Entre le Laos et le Cambodge week 7

DAY 1 & 2

Réveil après une nuit bien douce, à nous les caves de Konglor ! Il paraît qu’on y trouve des araignées de la taille d’une main et qu’il y fait aussi noir que dans la penderie de Kanye West mais même pas peur, on est parées.
Armées de nos lampes frontales ultrapuissantes  et nos gilets de sauvetage, on monte à bord de notre bolide, une barcasse qui prend l’eau, et c’est parti pour 45mn de noir complet. L’experience est étrange, la grotte est immense. On éclaire le plafond avec nos lampes et on aperçoit des stalactites géants. Les conducteurs de la pirogue (un à l’avant et un à l’arrière) nous font descendre à certains endroits lorsqu’il n’y a pas assez de profondeur. On prie pour qu’ils ne nous abandonnent pas seules dans la grotte. Mais globalement nos Carlos n’ont pas froid aux yeux, on bombarde et on double tout le monde. Elles sont belles ces caves, c’est impressionant. Mahé fait l’idiote et passe derrière les barrières de sécurité et comme d’habitude, on se marre bien.
 

 

Retour au village de Konglor et nouvelle mission : « aujourd’hui vous quitterez ce village dans lequel personne ne parle anglais et vous prendrez un bus en direction de Don Det (extrême sud du laos) ». Un bus, ahhahah biensuuuuuuuur les filles. On ouïe dire qu’il y a un bus à 13 heures (c’est top ça nous laisse 2 heures devant nous pour déjeuner) et puis on questionne quelqu’un d’autre qui nous rit au nez quand on lui annonce notre destination. Bref, on a interrogé tout le village et on a pas eu une seule fois la même réponse. Qu’est ce qu’on fait dans ce cas là ?!

Un classique CHI FU MI.
 
C’est parti, on suit les 4 backpackers du villages qui montent a bord d’un tuk-tuk en direction de la première grande ville… A 5 heures de route. « Have a break, have a tuk-tuk » (Le tuk-tuk le plus tape cul du Laos). Mahé réalise l’exploit de s’endormir (dans un tuk-tuk sur une route de montagne, ya du level) et Juju discute avec ses voisins, des bordelais, et se rend compte a quel point le monde est petit ! (Big up à Sybille & Kristina). Cinq heures plus tard, le tuktuk entre en gare routière de Thatek, où l’anglais n’est pas non plus la langue nationale. On recrute un jeune qui a quelques notions, vive les nouvelles générations, et grâce à lui c’est parti pour 10 heures de bus en direction de ? – on a pas bien compris mais il parait que c’est dans le sud. On nous réveille à 3 heures du mat et on nous fait changer de bus, on se rendort illico presto dans un bus un peu moins bondé, mais meublés de scooters et autres objets inatendus (en tout cas inatendus sur un siège de bus).
 
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Ce sac, par exemple, contient un serpent…
 
Après 6 heures de route, on nous lâche au bord de la route dans la ville de … (toujours pas compris), on aperçoit enfin le Mékong, alors on négocie le prix de la traversée et on embarque sur une nouvelle barcasse, direction Don Det, une des 4000 îles du sud du Laos. Don Dret c’est plutôt cool, on y trouve surement plus de hamacs que d’habitants, et les terrasses sur pilotis avec vue sur le Mékong nous poussent un peu à nous laisser porter.

DAY 3

 
On nous avait prévenues, Don Det c’est pas fait pour les piles électriques. Très peu d’options s’offrent à toi, tu peux faire du bateau, ou de la bouée, ou éventuellement du velo. Mais tu tournes vite en rond alors après 24 heures passées la bas, on décide de booker un bus direction le Cambodge pour le lendemain matin et on part s’aventurer sur le Mékong, en bouées.
Le principe est loin d’être compliqué, tu te laisses dériver sur une bouée et ta seule tache est de sortir de l’eau au bon moment, en l’occurrence au niveau de la « Paradise Guesthouse »… Mais ce jour là on avait l’âme rebelle alors on a trainouillé un peu plus longtemps sur nos bouées… Jusqu’au moment ou on a pris pas mal de vitesse et commencé a dériver dangereusement. On vous épargne les détails et on vous laisse imaginer les deux crevettes se débattre avec leurs chambres à air de camion. On s’en est sorties et puis au pire nos copines anglaises se seraient inquiétées au bout d’un moment.
 

DAY 4

Réveil aux aurores pour prendre notre bateau qui nous mène au bus, qui nous mène au mini bus, qui nous mène à Siem Reap. Enfin ça c’est ce qu’on croit. On prend donc un bateau, qui est aussi étanche que ta clique et toi le samedi soir … Le sac a dos de Juju est a moitié trempé et on est ravies parce que tout le matériel électronique est dedans (erreur de débutante n°57). Arrivées à la bus station, on poirote et on papote. Avec les laotiens faut pas être pressés et faut pas poser trop de questions sur l’organisation. On fini quand même par monter dans un bus qui nous enmène à la frontière.

LA FRONTIERE :

 
Il faut savoir que la frontière Laos/Cambodge, c’est juste du racket organisé. On l’avait lu sur tout les forums. On avait donc prévu le coup et fait faire nos visas avant de quitter la France en se disant qu’on allait bien leur mettre à l’envers.
 
