faite, il est 10 heures et on déguste de merveilleuses nouilles sautées aux légumes et des rouleaux de printemps… Les nouilles sont délicieuses. Les crevettes séchées dans le rouleau de printemps nous laissent dubitatives. On flâne dans le marché, on négocie férocement les trois babioles qu’on a décidé d’acquérir (« mais si mais si t’inquiètes j’ai encore une mini place dans mon backpack ça va rentrer easy… ») et on se perd dans la ville.
 
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En début d’aprem on a rendez vous avec l’ami Volo, qui va nous faire visiter l’école de pâtisserie dans laquelle il a bossé pendant plus d’un an, en tant que prof d’anglais et de maths.
Le but de l’école : offrir une formation gratuite à des jeunes cambodgiennes issues des campagnes, pour qu’elles puissent ensuite être embauchées par de grandes firmes hotellières et gagner un salaire trois fois supérieur au salaire moyen cambodgien. On est accueillies comme des reines, on boit des cafés glacés et on mange une tarte au citron meringuée, digne d’une pâtisserie française ! Chapeau les filles !
 
 
 
Requinquées, on file en direction DU supermarché de la ville pour acheter des vivres pour l’apéro. Ce soir on est invitées chez des potes de Volo pour fêter ses 26 bougies. Dans ce supermarché  bon marché on peut vraiment TOUT trouver : j
ambon de parme, fromage, cornichons, bon pain, bon vin, whisky japonais.
 
Baguette sous le bras, vin rouge à la main et saucisson sur l’oreille, on est plus que parées pour l’apéro !
 
Le supermarché n’est qu’à 5 minutes à pied de notre hôtel mais on réussi à se perdre et à tourner en rond pendant 45 minutes. Autant il y a des jours où tu peux nous appeler Mappy, mais clairement pas aujourd’hui !
Ce soir on a de la chance, il parait qu’il y a un bon concert a Siem Reap, un concert de musique malgache ! On débarque en bombe au Cayo coco… Le concert a déjà commencé, le public est déchainé. Les musiciennes ont entre 13 et 22 ans, et ont toutes été recrutées par une asso malgache qui oeuvre contre le tourisme sexuel a Madagascar. Leur musique est enivrante, le dancefloor est investi par l’ami Volo qui réalise une performance exceptionnelle, suivit de près par Mahé qui ne peut pas s’en empêcher.
 
 
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Et Juju ? Ce soir là elle pleure de joie (véridique), trop émue par ces belles musiciennes venues de loin.
Et pour checker leur projet c’est par ici
 
 

DAY 6

Enchantées par notre soirée, on se réveille de trop bonne humeur. On papote depuis nos lits superposés (un dortoir de filles c’est un vrai poulailler).
Dans un moment de liesse, Juju fait un geste un peu brusque, son iphone vole a l’autre bout du dortoir…Paix à son âme. †
On passera donc la moitié de la journée a faire une étude comparative sur les prix des écrans d’iphone a Siem Reap.
Conclusion : faire changer un écran d’iphone en Asie ça coute aussi cher qu’au pays …
Le programme de cet après midi c’est d’aller visiter une école de cuisine, mais attention pas n’importe laquelle, l’école Sala Baï ! Sala Baï c’est une école d’hôtellerie restauration qui a vu le jour en 2002 grâce aux fonds de l’ONG française Agir pour le Cambodge. Elle est entièrement dédiée aux jeunes cambodgiens les plus défavorisés.
Seulement on est dimanche alors on a un peu peur de trouver une école fermée… Mais la chance nous sourit ; alors qu’on se fait emmerder par un vieux cambodgien un peu trop bourré, un monsieur a vélo pédale à notre secours et chasse le malautru. Ce monsieur n’est autre que l’ancien directeur de Sala Baï, qui nous propose de nous faire une visite guidée !
Franchement on pouvait pas mieux tomber. L’école a été dessinée par une architecte française, tout et beau ET intelligemment conçu. 
 

Après cette belle visite et quelques kilomètres a pied pour rentrer dans notre quartier, on décide d’aller se faire masser les pieds. Juju tombe sur une masseuse aux doigts de fée tandis que Mahé se retrouve face à un vrai bourin. 30 longues minutes de quasi torture, et de bons fourires.

 

 

DAY 7

Réveil a 4 heures du matin pour aller visiter les temples d’Angkor. On se fait le lever du soleil a Angkor Wat, un peu voilé mais très stylé, puis visite du temple de Tomb Raider.  Notre guide est un sacré personnage, il a 21 ans, mesure 1m40 et se fait apeller « mister Tiger ». Ces temples sont à couper le souffle, mais malheureusement les chinois ont encore investi les lieux…
(Nous vous rappelons qu’il suffit de cliquer sur les images pour les agrandir…)
 
A 2 heures nous voilà de retour à notre auberge, complètement rincées. On consacre l’aprèm à aller acheter des vivres parce que ce soir on prend un sleeping bus et qu’on en a marre de se faire avoir a chaque fois, à la bus station en général ya des crackers de riz, des chips aux algues nori et des pattes de poulet grillées … bref pas de quoi ripailler.
On était toutes excitées a l’idée de prendre ce sleeping bus mais en montant dedans on a envie de pleurer. Les couchettes font 1 mètre de large (pour 2 personnes!) et la hauteur sous plafond est de 40 centimètres. Position pharaon obligatoire. Faut pas être claustro, et faut pas non plus être trop gros.





Et le cadeau de cette semaine ? Des petites perles orthographiques dégottées à
droite à gauche. 

 
« Du coup moi je vais prendre des sparkety au bercon et en dessert un piece of cake svp ». 
Joyeux dimanche et gros bisous ♥

8 commentaires

  1. Pour fêter les dix ans du musée du quai Branly, j’ y suis allé pour la première fois.
    J’ai pensé à vous à la collection Asie.Je me suis dit qu’à votre retour je vous emenerai là bas pour vous atterrissiez en douceur…

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