Week VI . Laos

 

DAY 1

Départ pour un trek de deux jours dans la jungle laotienne, on commence à être rodées, sacs allégés au maximum, grosses chaussettes pour la nuit et c’est parti.

Un petit tour au marché pour faire le plein de vivres pour les deux jours à venir et laissez nous vous dire que c’est le genre de marché qui coupe l’appétit. Serpents vivants, bébés écureuils et poussins morts. « Vous reprendrez bien un peu de rat grillé ? ».

 

 

 

C’est le début de la marche et c’est plutôt tricky, le sentier est parfait pour les asiatiques mais malheureusement pour nous, nos parents nous ont fabriquées plutôt élancées, alors on essaye tant bien que mal de pas s’accrocher les cheveux dans les lianes et de pas s’étaler dans la boue, franchement on se marre bien.

 

 

Petite pause au pied d’un petit arbre, yummy du sticky rice et une salade de peau de porc, de quoi faire le plein d’énergie avant de repartir ! La marche reprend, la cadence est soutenue, mais bientôt Juliette ripe … elle tente de se raccrocher à une liane qui cède sous son poids. Atterrissage non contrôlé. On vous laisse l’imaginer, à quatre pates sur un tronc d’arbre avec un bambou dans la bouche, les pieds bien emmelés et incapable de se relever.

 

Le guide n’en peu déjà plus de nous.

 

Arrivée au campement, on s’installe au bord d’une magnifique petite rivière. Ni une ni deux, on enfile nos maillots et on passe en mode sirène. Enfin, c’était sans compter sur la température de l’eau, Juliette touche avec les yeux et Mahé mouille un demi maillot (et tout le monde sait pourquoi).

Juliette 0 et Mahé ½ point pour le geste.

 

Le soleil a décidé d’aller se cacher dans les bambous alors c’est l’heure pour nous de monter notre tente et de faire du feu. A 17 heures, le feu est ardent et la tente bien montée. Bon bah on a plus qu’à se regarder dans le blanc des yeux.

 

 

Petit cour de cuisine improvisé, un de nos guides nous a dématé deux trois bambous pour en faire des casseroles, bien plus cheap que de la vraie batterie de cuisine, mais un peu compliqué à pratiquer au pays. Au menu, soupe de la Jungle, cœur de palmier frais, rotin et fleur de banane. C’est délicieux. Le repas touche à sa fin, il est 18h30 et il est l’heure pour les globecroqueuses d’aller se pieuter. La nuit va être longue … Réveil au beau milieu de la nuit (vers 21 heures) pour une virée technique. A tour de rôle on fait le guet … il paraît que les léopards rodent …

 

DAY 2

Les crépitements du feu nous réveillent. Nos guides nous ont préparé un bon petit dej. Œufs aux herbes, sauce à la tomate et aux oignons, sticky rice (hummm du sticky rice (Même Mahé n’en peut plus !)). Juste le temps de finir notre bambou coffee et on est parties pour une marche de 7 heures.

 

On visite plusieurs villages de la jungle, et on essaye de voler un bébé cochon mais c’est beaucoup trop furtif ces petites bêtes … Tanpis pas de charcut’ pour aujourd’hui.

 

S’en suit une montée de l’enfer qui nous rappelle un peu notre trek au Sri Lanka. Mahé grimpe telle coco à Val d’Isère et Juju traine sa misère comme dab, (pourtant elle a pas fumé depuis 3 jours – applause).

Retour à Luang Nam Tha et fin du 3ème Trek pour les globes croqueuses. On a tout juste une heure pour retrouver une hygiène homologuée alors on squatte la salle de bain de notre nouvelle copine allemande. Notre acolyte française, Claire, nous fait une très belle performance. On lui consacre ce petit paragraphe.

A 18 heures, Claire part retirer de l’argent au distributeur. Claire prend l’argent mais laisse sa carte dedans. Elle ne la retrouve pas mais elle ne se démonte pas non plus. Claire a plus d’une corde à son arc. Elle dégaine une deuxième carte bleue et fonce au distributeur le plus proche, compose son code, le mauvais code, trois fois.