Mais que nenni mon brave, tel est pris qui croyait prendre.
Accrochez vous bien les copains le passage de frontière c’est comme ça :
 
Coté laotien : Tu sors du bus, tu te pointes devant un petit bureau avec 8 personnes en uniformes qui te demandent 2 dollars pour pouvoir quitter le territoire Laotien. Intéressant ça … en gros tu payes pour entrer et puis tu payes aussi pour partir. On s’étonne, on s’offusque, on s’insurge même (surtout les Francais parce que toutes les autres nationalités payent sans broncher) mais les officiers nous expliquent que c’est le prix du tampon. Le prix du tampon ?! Mais oui on est cons, le prix de l’encre laotienne a vachement augmenté ces dernières années.
Ensuite tu traverses la frontière, tu marches une cinquantaine de mètres entre les deux pays, (petite video bonux sur notre instagram : globecroqueuses), jusqu’à ce qu’on t’arrête pour te faire passer, tenez vous bien, un « contrôle médical ». En gros tu jures sur ta vie que t’as pas le chikungounya, ni ébola, et la gentille infirmière (qui est autant infirmière que nous sommes chirurgiennes) te vise avec un thermomètre laser et te dit :
 

« realllly good health! » (ah yesss jsuis rassurée),

 
et puis elle te demande 1 dollar. Et toi t’es francais, alors tu ripostes et tu te casses. Ca suffit oui c’est le prix de mon déjeuner alors va voir ailleurs si j’y suis. Tu arrives ensuite au bureau des visas, où une belle stratégie de racket a encore une fois été imaginée. Pour entrer sur le territoire, même si tu as déjà ton visa, tu dois payer … 2 dollars. C’est tout rond, tout mignon, ça sonne bien 2 dollars. Et si paye pas ? Bah tu rentres pas.
Si si on a essayé de boycotter (« I’m gonna call the french ambassy » ou « can I take a picture of your face and write a report » ou encore « I’m a lawyer you know… ») mais aucune négociation possible, ça monte même dans les tours alors on capitule.
Ensuite tu files vers la dernière étape, la feuille d’entrée sur le territoire. Tu leur donnes donc la petite feuille et ton petit passeport. Ils le regardent à peine, on aurait pu avoir des passeports de blondes suédoises ils auraient rien vu. Et ils te demandent 2 dolls pour le tampon d’entrée. A croire que l’augmentation du prix de l’encre à tampons est internationale.
 
Ensuite, on nous laisse gentiment poireauter – frire au soleil – avant de nous faire monter comme du bétail dans un bus qui va à Phnom Penh. C’est pas du tout notre destination mais on reste calmes, il parait qu’on devra juste changer de bus d’ici une heure. Et bah tant mieux parce que faute de place Juju est assise sur une chaise en plastique au milieu du bus (en même temps si tu perds les tickets forcément ça agace les organisateurs et ça complique la tâche Juju). L’heure passe et on nous dépose dans un énième resto de route.
Mais non la compagnie de bus touche pas de com vous dite des bêtises.
 
On nous fait attendre un peu plus longtemps et à 16 heures l’heure du minivan est enfin venue, shotgun des places de devant, extension maximale des jambes et roupillon. On arrive à Siem Reap aux alentours de 22 heures (on nous avait dit 17 heures quand on a acheté les tickets) mais on libère nos chakras et on s’émerveille comme des enfants devant cette jolie ville aux ponts enguirlandés (Merci tata flo pour tes conseils avisés).

DAY 5

Réveil matinal après 24 heures de perdues. Apres deux semaines au Laos, ça fait tout bizarre de se retrouver dans un hôtel de kéké avec musique all day et jeux organisés par des pseudos GO, mais après tout c’est plutôt marrant.
Ce matin, direction le market dans lequel on compte bien trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour le petit déj. Et c’est chose faite, il est 10 heures et on déguste de merveilleuses nouilles sautées aux légumes et des rouleaux de printemps… Les nouilles sont délicieuses. Les crevettes séchées dans le rouleau de printemps nous laissent dubitatives. On flâne dans le marché, on négocie férocement les trois babioles qu’on a décidé d’acquérir (« mais si mais si t’inquiètes j’ai encore une mini place dans mon backpack ça va rentrer easy… ») et on se perd dans la ville.
 
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En début d’aprem on a rendez vous avec l’ami Volo, qui va nous faire visiter l’école de pâtisserie dans laquelle il a bossé pendant plus d’un an, en tant que prof d’anglais et de maths.
Le but de l’école : offrir une formation gratuite à des jeunes cambodgiennes issues des campagnes, pour qu’elles puissent ensuite être embauchées par de grandes firmes hotellières et gagner un salaire trois fois supérieur au salaire moyen cambodgien. On est accueillies comme des reines, on boit des cafés glacés et on mange une tarte au citron meringuée, digne d’une pâtisserie française ! Chapeau les filles !
 
 
 
Requinquées, on file en direction DU supermarché de la ville pour acheter des vivres pour l’apéro. Ce soir on est invitées chez des potes de Volo pour fêter ses 26 bougies. Dans ce supermarché  bon marché on peut vraiment TOUT trouver : j
ambon de parme, fromage, cornichons, bon pain, bon vin, whisky japonais.
 
Baguette sous le bras, vin rouge à la main et saucisson sur l’oreille, on est plus que parées pour l’apéro !
 
Le supermarché n’est qu’à 5 minutes à pied de notre hôtel mais on réussi à se perdre et à tourner en rond pendant 45 minutes. Autant il y a des jours où tu peux nous appeler Mappy, mais clairement pas aujourd’hui !
Ce soir on a de la chance, il parait qu’il y a un bon concert a Siem Reap, un concert de musique malgache ! On débarque en bombe au Cayo coco… Le concert a déjà commencé, le public est déchainé. Les musiciennes ont entre 13 et 22 ans, et ont toutes été recrutées par une asso malgache qui oeuvre contre le tourisme sexuel a Madagascar. Leur musique est enivrante, le dancefloor est investi par l’ami Volo qui réalise une performance exceptionnelle, suivit de près par Mahé qui ne peut pas s’en empêcher.
 
 
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Et Juju ? Ce soir là elle pleure de joie (véridique), trop émue par ces belles musiciennes venues de loin.
Et pour checker leur projet c’est par ici
 
 

DAY 6

Enchantées par notre soirée, on se réveille de trop bonne humeur. On papote depuis nos lits superposés (un dortoir de filles c’est un vrai poulailler).
Dans un moment de liesse, Juju fait un geste un peu brusque, son iphone vole a l’autre bout du dortoir…Paix à son âme. †
On passera donc la moitié de la journée a faire une étude comparative sur les prix des écrans d’iphone a Siem Reap.
Conclusion : faire changer un écran d’iphone en Asie ça coute aussi cher qu’au pays …
Le programme de cet après midi c’est d’aller visiter une école de cuisine, mais attention pas n’importe laquelle, l’école Sala Baï ! Sala Baï c’est une école d’hôtellerie restauration qui a vu le jour en 2002 grâce aux fonds de l’ONG française Agir pour le Cambodge. Elle est entièrement dédiée aux jeunes cambodgiens les plus défavorisés.
Seulement on est dimanche alors on a un peu peur de trouver une école fermée… Mais la chance nous sourit ; alors qu’on se fait emmerder par un vieux cambodgien un peu trop bourré, un monsieur a vélo pédale à notre secours et chasse le malautru. Ce monsieur n’est autre que l’ancien directeur de Sala Baï, qui nous propose de nous faire une visite guidée !
Franchement on pouvait pas mieux tomber. L’école a été dessinée par une architecte française, tout et beau ET intelligemment conçu. 
 

Après cette belle visite et quelques kilomètres a pied pour rentrer dans notre quartier, on décide d’aller se faire masser les pieds. Juju tombe sur une masseuse aux doigts de fée tandis que Mahé se retrouve face à un vrai bourin. 30 longues minutes de quasi torture, et de bons fourires.

 

 

DAY 7

Réveil a 4 heures du matin pour aller visiter les temples d’Angkor. On se fait le lever du soleil a Angkor Wat, un peu voilé mais très stylé, puis visite du temple de Tomb Raider.  Notre guide est un sacré personnage, il a 21 ans, mesure 1m40 et se fait apeller « mister Tiger ». Ces temples sont à couper le souffle, mais malheureusement les chinois ont encore investi les lieux…
(Nous vous rappelons qu’il suffit de cliquer sur les images pour les agrandir…)
 
A 2 heures nous voilà de retour à notre auberge, complètement rincées. On consacre l’aprèm à aller acheter des vivres parce que ce soir on prend un sleeping bus et qu’on en a marre de se faire avoir a chaque fois, à la bus station en général ya des crackers de riz, des chips aux algues nori et des pattes de poulet grillées … bref pas de quoi ripailler.
On était toutes excitées a l’idée de prendre ce sleeping bus mais en montant dedans on a envie de pleurer. Les couchettes font 1 mètre de large (pour 2 personnes!) et la hauteur sous plafond est de 40 centimètres. Position pharaon obligatoire. Faut pas être claustro, et faut pas non plus être trop gros.





Et le cadeau de cette semaine ? Des petites perles orthographiques dégottées à
droite à gauche. 

 
« Du coup moi je vais prendre des sparkety au bercon et en dessert un piece of cake svp ». 
Joyeux dimanche et gros bisous ♥

Laos – Week 6

 

DAY 1

Départ pour un trek de deux jours dans la jungle laotienne, on commence à être rodées, sacs allégés au maximum, grosses chaussettes pour la nuit et c’est parti.

Un petit tour au marché pour faire le plein de vivres pour les deux jours à venir et laissez nous vous dire que c’est le genre de marché qui coupe l’appétit. Serpents vivants, bébés écureuils et poussins morts. « Vous reprendrez bien un peu de rat grillé ? ».

 

 

 

C’est le début de la marche et c’est plutôt tricky, le sentier est parfait pour les asiatiques mais malheureusement pour nous, nos parents nous ont fabriquées plutôt élancées, alors on essaye tant bien que mal de pas s’accrocher les cheveux dans les lianes et de pas s’étaler dans la boue, franchement on se marre bien.

 

 

Petite pause au pied d’un petit arbre, yummy du sticky rice et une salade de peau de porc, de quoi faire le plein d’énergie avant de repartir ! La marche reprend, la cadence est soutenue, mais bientôt Juliette ripe … elle tente de se raccrocher à une liane qui cède sous son poids. Atterrissage non contrôlé. On vous laisse l’imaginer, à quatre pates sur un tronc d’arbre avec un bambou dans la bouche, les pieds bien emmelés et incapable de se relever.

 

Le guide n’en peu déjà plus de nous.

 

Arrivée au campement, on s’installe au bord d’une magnifique petite rivière. Ni une ni deux, on enfile nos maillots et on passe en mode sirène. Enfin, c’était sans compter sur la température de l’eau, Juliette touche avec les yeux et Mahé mouille un demi maillot (et tout le monde sait pourquoi).

Juliette 0 et Mahé ½ point pour le geste.