Vous connaissez la chanson… En France c’est pas si grave mais à l’étranger c’est un peu plus compliqué. Championne du savoir-voyager !

 

Il est l’heure pour nous de prendre notre bus, parce que ça nous avait trop manqué. Une petite route de montagne… Dans un minibus qui a vendu plus de places qu’il n’en a. Oh on est vraiment très contentes. Mahé se retrouve à côté d’un inconnu qui s’endort sur son épaule et qui pue des cheveux. Quant à Juju elle a une belle place sur un strapontin, qui se referme sur elle.

Notre chauffeur roule du mauvais côté de la route, double les voitures 6 par 6. On arrive à destination avec beaucoup d’avance, il n’est que 1 heure du matin et on était censées arriver à 4 heures. Bah merci Carlos mais on fait quoi nous maintenant ? On a pas d’hotel je te signale !

Accompagnées d’une dizaine de backpackers, on débarque dans le centre de Luang Prabang et on se met activement à la recherche d’une guesthouse. On toque à toutes les portes mais la ville dort et les quelques réceptionnistes insomniaques qui nous ouvrent la porte nous donnent tous la même réponse : « sorry we are full, chinese new year this week ». Ne nous dîtes pas que c’est encore les chinois qui sont derrière tout ça ?

 

12746424_10153879254875729_1542994029_n

 

Il fait froid, très froid, et il faut se rendre à l’évidence, on ne trouvera pas d’endroit où dormir dans le centre à moins d’allonger une somme conséquente, dont nous ne sommes pas en possession. En compagnie de Silvanne (un vieux routard belge rencontré au détour d’une ruelle et qui lui cherche une chambre depuis 5 heures de l’après-midi), on décide de prendre un tuktuk et d’aller voir en banlieue … qui elle non plus ne veut pas de nous.

Frigorifiées, affamées et un peu agacées, on finira par céder et accepter d’allonger 20 dollars (chacune !) pour un lit double qu’on se partage à trois. Et devinez quoi ? Le propriétaire de l’établissement est … chinois.

 

DAY 3

Si on veut rester a Luang Prabang et aller voir les cascades de Kuang Si il faut qu’on quitte cet hotel et qu’on se trouve une guest house a moins de 10 euros la nuit. Aujourd’hui est un autre jour et la chance nous sourrit, Juju nous dégotte une place dans un dortoir en 2 temps trois mouvements. Ce soir on dort chez Austin Power, à la « Mojo guest house ».

Une fois installées on part se balader. La ville est truffée de boulangeries et de restaurants français. C’est bon pour le moral mais ça coute bonbon ! Il faut y mettre le prix \ avoir un porte monnaie bien rempli … (catégorie 1) … ou avoir un gros mal du pays (catégorie 2).

 

Cette jeune femme appartient à la catégorie 2.

 

DAY 4

Aujourd’hui on part voir les cascades de Kuang Si. On négocie férocement avec un tuk-tuk man qui accepte de nous y accompagner pour un prix raisonnable. A l’arrivée il faut repayer une taxe d’entrée mais il parait que ça vaut le coup alors allons y gaiement ! Okay c’est vrai que l’endroit est magique … !

Ca te fait penser aux photos kitschs qui sont affichées sur les murs des restos chinois ? C’est tout a fait normal. Même en vrai on dirait des fakes cascades.

 

La baignade est divine, et comme les chinois ne savent pas nager, bah on est plutôt peinards (mouahaha).

De retour a Luang Prabang on mange un truc sur le pouce avec nos nouveaux potes du jour, et on se retrouve tous à l’Utopia pour boire des coups. C’est definitivement le meilleur spot de la ville pour chiller, et aussi le seul et l’unique.

L’utopia c’est super cool mais ça ferme a 23h30, et ce soir la on est un peu sur notre fin. La seule after possible c’est d’aller … au bowling … qui est en dehors de la ville. Seriously ? Du bowling ? Okay back to 1999 ! Et c’est un strike d’entrée pour l’ami Mahé

 

DAY 5

Le réveil est un peu difficile… »avec du recul les shots de « lao lao » (alcool de riz) n’étaient pas indispensables ». Comme dirait notre pote Steve l’anglais, on a un peu le visage de bois. C’est pas aujourd’hui qu’on va crapahuter alors on se trouve un bon resto français, on papote avec la patronne et on finit par y passer l’aprem.