 

Le soleil a décidé d’aller se cacher dans les bambous alors c’est l’heure pour nous de monter notre tente et de faire du feu. A 17 heures, le feu est ardent et la tente bien montée. Bon bah on a plus qu’à se regarder dans le blanc des yeux.

 

 

Petit cour de cuisine improvisé, un de nos guides nous a dématé deux trois bambous pour en faire des casseroles, bien plus cheap que de la vraie batterie de cuisine, mais un peu compliqué à pratiquer au pays. Au menu, soupe de la Jungle, cœur de palmier frais, rotin et fleur de banane. C’est délicieux. Le repas touche à sa fin, il est 18h30 et il est l’heure pour les globecroqueuses d’aller se pieuter. La nuit va être longue … Réveil au beau milieu de la nuit (vers 21 heures) pour une virée technique. A tour de rôle on fait le guet … il paraît que les léopards rodent …

 

DAY 2

Les crépitements du feu nous réveillent. Nos guides nous ont préparé un bon petit dej. Œufs aux herbes, sauce à la tomate et aux oignons, sticky rice (hummm du sticky rice (Même Mahé n’en peut plus !)). Juste le temps de finir notre bambou coffee et on est parties pour une marche de 7 heures.

 

On visite plusieurs villages de la jungle, et on essaye de voler un bébé cochon mais c’est beaucoup trop furtif ces petites bêtes … Tanpis pas de charcut’ pour aujourd’hui.

 

S’en suit une montée de l’enfer qui nous rappelle un peu notre trek au Sri Lanka. Mahé grimpe telle coco à Val d’Isère et Juju traine sa misère comme dab, (pourtant elle a pas fumé depuis 3 jours – applause).

Retour à Luang Nam Tha et fin du 3ème Trek pour les globes croqueuses. On a tout juste une heure pour retrouver une hygiène homologuée alors on squatte la salle de bain de notre nouvelle copine allemande. Notre acolyte française, Claire, nous fait une très belle performance. On lui consacre ce petit paragraphe.

A 18 heures, Claire part retirer de l’argent au distributeur. Claire prend l’argent mais laisse sa carte dedans. Elle ne la retrouve pas mais elle ne se démonte pas non plus. Claire a plus d’une corde à son arc. Elle dégaine une deuxième carte bleue et fonce au distributeur le plus proche, compose son code, le mauvais code, trois fois.

Vous connaissez la chanson… En France c’est pas si grave mais à l’étranger c’est un peu plus compliqué. Championne du savoir-voyager !

 

Il est l’heure pour nous de prendre notre bus, parce que ça nous avait trop manqué. Une petite route de montagne… Dans un minibus qui a vendu plus de places qu’il n’en a. Oh on est vraiment très contentes. Mahé se retrouve à côté d’un inconnu qui s’endort sur son épaule et qui pue des cheveux. Quant à Juju elle a une belle place sur un strapontin, qui se referme sur elle.

Notre chauffeur roule du mauvais côté de la route, double les voitures 6 par 6. On arrive à destination avec beaucoup d’avance, il n’est que 1 heure du matin et on était censées arriver à 4 heures. Bah merci Carlos mais on fait quoi nous maintenant ? On a pas d’hotel je te signale !

Accompagnées d’une dizaine de backpackers, on débarque dans le centre de Luang Prabang et on se met activement à la recherche d’une guesthouse. On toque à toutes les portes mais la ville dort et les quelques réceptionnistes insomniaques qui nous ouvrent la porte nous donnent tous la même réponse : « sorry we are full, chinese new year this week ». Ne nous dîtes pas que c’est encore les chinois qui sont derrière tout ça ?

 

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Il fait froid, très froid, et il faut se rendre à l’évidence, on ne trouvera pas d’endroit où dormir dans le centre à moins d’allonger une somme conséquente, dont nous ne sommes pas en possession. En compagnie de Silvanne (un vieux routard belge rencontré au détour d’une ruelle et qui lui cherche une chambre depuis 5 heures de l’après-midi), on décide de prendre un tuktuk et d’aller voir en banlieue … qui elle non plus ne veut pas de nous.

Frigorifiées, affamées et un peu agacées, on finira par céder et accepter d’allonger 20 dollars (chacune !) pour un lit double qu’on se partage à trois. Et devinez quoi ? Le propriétaire de l’établissement est … chinois.

 

DAY 3

Si on veut rester a Luang Prabang et aller voir les cascades de Kuang Si il faut qu’on quitte cet hotel et qu’on se trouve une guest house a moins de 10 euros la nuit. Aujourd’hui est un autre jour et la chance nous sourrit, Juju nous dégotte une place dans un dortoir en 2 temps trois mouvements. Ce soir on dort chez Austin Power, à la « Mojo guest house ».

Une fois installées on part se balader. La ville est truffée de boulangeries et de restaurants français. C’est bon pour le moral mais ça coute bonbon ! Il faut y mettre le prix \ avoir un porte monnaie bien rempli … (catégorie 1) … ou avoir un gros mal du pays (catégorie 2).

 

Cette jeune femme appartient à la catégorie 2.

 

DAY 4

Aujourd’hui on part voir les cascades de Kuang Si. On négocie férocement avec un tuk-tuk man qui accepte de nous y accompagner pour un prix raisonnable. A l’arrivée il faut repayer une taxe d’entrée mais il parait que ça vaut le coup alors allons y gaiement ! Okay c’est vrai que l’endroit est magique … !

Ca te fait penser aux photos kitschs qui sont affichées sur les murs des restos chinois ? C’est tout a fait normal. Même en vrai on dirait des fakes cascades.

 

La baignade est divine, et comme les chinois ne savent pas nager, bah on est plutôt peinards (mouahaha).

De retour a Luang Prabang on mange un truc sur le pouce avec nos nouveaux potes du jour, et on se retrouve tous à l’Utopia pour boire des coups. C’est definitivement le meilleur spot de la ville pour chiller, et aussi le seul et l’unique.

L’utopia c’est super cool mais ça ferme a 23h30, et ce soir la on est un peu sur notre fin. La seule after possible c’est d’aller … au bowling … qui est en dehors de la ville. Seriously ? Du bowling ? Okay back to 1999 ! Et c’est un strike d’entrée pour l’ami Mahé

 

DAY 5

Le réveil est un peu difficile… »avec du recul les shots de « lao lao » (alcool de riz) n’étaient pas indispensables ». Comme dirait notre pote Steve l’anglais, on a un peu le visage de bois. C’est pas aujourd’hui qu’on va crapahuter alors on se trouve un bon resto français, on papote avec la patronne et on finit par y passer l’aprem.

 

A 5 heures nous voilà parties en direction de la bus station. Notre sleeping bus nous y attend. On est comme deux enfants. C’est encore mieux qu’un train couchette quand t’as 10 ans.

 

 

Le voyage s’annonce radieux, jusqu’au moment où, après seulement quelques minutes de trajet, le conducteur décide de s’arrêter et de faire monter à bord la moitié de sa famille, soit une dizaine de cousins et cousines. Les deux allées latérales du bus sont aussitot investies par nos nouveaux colocataires d’une nuit. Le cousin Jacques, qui a déjà tapissé les banquettes de crachats jaunâtres s’endort sans vergogne sur les genoux de Juliette et la cousine Gertrude pose ses pieds sur la tete de Mahé. Les bougres cassent la croute en toute impunité, ce soir au menu c’est peau de buffalo grillée … Vous en voulez ? Ils sont trop nombreux pour qu’on ose riposter. #vicosattitude

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Ceci est de la peau de buffalo (pas encore grillée).

DAY 6

Il est 3h30 heures du matin et le sleeping bus fait son entrée dans la bus station de Vientiane. On est beaucoup trop contentes de quitter ce bus de l’enfer ! Un tuktuk nous dépose en ville, on trouve notre guesthouse mais maintenant il faut attendre, on a réservé une chambre mais le checkin n’est qu’à midi.

On attend juste que les premiers coqs chantent et que le soleil se lève, puis on part se ballader. « Ya quelqu’unnnn ????? » Vientiane est une ville de sims mais sans les sims.

 

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Le morning market est fermé, les resto et cafés n’ouvrent leurs portes qu’a 9 ou 10 heures. Comparé à leurs voisins thai ou birmans, les laotiens ne sont vraiment pas des acharnés du travail, on le saura pour la suite, au Laos faut pas être préssé, c’est le « Lao time » man …

Et finalement, même quand la ville est éveillée on a trouvé qu’il n’y avait pas grand chose à mentionner à part le Coco café (BIG UP).

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Du coup on s’est maté des DVD et on a gueeké.

 

DAY 7

Aujourd’hui on reprend la route en direction de Kong Lo, pour aller visiter les célèbres caves. Du bus, du bus et encore du bus … mais avec de beaux paysages ça passe toujours plus vite. Huit heures de bus pour faire 400 km ! Mais bon on regrette pas tant que ça …

Les paysages sont incroyables, le village est super calme, ça fait du bien de croiser personne. Un petit avant goût des caves et à très vite les copaings.

 

Et ça c’est cadeau, pour nous excuser du retard. 

Thailande Week V… Le ch’nord!

Et si on vous parlait du ch’nord ?

DAY 1

Après 27 heures de bus on est plutôt contentes d’arriver à destination, (« maman quand est ce qu’on arrive ? j’ai faimmmm »).

Chiang Mai here we are ! Il est 17 heures et on doit trouver un endroit où dormir, rien de tel qu’une petite marche de backpackeuses dans la ville pour se dégourdir les jambes. On dégote une guesthouse plutôt cool et on part casser la croute au night market, qui est un peu différent de ceux qu’on a vu jusqu’à présent !

Pas de fricadelle en vue mais une quinzaine de food truck en tous genres, il y en a presque pour tous les goûts : thai food, pizzas, burgers, burritos (shotgunés par Juliette), grillades texannes, sushis (shotgunés par Mahé). L’ambiance est vraiment cool, on aime, mais seulement jusqu’à 23 heures parce que après il y a un couvre feu …  ! On caresse l’espoir de  boire une petite bière à l’auberge mais la patronne nous fait comprendre que c’est pas comme ça que ça se passe, ici c’est au lit ou à la rue. Bonne nuit les petits et pas de bruit !

DAY 2

Mahé part explorer la vieille ville pendant que Juju part aux fourneaux, thaï cooking class today ! Ya pas à dire, dans le nord ils savent cuisiner, c’est spicy mais so tasty !

Juliette a dégusté 7 plats différents après son cours de cuisine. Pour faire glisser tout ça rien de tel qu’une petite promenade de santé, au cours de laquelle on trouve un bar à vin… français ! Gros craquage, le verre nous coûte deux fois le prix d’une nuit d’auberge (5 euros) … ça pique … un peu comme les plats du coin.

ceci est un haricot vert!