 

A 5 heures nous voilà parties en direction de la bus station. Notre sleeping bus nous y attend. On est comme deux enfants. C’est encore mieux qu’un train couchette quand t’as 10 ans.

 

 

Le voyage s’annonce radieux, jusqu’au moment où, après seulement quelques minutes de trajet, le conducteur décide de s’arrêter et de faire monter à bord la moitié de sa famille, soit une dizaine de cousins et cousines. Les deux allées latérales du bus sont aussitot investies par nos nouveaux colocataires d’une nuit. Le cousin Jacques, qui a déjà tapissé les banquettes de crachats jaunâtres s’endort sans vergogne sur les genoux de Juliette et la cousine Gertrude pose ses pieds sur la tete de Mahé. Les bougres cassent la croute en toute impunité, ce soir au menu c’est peau de buffalo grillée … Vous en voulez ? Ils sont trop nombreux pour qu’on ose riposter. #vicosattitude

IMG_3021

Ceci est de la peau de buffalo (pas encore grillée).

DAY 6

Il est 3h30 heures du matin et le sleeping bus fait son entrée dans la bus station de Vientiane. On est beaucoup trop contentes de quitter ce bus de l’enfer ! Un tuktuk nous dépose en ville, on trouve notre guesthouse mais maintenant il faut attendre, on a réservé une chambre mais le checkin n’est qu’à midi.

On attend juste que les premiers coqs chantent et que le soleil se lève, puis on part se ballader. « Ya quelqu’unnnn ????? » Vientiane est une ville de sims mais sans les sims.

 

IMG_3218

 

Le morning market est fermé, les resto et cafés n’ouvrent leurs portes qu’a 9 ou 10 heures. Comparé à leurs voisins thai ou birmans, les laotiens ne sont vraiment pas des acharnés du travail, on le saura pour la suite, au Laos faut pas être préssé, c’est le « Lao time » man …

Et finalement, même quand la ville est éveillée on a trouvé qu’il n’y avait pas grand chose à mentionner à part le Coco café (BIG UP).

12735629_10153879227430729_1171105739_n

Du coup on s’est maté des DVD et on a gueeké.

 

DAY 7

Aujourd’hui on reprend la route en direction de Kong Lo, pour aller visiter les célèbres caves. Du bus, du bus et encore du bus … mais avec de beaux paysages ça passe toujours plus vite. Huit heures de bus pour faire 400 km ! Mais bon on regrette pas tant que ça …

Les paysages sont incroyables, le village est super calme, ça fait du bien de croiser personne. Un petit avant goût des caves et à très vite les copaings.

 

Et ça c’est cadeau, pour nous excuser du retard. 

15 commentaires

  1. C’est quand même un gros kiff de vous lire du fond de mon lit dimanche matin je me sens tellement flemmarde !! Ca fait beaucoup trop rêver !! Ju moi jveux trop une carte poustal aussi!!! Mucho Love indiana Jones

    J'aime

  2. A H A H A vous me faites rêver les miss ! continuez à profiter et je vous attends de pied ferme le mois de MAI ❤ ( oui oui je pense avoir enfin réussi à poster mon premier commentaire 😀 )

    J'aime

  3. Juliette … t’es en mal du pays et tu manges … une assiette de pâte ?!? Très français tout ceci ! Allez vivement que tu rentres car sinon, d’ici peu tu vas penser que le Macdo c’est français 🙂
    Sinon j’adore vous lire !!

    J'aime

  4. Mais pourquoi les gilets de sauvetage et les lampes frontales…en plein jour? Vous pensez que les autochtones ne vous remarquent pas assez? Plein de baisers les filles . On vous laisse, le ski nous appelle!!!!!

    J'aime

  5. je vais prendre un tuk tuk ebs et je vous rejoins,les amies avec mille baisers a la parisienne;;;good kuck sweetie ettutti quanti a vous deux belles gazelles;merci pour tes courriers maitre !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s