DAY 3

Pour notre deuxième jour a Chiang Mai, on a beaucoup hésité… cours de Muay Thai, rafting, orphelinats des éléphants ? Et bah rien de tout ça, on décide finalement d’aller au Grand Canyon, dont on a beaucoup entendu parler. A quelques kilomètres de Chiang Mai on découvre un paysage assez improbable…on se croirait presque aux Etats-Unis d’Amerique non ?! La baignade est un vrai kiff. Avec notre copine Claire rencontrée la veille on s’échoue tel de petits cachalots sur les radeaux prévus à cet effet et on observe les exploits d’un groupe d’anglais qui s’éssaye aux plongeons acrobatiques…qui se transforment en magnifiques plats acrobatiques. Ahlalala nous les français on aime beaucoup trop se moquer #sportnational.

En début d’après-midi, on décide de partir pour la ville de Pai. Les globes croqueuses ont la bougeotte, c’est seulement à 4 heures de bus (tous les bus de moins de 7 heures sont désormais des bus de tapettes pour nous). On arrive à la nuit tombée, l’endroit à l’air charmant. Des dizaines de petits restaurants à lampions, le sons des guitares, et une rue principale qui grouille de vendeurs ambulants souriants. On dort dans un bungalow en paille, modeste, très modeste, pour 1 euro la nuit. Les deux petits cochons que nous sommes prient pour que personne ne souffle. Mahé s’endort en moins de 15 secondes, surement pour éviter de penser aux bestioles qui nous entourent, et pour qui ce soir tout est permis.

DAY 4

Le jour s’est levé sur Pai et tout nous apparait … différemment … Pai c’est une ville de montagne, dans laquelle la communauté hippie a fait son nid il y a une trentaine d’années. Mais depuis la ville a bien changé … les hippies sont tout rabougris et Pai s’est remplie de rasta blancs à dreadlocks et sarouels à caca qui chantent du mauvais Bobby (avec en prime des hordes de jeunes israéliens qui sortent du service militaire et qui veulent oublier, avec des magic-mushrooms locaux). Un espèce de disneyland des nostalgiques de Woodstock. Franchement 6 ans en arrière on aurait adoré, www.grandsmères.com on aurait dû s’appeler.

On le sait déjà, on ne s’éternisera pas dans cet endroit. On décide quand même d’aller visiter les environs, on nous a parlé de jolies cascades et de bains naturels. Et bien c’est un véritable fiasco … la cascade n’est autre qu’un pauvre ruisseau aussi sec que ta grand mère en pleine canicule et les bains naturels (hot springs) des pédiluves vaseux dans lesquels barbotent une trentaine de touristes chinois. Bref … on a pas kiffey, et on s’est barrey.

On retrouve quand même un peu le sourire à la tombée de la nuit, au moment où les vendeurs ambulants s’installent dans la rue principale et où ça sent bon le poulet grillé. Il en faut peu pour être heureux.

DAY 5

Aujourd’hui on quitte la Thaïlande, direction le Laos pour de nouvelles aventures ! Notre bus est à 16 heures alors on traîne dans les restos en buvant des cafés glacés et on écrit nos cartes postales mensuelles. Juju ne se sent pas au top de sa forme … tourista naissante ? On est contentes, 7 heures de bus nous attendent …

En entrant dans le bus, on shotgun la banquette avant (un grand merci à nos frères qui nous ont bien entrainées). Sauf que pas de chance, on est obligées de céder nos places a une maman backpackeuse et ses deux enfants (voyager avec deux têtards agités ça force quand même le respect). Mahé s’endort comme un baby et Juliette contemple la route de montagne tout en fixant le GPS… Encore 4 heures ? Man … I’m not gonna make it.

Arrivées en vie, Juju à l’estomac en bouillie mais il fallait bien que ça arrive elle avait bien trop fait la maligne auprès de ses potes (« T’iiiinquiète je suis solide pas de tourista pour moi ! ») …

DAY 6

Aujourd’hui on se prépare à passer la frontière. On prend un tuktuk jusqu’à la border, un bus pour passer le pont et ensuite on fait nos visas, qui sont prêts 4 minutes chrono ! Ils sont sacrément rapides ces laotiens ! (On découvrira quelques jours plus tard que « rapides » n’est pas vraiment l’adjectif qui leur convient…).

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A donde vamos ahora ? On veut toutes les deux faire un trek, mais pas dans la même ville, alors ça risque d’être compliqué.

Ecrasante victoire de Mahé au SHI-FU-MI, c’est donc parti pour 4 heures de bus direction Luang Nam Tha. Juliette demande au Seigneur ce qu’elle à fait pour mériter ça… Mais allons y gaiement, il parait que « la montagne ça vous gagne« .

DAY 7

Tourista day. No comment. « La montagne ça nous gagne ».

DAY 8

Ca matin on part trekker dans la jungle laotienne. Il parait qu’on va dormir dans des hamacs et cuisiner dans des bambous. On nous a aussi dit qu’il fallait faire gaffe aux serpents et aux araignées et que si on était sages on verrait peut être des léopards.

A la semaine prochaine les copains ! 

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Thailand week 4

 

DAY 1

Juju a-t-elle retrouvé son passeport ? Le suspens est insoutenable on le sait… encore quelques minutes et vous saurez tout.

Les globes croqueuses en Thailande c’est vraiment pas plus malin que les ch’tis … À croire qu’il y a quelque chose d’étrange dans l’air !

Arrivée à Bangkok en grande pompe on se faufile entre les gens pour passer la douane les premières, on double même les moines, aucun respect, aucun Namaste qui tienne, Bangkok n’attend pas ! Très jolie perf, entre l’atterrissage, le passage de l’immigration, la douane et les bagages, seulement 21 minutes se sont écoulées. C’est une médaille d’or pour les globe croqueuses. Et oui les treks ça affute les gambettes !

On arrive à l’auberge… C’est une boutique hostel, c’est vraiiiiment d’la bombe bébé ! On dort dans des capsules à la japonaise, on s’extasie devant nos couettes et on kifffffe la connexion internet.

 

Il est 17 heures et le MBK nous attend ! Le MBK c’est un centre commercial sur 8 étages, celui qu’on obtiendrait en empilant les galeries lafayette, le bhv, le bon marché, citadium et les puces de clicli.

Gros gros lâché… on fait chauffer la CB … ouais ok au fond la civilisation nous avait peut être un peu manqué… On passe 2 heures au supermarché, les Thaï sont quand même très inventifs niveau snacks et junk food. On sourit devant un sachet de parmesan en pensant aux carbo qu’on pourrait cuisiner et hop direction le night market, temple des (mauvaises) contrefaçons.

C’est à ce moment précis que Juliette, tout en parlant chiffon, tâte sa banane (sans mauvais jeu de mots) et se rend compte que son passeport n’y est plus…
Oh joie elle l’a laissé au stand où elle a acheté une carte sim au centre commercial sauf que des stands ils y en a 150 et qu’ils ont tous la même tête (« same same but different »)… ah on est vraiment contentes, on avait bien envie de faire une petite chasse au trésor dans le MBK.

Il est 21h20 et le mall ferme ses portes dans 40 min alors alpagage de tuktuk et direction le MBK dans lequel tous les stands sont…fermés. C’est la mer…c’est la mer…c’est la mer noire…

Désespérées, on demande aux gardiens si il n’y a pas un coin « objets trouvés »… on nous répond « no have no have ». Alors qu’on s’aprête à rentrer bredouilles, résignées … l’un d’eux nous rattrape et nous emmène au bureau d’information qui a retrouvé le passeport de l’ami Juju !!! Fin du cauchemar et grand moment de bonheur. Euh plus jamais hein ….

De retour au night market on décide de continuer notre shopping (« mais siiiiiii tkt je vais pouvoir trouver une petite place pour ranger ça dans mon backpack, ça va rentrer easy »).
Que du faux du faux et encore du faux, partout. Maître Giraux trouve ça de mauvais goût. Qu’est ce qu’on pourrait bien faire ? Let’s go to a ping pong show ! Porque ? Par simple curiosité.

Pas de bol on tombe dans un ping ping show de boudins dans lequel on nous demande de renvoyer la balle. On vous laisse imaginer la scène… Malaise. On pensait pas qu’il était possible d’éteindre des bougies de cette manière mais on y pensera en décembre prochain !

L’heure de l’addition est venue et on nous demande d’allonger la modeste somme de…95 euros, pour deux bières et une baballe humide ! Et bien que nenni mon brave, on est prêtes a se battre s’il le faut !

Les négociations commencent et sont plutôt hautes en décibel… on est vite encerclées de ladyboys un peu agressifs (on est plus vraiment prêtes à se battre…). On finira par payer 10 euros, et c’est déjà beaucoup trop !

DAY 2

Pour la deuxième nuit on a réservé dans une autre auberge pour plus de découvertes… et bah on aurait pas du ! Elle est beaucoup moins bomchikahwawa que la première.

La réceptionniste nous indique un marché de street food (c’est la seule à avoir compris qu’on voulait de la street food et pas des seafood) et quelle bonne surprise … Des centaines de vendeurs ambulants postés devant des boutiques de fringues pas chères. On est comme des poissons dans l’eau !
On se ruine encore un peu, et on part faire les poufs ; manucure, pédicure et tout le tintouin. Et oui la vie de backpackeuses c’est pas non plus la loose tous les jours #minikiff.

Petit dîner sur un rooftop huppé, tapas et vino blanco. Quand on est lancées rien ne peut nous arrêter. On se déculpabilise mutuellement :
– Juju : « c’est bon on a le droit de se faire un (des) kiffs de temps en temps…de toute façon au Laos, Cambodge et Vietnam on va que manger du riz dans des boui-boui »,
– Mahé : « nan mais c’est claiiiir. On reprend un truc ? »

DAY 3

Votre mission si vous l’acceptez et de :  vous rendre avec vos backpacks à la Bus station du quartier de Kaoh San road avant 19h pour choper un bus de nuit puis un bateau en direction de Koh Tao (petite île du sud est de la Thaïlande).

Tout le monde nous met en garde, ya tellement de bouchons a Bangkok qu’aucun taxi n’accepte d’aller a Kaoh San road après 15h…mais sur ce coup là on fait un peu les autruches, on écoute pas vraiment les on-dit. Notre bus est a 21 heures alors on se ballade, on fait les connaisseuses, on trouvera bien un moyen de se rendre à la station de bus.

Sur les conseils de Jenny, notre copine thaï, on commande tout simplement un uber sur les coups de 17 heures (« ah ouaiiiis ça marche pas QUE à Paris ?! »). Mais uberman n’arrive pas … et on commence à stresser une poquito parce que les billets pour Koh Tao c’est un vrai budget !

Une heure plus tard, il pointe enfin le bout de son nez, on lui annonce la destination (qui ne semble pas beaucoup lui plaire) et en soum soum monsieur annule la course et met nous dehors. On s’est faites vicos, on est entre l’envie de pleurer et l’envie de lui casser la g***** mais on ne se démonte pas, on commande un autre uber, on alpague une jolie thaï qui lui explique la situation et c’est parti pour une heure de course… Et ce pour la modique somme de 2 euros. Et oui les VTC c’est vraiment la vie (petit sujet en rapport avec l’actualité française vous noterez l’effort).

(…)

Le supplément de cette semaine, un texto incompréhensible du receptionniste de l’hotel, qui avait, soit dit en passant, la peau aussi grasse qu’une friteuse du macdo… Si vous comprendre quelque chose nous bien vouloir la traduçao …

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On attend le bus jusqu’à 21h30 mais ça en valait la peine parce que cette fois ci on a la meilleure place, celle où tu peux allonger tes jambes parce que ya personne devant. On aime les bus et ils nous le rendent bien à priori !

Arrivée à 5 heures du mat à Chumphon, on attend notre bateau pour aller à Koh Tao, qui lui nous aime un peu moins. La tempête des jours derniers a laissé une mer déchaînée. On a pourtant le pied marin, mais on subit … on subit surtout les vimitos incessants d’un chinois qui a le mal de mer, par terre, en face de nous … alors écouteurs, capuches et prières.

DAY 4

On cherche une guesthouse vraiment pas chère pour compenser nos folies bangkokiennes et on la trouve rapidement, elle fait guesthouse/supermarché/loueur de scoot/pressing.

C’est l’heure du petit dej, un fried rice au crabe pour Mahé et des travers de porc à la thaï pour Juliette (ouais ça fait un mois qu’on est parties on est devenues un peu harcores…il est loin le temps des oeufs brouillés au bacon) et on part finir notre nuit sur la plage.

Mais dame nature se déchaine à nouveau. Que faire quand il fait pas beau, mais trop chaud pour se mettre sous la couette ? On est françaises après tout mince ! Il est 16h c’est l’heure de l’apéro !

DAY 5 + DAY 6

L’île de Koh tao est petite mais très vallonnée, pour la visiter il nous faut un scooter. On loue un bolide pour 2 jours (200 Baths la journée =4 euros) et on part explorer les plages de la côte est et nord de l’île (Ao Leuk, Shark Bay, Tanote Bay, Mango Bay).

 

(On a s’est essayées au Rock Climing avec nos amis québequois mais ça abimait nos pedicures alors on a vite capitulé …)

Let’s go to mango Bay!

La route pour accéder à Mango Bay est quasi impraticable en scooter alors sur les conseils des locaux on gare notre bolide au sommet et on descend à pied. Une heure de descente a pic dans la jungle thaïlandaise. Plus on s’enfonce plus on se demande si on va assumer le chemin du retour … allé on continue, si personne n’ose l’affronter alors la plage sera à nous, rien qu’à nous ! On aime plus trop partager…

En arrivant à la plage, moustaches en sueur, on réalise qu’en un mois de temps on a bien blondit…bien entendu les gens n’y vont pas à pied, on est sur l’île de la plongée et on avait oublié que les bateaux existaient. Mais après tout, on est bien contentes de faire travailler nos gambettes et la plage en valait la peine !

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Les poissons crient nos noms alors allo, non mais à l’eau quoi … (ça vole vraiment pas haut en thailande!)

On nage une petite heure et on commence à penser au retour, une heure de descente ça équivaut à combien d’heures de montée ? (Surtout que attention la raideur de la montée, bonjour comment j’étais fatiguée …). On essaye de ne pas y penser et puis voilà qu’on aperçoit une petite pirogue qui livre des planches en bois dans la crique, ni une ni deux, on bombe nos torses de sirènes (mouahahah) et on leur demande de nous ramener au port, au diable notre scooter et nos gambettes (avec du recul rentrer à pied c’était un peu suicidaire de toute façon, la jungle à la nuit tombée c’est pas hyper accueillant).

Après une trentaine de minutes de marche du port à la maison, on commence à penser a notre fidèle destrié abandonné en haut de la montagne. Comment le récupérer ? Notre ami Tabernacle (nouveau pote canadien) nous propose de nous rider jusqu’au sommet avec son scooteur. Ni une ni deux, Juju fonce, récupère le scoot et nous fait une petite chute artistique (maman tout va bien même pas mal). Après tout c’est la première fois en un mois qu’on se sépare… Il fallait bien qu’il se passe quelque chose.

DAY 7

Le réveil sonne, Juju fonce à son cour de cuisine, à pied… Mais le chef est chez le docteur alors retour au lit.

En début d’aprèm il est l’heure d’aller rendre le scoot, on retient notre respiration – apnée de quelques minutes – (la chute de la veille a laissé quelques petites traces sur la carrosserie du scoot et les Thaï sont du genre à faire raquer pour une petite égratignure) puis soupir de soulagement, sur le coup ils ont été niiiice.

Et la routine reprend, on remballe tout notre bardas et c’est reparti. Bateau/bus/bus/ tuktuk… Le tout en 27 heures . Et bah il faut le vouloir pour aller du nord au sud. Mais le nord ici c’est pas le nord de chez nous … Il fait toujours aussi beau et chaud et y’a pas l’ombre d’un ch’tis. Mais ça on vous le réserve pour la semaine prochaine.

Un petit avant goût du nord pour vous tenir en haleine !

On vous envoie plein de bisous thaïlandais et bon courage si vous êtes au boulot.